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Handball – Seize ans après, les Bleus champions du monde dans leur jardin

lundi 30 janvier 2017

handball

Championne du monde pour la sixième fois hier, la France, victorieuse également de sept des onze précédentes compétitions, puise ses forces dans la longévité exceptionnelle de ses stars et la qualité de sa formation. (Photo : Julian Schlosser/DPPI)

 

Une consécration à domicile, ils en rêvaient et l’ont fait. Les handballeurs français ont décroché un sixième titre planétaire en battant la Norvège (33-26), en finale du Mondial-2017, hier dans leur jardin de Paris-Bercy.

Ce sacre, seize ans après celui des “Costauds” dans la capitale, scelle l’apothéose d’une génération dorée. Les “Experts” historiques Nikola Karabatic, Luc Abalo, Michaël Guigou, Thierry Omeyer, Daniel Narcisse avaient déjà remporté tous les titres majeurs en plusieurs fois mais deux seulement avaient vécu la magie d’un triomphe à domicile.

En 2001, dans le vieux POPB, les “jeunots” Omeyer et Narcisse, 24 et 21 ans (40 et 37 aujourd’hui) avaient participé à la conquête du deuxième trophée de l’équipe de France. Aujourd’hui elle en est à onze. Personne n’a fait aussi bien chez les messieurs. Seules les Norvégiennes en comptent davantage (12).

Tous les ingrédients étaient réunis pour un sixième sacre mondial : une alchimie entre les jeunes et les anciens, un programme de récupération presque sur mesure et les éliminations plus tôt dans la compétition de leurs plus sérieux rivaux, le Danemark, l’Allemagne, l’Espagne et la Croatie.

Fait rarissime, les Français n’avaient croisé aucune de ces quatre équipes et abordaient cette finale, sur le papier, avec davantage de fraîcheur que leurs adversaires. Leur expérience aussi parlait pour eux. C’était la treizième finale de la France, la première seulement pour la Norvège.
Mais les Scandinaves, malgré un jour de repos en moins et un combat épique livré en demi-finale contre la Croatie (28-25 a.p.), n’ont paru engourdis ni par la fatigue, ni par l’enjeu de ce match.

 

Gérard éclipse encore Omeyer

 

 

Ils ont même tenu tête aux Bleus en première période et ont joué à fond pour ne pas revivre le même scénario qu’en phase de poules (28-31).
Malgré la faillite d’Omeyer (2 arrêts sur 12 tirs), remplacé par Vincent Gérard -encore décisif- au bout d’un quart d’heure et les difficultés aux tirs de Nedim Remili (2/7 en première mi-temps), les Français ont su trouver les ressources pour repasser miraculeusement devant avant la pause grâce à un troisième but de Valentin Porte (18-17).

Cet effort a été essentiel pour la suite. Au retour des vestiaires, les Bleus ont profité des pertes de balle adverses pour faire enfler le score (23-18, 36e) grâce notamment à l’efficacité des ailiers Michaël Guigou et Porte (5 buts chacun).

Sous les yeux du Président François Hollande, Nikola Karabatic (6 buts) et sa troupe ont poursuivi leur travail de démolition.

 

Examen réussi pour Dinart et Gille

 

Sander Sagosen, le prodige nordique, a été muselé. Gérard a fait les arrêts nécessaires et l’écart n’est plus redescendu sous les trois buts. Il a même gonflé grâce à deux réalisations consécutives de Karabatic (31-23) à l’approche des cinq dernières minutes vécues comme dans un rêve par les quelque 15 600 spectateurs de Bercy qui entonnaient une “Marseillaise”.

Et les Bleus restaient maîtres du monde, après la perte de leur couronne européenne (5e à l’Euro) et de leur titre olympique à Rio (2e) où ils avaient chuté contre toute attente en août face à leur souffre-douleur favori, le Danemark (26-28).

La plaie du Brésil n’avait jamais cicatrisé. Cette victoire lors de “leur” Mondial constitue un rebond. Au-delà du succès sportif de la France, ce 25e Championnat du monde aura été une réussite dans les salles avec près de 540 000 spectateurs.

Une aubaine pour les dirigeants du handball qui espèrent gonfler le nombre de licenciés et passer de 518 000 à plus de 600 000.

Mais des questions vont se poser après ce sacre. Omeyer et Narcisse vont-ils poursuivre l’aventure ? Quid de Guigou (35 ans samedi) et Luc Abalo (32 ans) ? La question ne semble en revanche pas se poser pour Nikola Karabatic.

Sans ses “Experts” historiques, la France aurait encore de l’allure, avec des jeunes joueurs comme Nedim Remili (21 ans), Ludovic Fabregas (20 ans), qui ont pris une autre dimension.

Didier Dinart et Guillaume Gille, pour leur première compétition en tant que sélectionneurs, ont eux réussi leur examen de passage et se sont affranchis de la figure tutélaire de Claude Onesta.

 

AFP

 

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