Habillage fond de site

Le haut-commissaire à la rencontre des travailleurs de la nuit de la Saint-Sylvestre

mardi 3 janvier 2017

haut-commissaire saint sylvestre

La tournée du haut-commissaire, samedi dernier, a démarré au centre de coordination
de sauvetage aéromaritime (JRCC). Pour ce service, la principale difficulté rencontrée la nuit
du 31 décembre consiste à reconnaître les vraies des fausses alertes en mer, car les feux d’artifice lancés des bateaux peuvent faire penser à des fusées de détresse. (© Élénore Pelletier)


Comme chaque année, le haut-commissaire a effectué la traditionnelle “tournée de la Saint-Sylvestre”, samedi dernier. René Bidal a ainsi rendu visite aux différents services de l’État et aux services de secours qui travaillaient le soir du 31 décembre. L’occasion de rappeler que pendant que certains font la fête, d’autres sont sur le qui-vive pour la sécurité de tous.

Une coutume bien ancrée. Cette année encore, le haut-commissaire n’a pas failli à la tradition en effectuant, samedi dernier, la fameuse “tournée de la Saint-Sylvestre” auprès des services de l’État et des services de secours travaillant cette nuit-là et en distribuant ça et là quelques chocolats d’encouragement aux travailleurs nocturnes.
“Il me semble important de manifester ma sollicitude envers ceux qui travaillent ce soir-là, au bénéfice de la sécurité des Polynésiens. Pendant que certains font la fête, n’oublions pas que d’autres travaillent et veillent en permanence à la sécurité de tout un chacun”, s’est exprimé le René Bidal, au début de sa tournée.

Première étape : le centre de coordination de sauvetage aéromaritime (JRCC), où le haut-commissaire a été accueilli par le directeur Clément Jacquemin.
Pour ce service, la principale difficulté rencontrée la nuit du 31 décembre consiste à reconnaître les vraies des fausses alertes en mer, car les feux d’artifice lancés des bateaux peuvent faire penser à des fusées de détresse.
En 2016, le JRCC a conduit
408 interventions et secouru 252 personnes de graves périls. Malheureusement, onze personnes sont décédées en mer au cours de l’année et deux ont été portées disparues.
Le représentant de l’État s’est ensuite rendu au service de réanimation et centre de régulation du Samu, du centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF), où il a rencontré quelques malades, ainsi que les équipes soignantes.
À 17 heures, 21 personnes étaient déjà présentes au service d’urgence de l’hôpital. Cette nuit-là, cinq médecins et huit infirmières étaient sur le pied de guerre, prêts à parer les urgences de la nuit.
Puis direction avenue du prince Hinoi, où René Bidal s’est arrêté au contrôle routier de la direction de la sécurité publique (DSP).

Il n’a pas manqué de rappeler aux conducteurs ce vieil adage bien connu de tous : “Entre boire et conduire, il faut choisir”. “La sécurité, c’est d’abord une histoire de conscience individuelle. On peut mettre tous les services de sécurité en alerte, mais on peut difficilement être derrière chaque comportement inconscient. On doit intégrer un comportement en rapport avec les risques encourus.
Lors de cette soirée du 31 décembre, la fête est autorisée, mais elle peut être génératrice de drames pour les familles, pour la personne gravement blessée ou pire encore. C’est pourquoi avoir un capitaine de soirée est très fortement indiqué”, a expliqué René Bidal.

Une seule conduite sous l’empire d’un état alcoolique

Plusieurs dispositifs mobiles de 15 à 20 minutes étaient prévus, durant la soirée, pour contrôler l’alcoolémie des usagers de la route.
Au total, sur 350 conducteurs dépistés, la DSP n’aura mené qu’une procédure pour conduite sous l’empire d’un état alcoolique.
Un chiffre encourageant pour une nuit de la Saint-Sylvestre.

Le représentant de l’État a poursuivi sa tournée au centre d’incendie et de secours de Papeete, où vingt pompiers volontaires ont été recrutés par la mairie pour renforcer l’équipe de secours, en 2016.
“Du sang neuf qui booste les anciens”, a souligné Karl Tauru, adjoint au chef du centre d’incendie et de secours de Papeete.
Il faut savoir que les pompiers de Papeete mènent en moyenne huit interventions par jour, avec un nombre d’interventions pouvant monter jusqu’à vingt par jour.  

Le haut-commissaire s’est ensuite rendu au commandement de la gendarmerie où l’attendait le colonel Pierre Caudrelier, commandant la gendarmerie pour la Polynésie française.
La gendarmerie avait réquisitionné tous ses effectifs disponibles pour intervenir sur les différentes urgences de la nuit.

Au total, 664 appels ont été reçus par le centre d’opération et de renseignement de la gendarmerie (Corg) cette nuit-là et 72 interventions ont été menées principalement dans le cadre de bagarres et violences conjugales. Cette traditionnelle tournée s’est terminée par la DSP et les services du haut-commissariat.

Élénore Pelletier

Orianne Obrize
25
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Samedi se tient l’élection de Miss France. Selon-vous Miss Tahiti sera :

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete