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Heiva i Raromata’i – Maupiti enseigne sa pêche aux cailloux

mercredi 26 juillet 2017

 

Heiva i Raromata’i

Explication sur l’usage des cailloux qui servent à frapper l’eau, il existe trois différents cailloux aux poids compris entre 5 et 15 kilos. Les plus légers servent à troubler l’eau en soulevant le sable du fond du lagon. (© Photo : JP Besse/LDT)


La première transmission du savoir des anciens à l’intention des plus jeunes a permis dimanche, de connaître les secrets de la pêche aux cailloux telle qu’on la pratique à Maupiti. Les Tamarii Maupiti ont ouvert quatre soirées de spectacles où le bonheur d’échanger a supplanté la fébrilité des concours du Heiva. Le petit groupe de danses a également célébré la beauté du tiare maurua.

Après le premier spectacle du festival, plus personne, parmi les 3 000 spectateurs présents dimanche soir à Avera, n’ignore plus rien de la pêche aux cailloux de Maupiti. C’est en effet la première fois que cette petite île offrait une démonstration dansée et explicative sur une pratique qui en a fait sa renommée.

Vincent Tetauira, le ra’atira du groupe, et Sonia Yee On, de Maupiti, ont conduit une leçon sur le sujet où il ne manquait que le poisson. Les spectateurs ont assisté à la préparation du filet en feuilles de niau, l’usage des divers cailloux qui servent à frapper l’eau. “Nous en avons de trois sortes : d’abord les gros entre 10 et 15 kilos”, a expliqué le ra’atira. “Puis les plus petits de 5 kilos qui vont au fond et servent à troubler l’eau. Il faut obéir au chef qui commande la pêche, lui seul voit l’ensemble des pêcheurs qui font fuir les poissons vers le filet.”

Le groupe de danse qui a fait le déplacement à Raiatea rassemble tout ce que l’île compte de jeunes filles et de jeunes garçons sachant danser. Les danseuses comme les danseurs ne sont pas nombreux mais ils le font avec plaisir. Les otea, aparima, hivinau et pao’a, exécutés sans temps mort ont mimé les scènes de la pêche. Le seul intermède du spectacle a constitué dans l’offrande aux officiels, d’énormes couronnes de tiare maurua, qui pour les habitants de l’île est la “mère” du tiare tahiti.
Avant les danses de Maupiti, les chants des meilleures chorales de Taputapuatea, avec Opoa, et de Tumaraa, avec Vaiaau, ont fait vibrer les passionnés de himene tarava et ruau. La transmission de son savoir a pris tout son sens avec la composition des groupes qui a mêlé les anciens et les jeunes à l’unisson.

Les groupes qui se succèdent jusqu’à ce soir sur la place Faifaipua pour la 4e édition du festival font revivre le passé qui doit être partagé pour être mieux compris. C’est aujourd’hui que se tient la première grande cérémonie culturelle après le classement du paysage culturel de Taputapuatea à Opoa par l’Unesco pour la journée du patrimoine. L’État, le Pays, les représentants des cinq délégations du festival, et d’associations culturelles, vont partager la cérémonie du kava sur le grand marae.

 

De notre correspondant Jean-Pierre Besse

 

 

 

Heiva i Raromata’i

Les danseurs pour le otea de la pêche aux cailloux de Maupiti avec les poids au bout des mains. (© Photo : JP Besse/LDT)

Orianne Obrize
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