Hei Tahiti rend hommage aux porteurs d’oranges

    jeudi 7 juillet 2016

    VH-hei-tahiti-1

    Hei Tahiti est déterminé à rester à la hauteur de sa notoriété. Le groupe prépare son spectacle depuis un an et demi. (Photo : Vaiana Hargous)


    En clôture de cette 4e soirée de concours

     

    Hei Tahiti est de retour sur les planches de To’ata avec un spectacle intitulé “Na uta, na uta roa mai… – De l’intérieur des terres…” ; un hommage aux porteurs d’oranges, “et notamment aux actions qui sont faites tout au long de l’année pour la préparation à la descente des oranges”, explique Tiare Trompette, la chef de troupe.

     

    “Il y a tout un rituel qui est fait dès qu’ils montent et toute une préparation qui se fait sur le plateau. Il y a un entretien au niveau de la terre et il y a tous les éléments de la nature qui sont reliés avec des esprits, dont Tuatau, qui est le gardien du plateau. Ensuite il y a tout ce moment de récolte, de préparation de charges, la descente et l’accueil par la population. On essaie au maximum de rendre réel tout ce qui se passe, et d’un point de vue artistique, c’est assez dur, parce qu’il faut respecter beaucoup de paramètres, de l’histoire à l’état d’esprit, et aux accessoires.”

    Le spectacle que le public découvrira ce soir est le fruit d’un an et demi de préparation. “Nous avons rencontré des référents culturels au sein de la population, l’association culturelle de la mairie, l’association des porteurs d’oranges… beaucoup d’éléments ont été recueillis, et il a fallu vérifier la véracité de tous ces récits, ce qui a été le travail de l’auteur, Goënda Reea, précise la chef de troupe.

    Mon travail a surtout été de préparer la troupe techniquement et artistiquement à ce thème qui est assez compliqué ; parce qu’il faut le vivre, le ressentir, le comprendre. Il a fallu amener les garçons sur le plateau de Tamanu, les mettre dans les actions de nettoyage du site, de la récolte, donc c’est un travail de longue haleine.”

    Porté sur scène par 200 artistes, ce spectacle inédit a également reçu le soutien moral et financier de la mairie de Punaauia. Les créations instrumentales sont de Heremoana Urima, le chef d’orchestre ; et la composition des ‘aparima est revenue à Steeve Reea. “Au niveau des costumes, on s’est arrêté sur beaucoup de travail historique dans la préparation du chapeau du grand costume, reprend Tiare Trompette.

    On a été fouillé dans les malles du Musée de Tahiti et des îles, qui a les costumes les plus anciens. On a essayé de retrouver, au niveau de la constitution des costumes, le travail qui était fait dans les années 40. J’ai dû prendre Freddy Fagu, qui est un très bon créateur, car il me fallait quelqu’un qui arrivait à réaliser les costumes que j’avais créés dans ma tête en fonction des recherches.”

    Enfin, les deux éléments à s’attaquer aux concours de meilleur danseur et meilleure danseuse sont Sven Janssen et Toimatarii Holman-Mervin. “Sven est né en Belgique et vit sur le territoire depuis quinze ans, confie Tiare Trompette. Il a appris à danser chez nous depuis 2005 et, cette année, il était prêt à être en compétition, à montrer que, finalement, on peut être né à l’extérieur et avoir le potentiel de bien s’intégrer.

    Il a été encadré par Tuarii Tracqui (meilleur danseur au Heiva i Tahiti 2012, NDLR). Quant à Toimatarii, elle fait ses armes avec nous depuis 2013 et je travaille avec elle depuis 2015 sur son solo. On a commencé par des compétitions en interne, comme le Farereira’a de Coco et le concours de Matani, pour qu’elle progresse au maximum dans la gestion du stress et dans la technique.”

    V.H.

     

     

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete