Handisport – Pour booster le parava’a

    mercredi 31 août 2016

    handisport

    Des systèmes existent pour aider les handicapés à embarquer. Le COL envisage d’en commander pour les Mondiaux de va’a. (Photo : DR)

     

    Championnats du monde de va’a

     

    Alain Barrere, directeur technique de la Fédération polynésienne de sports adaptés et handisport, a présenté, hier, au cours d’une réunion d’information au siège de la fédération Te Niu o te Huma, à Fare Ute, les règles de classification qui existent actuellement, mais également les réflexions que sa fédération a entamées afin d’en ouvrir de nouvelles.

     

    “Il s’agissait d’une réunion assez technique au cours de laquelle la fédération des handicapés nous proposait tous les schémas qu’elle mettait en place pour l’organisation et la structuration des futures épreuves de parava’a aux Championnats du monde”, explique Jean Chicou, président du Comité organisateur local.

     

    “La classification qui existe actuellement est uniquement basée sur le côté sportif du handicap physique, ce qui ne représente que 15 % des handicapés. Or les 85 % de rameurs handicapés restants ne sont pas compris dans cette réglementation. Donc, il faudrait les inclure dans les classifications pour qu’ils puissent participer aux compétitions”.

     

    Course d’exhibition le 1er octobre

     

    Pour atteindre cet objectif, la coopération, qui a déjà démarré avec la Fédération internationale de va’a (FIV), va s’intensifier dans les semaines et les mois à venir. Cela d’une part pour faire valider les propositions de la FPSAH en matière de classification des athlètes handicapés et de leur répartition sur les pirogues, et, d’autre part, pour faire une demande d’exonération des droits et taxes sur le matériel. Matériel qui servira à faciliter l’accès des rameurs handicapés aux plans d’eau ainsi qu’aux pirogues.

     

    Pontons flottants, potence de levage et autres dispositifs d’adaptations sont concernés, sans oublier les matériels de sécurité. “Nous avons encore beaucoup de travail à faire avec la FIV. Des consultants vont venir fin 2016, puis les nouvelles classifications seront en exhibition en 2017 car on n’aura pas le temps de mettre en place la réglementation.

     

    Mais je pense que nous aurons la possibilité, en 2018, de faire ramer tous les compétiteurs et même ceux qui ont des handicaps mentaux, pour faire en sorte qu’ils soient intégrés et que l’on ait un beaucoup plus grand nombre de handicapés moteurs et mentaux aux Championnats du monde”, conclut Jean Chicou. À noter que dans cet objectif et afin de motiver, dès maintenant, les rameurs handicapés à se lancer dans la compétition, une course d’exhibition sera organisée, samedi 1er octobre dans la baie de Taaone.

     

    Une convention va d’ailleurs être signée avec la FTV pour augmenter le nombre de rameurs handicapés dans les clubs locaux. “Les clubs doivent s’engager à aider les handisports à faire du parava’a”,
    a précisé Henriette Kamia, présidente de la FPSAH.

    De quoi assurer la relève du multiple champion du monde tahitien de la discipline, Patrick Viriamu.

    Jean-Marc Monnier

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