Hana Helme, la traductrice de mandarin venue de Apataki

    lundi 11 mai 2015

    « J’ai entendu parler chinois, je me suis retourné, mais je n’ai vu que des Polynésiens. J’ai cru m’être trompé, mais à nouveau, j’ai entendu quelqu’un parler un très bon mandarin avec un fort accent taïwanais. C’était elle.” C’est l’histoire d’une rencontre à 400 kilomètres de Tahiti. Celle de Hiria Ottino, le “Monsieur Chine” de la Polynésie, et Hana Helme, à Apataki. Alors que le chargé des relations avec l’empire du Milieu est en visite de prospection avec une délégation d’investisseurs chinois, il a la surprise de découvrir une autre sinophile sur un atoll de 350 âmes. Une compétence acquise quelques années plus tôt. 

    Les bases acquises avec un prophète taïwanais

    Après être née à Raiatea, Hana a grandi à Tahiti, où elle a suivi une scolarité normale à Papara jusqu’au CM1, où elle quitte les bancs de l’école. En effet, son église, celle du Nouveau testament, au Mont Thabor, préconise l’apprentissage à la maison. “En 1997, notre prophète a prêché cela, parce que c’était l’époque où il y avait des filles qui tombaient enceintes au collège. Il a donc demandé de préserver les enfants de la souillure du monde, il fallait revenir à l’église pour avoir une éducation basée sur Dieu.”  
    Français, mathématiques, anglais… Elle suit donc des cours classiques au Mont Thabor, sur les hauteurs de Arue, “plus l’apprentissage de la Bible et la vie spirituelle”. 
    Elle est également appelée à “voir autre chose” et part en Nouvelle-Zélande, où son Église possède une terre pour y parfaire son anglais. Elle y passe neuf mois. Au retour, la maîtrise de la langue de Shakespeare n’est pas le seul bagage qu’elle ramène dans ses valises. 
    “J’étais dans une famille d’immigrés qui parlait mandarin”. Elle y parfait donc une langue qui ne lui est pas complètement étrangère.
    “Au Mont Thabor, notre prophète vient de Taïwan, il parle mandarin et nous avons des traducteurs. C’est comme cela que j’ai acquis les bases.”
    C’est donc “sur le tas, à force de discuter avec une bonne copine de mon âge qui m’apprenait”, qu’Hana finit par être bilingue dans une langue réputée difficile chez les francophones. 

    Florent Collet

    Lire l’intégralité de l’article dans La Dépêche de Tahiti du 11 mai ou au feuilletage numérique.

    LEPETANT 2015-05-11 14:28:00
    Chapeau bas pour cette femme.
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