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Hawaiki Nui va’a : La stratégie gagnante de EDT

lundi 7 novembre 2016

EDT hawaiki

Les vedettes de EDT Steve Teihotaata, Rete Ebb et leur coach Heiarii Mama avec le trophée de la Hawaiki Nui 2016. (© Benoît Buquet)


 

EDT Va’a a remporté trois Hawaiki Nui Va’a de rang et conserve donc le trophée perpétuel de la mairie de Bora Bora. La stabilité de l’équipe autour de Heiarii Mama, Rete Ebb et Steeve Teihotaata, explique en grande partie ce succès durable. La stratégie du turn-over sur la deuxième étape à Taha’a a été la bonne : les rameurs étaient frais pour le long final vers Bora Bora.

 

 

Tard dans la nuit de vendredi à samedi, les rameurs de EDT Va’a ont été célébrés au cours du traditionnel bal de la commune de Bora Bora organisé sur le quai de Vaitape. Durant cette soirée, ils ont reçu deux trophées : celui du comité organisateur, ainsi que le « trophée perpétuel » habituellement conservé par la mairie de Bora Bora, sauf en cas de trois victoires consécutives. C’est donc la deuxième fois qu’un équipage repart avec, après Shell Va’a en 2007. À l’issue de la cérémonie du podium, les rameurs de EDT Va’a sont tombés dans les bras de leurs copains du Team OPT.

 

La stabilité

 

Cette domination de l’équipage EDT s’explique d’abord par sa stabilité. « Cela fait trois ans qu’on rame ensemble. On parle bien entre nous, que ce soit dans le staff ou entre rameurs, on s’entend vraiment bien », a résumé le barreur Rete Ebb après la victoire à Bora Bora. Et la stabilité du staff joue également un rôle primordial : Heiarii Mama est l’artisan de la domination de EDT Va’a sur l’épreuve reine depuis trois ans. Dans le même temps, le Team OPT vient tout juste de recruter Teiva Gérard, qui obtient un très bon résultat en moins d’un an (voir entretien ci-contre), mais qui aurait probablement fait encore mieux avec plus de temps pour préparer ses équipes.

 

L’unité

 

Quant à Shell Va’a, leur stratégie de doubler le poste d’entraîneur cette année pose question. Un deuxième élément est fondamental dans la victoire de EDT Va’a : ils n’ont présenté qu’une seule pirogue sur la ligne de départ, tandis que OPT et Shell sont partis en ordre dispersé. La stratégie de l’unité a payé pour les électriciens : Heiarii Mama avait dix rameurs à sa disposition pour un seul va’a ono. Sur la deuxième étape, il a pu mettre au repos ses quatre « moteurs ».

Cela lui a coûté la victoire d’étape à Patio. Mais ses rameurs titulaires étaient frais pour le long finish entre Taha’a et Bora Bora. Et cela s’est vu sur la fin : personne n’a pu les suivre dans le lagon de Bora Bora.

 

Les meilleurs rameurs du fenua

 

Le barreur de EDT, Rete Ebb, est reconnu comme le meilleur peperu actuellement. « Il a la classe », avoue Teiva Gérard. Irremplaçable à son poste, il a ramé les trois étapes de la Hawaiki Nui. Il est clairement l’une des clés du succès de EDT. Rete Ebb n’est pas la seule vedette à bord de la pirogue EDT : le capitaine Steeve Teihotaata, “l’extraterrestre”, dirige son équipe de main de maître. 

 

 

Benoît Buquet

 

 

Teiva Gérard, entraîneur du Team OPT : « L’année prochaine, une seule équipe avec dix ou onze rameurs »

(© Benoît Buquet)

(© Benoît Buquet)

 

Quels enseignements tirez vous de cette édition pour votre équipe ?
« Je pense que c’est une réussite, même si on n’a pas gagné. Je ne peux pas dire autre chose, parce que EDT est quand même une sacrée équipe. Je suis content pour toute l’équipe OPT. On était parti un peu vers une inconnue et finalement on termine deuxièmes et troisièmes. Mais il faut savoir que chacune de nos deux équipes n’avait que sept rameurs, six titulaires plus un remplaçant. J’ai pris un risque. EDT a été plus malin : ils étaient à dix. Et c’est pour ça qu’on n’a pas gagné. »

Justement, vos deux équipages ont semblé lâcher sur la fin de la 3e étape. Que leur manquait-il ?
« Je pense que sur les deux premières étapes, on a dépensé beaucoup d’énergie pour terminer sur le podium. Donc on a déjà laissé des plumes dans ces deux premières étapes, pendant que EDT a changé quatre rameurs sur la deuxième étape. Et ça nous a quand même pénalisés pour la troisième étape où j’ai manqué de fraîcheur. Il y a aussi le barreur d’EDT qui a aussi une classe supérieure au mien. Je pensais pouvoir rivaliser, mais le mien n’était pas encore suffisamment prêt. Donc l’année prochaine on changera de stratégie. On n’ira plus avec deux équipes. On mettra une seule équipe avec dix ou onze rameurs. »

 

Comment travaillez vous avec le Team OPT depuis un an ?
« Mon objectif est de mener l’équipe le plus haut possible. Je sais que les rameurs ont déjà un bon niveau. Mais je ne me contente pas de ce niveau-là. Je les pousse pour aller plus haut. Le plus haut possible, c’est tout. Donc il faut s’attendre à des sacrifices, et une grosse charge d’entraînements à supporter. C’est un investissement, c’est comme ça. »

Team OPT termine 2e et 3e chez les seniors, 2e chez les vétérans, 3e chez les dames. C’est un club qui va bien !
« Moi je ne me suis occupé que des seniors et des vétérans. Et c’est vrai que je vois la structure qui est derrière, avec tout le staff qui s’occupe de toutes ces équipes. Ils font quand même du bon boulot. Et c’est très important. »

Vous avez quitté Shell en 2014. Quel regard portez-vous sur eux aujourd’hui ?
« En 2014, ils m’ont viré après la Molokai Hoe parce que je n’avais pas gagné. C’est normal, c’est la règle. Mais ça m’a fait beaucoup de mal. Et aujourd’hui, l’OPT m’a redonné une chance et je dois beaucoup à cette équipe de l’OPT. »

 

Propos recueillis par Benoît Buquet

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