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Heiva i Tahiti – Cinquième soirée du concours de chants et danses traditionnels

vendredi 13 juillet 2018

Tamari’i Vai’umete en tarava Tahiti (chant)

TAMARII VAI UMETE

Tamari’i Vai’umete était pour la première fois sur la scène de To’ata. (© Claude Jacques/LDT)

Ce groupe de Papeari, né en 2016 par le biais de manifestations culturelles, s’est présenté pour la première fois sur la place To’ata. Il a chanté sur le thème de la vallée mystérieuse de Ma’ara/te fa’a maere no Ma’ara, l’occasion de chanter les louanges d’un lieu magique au sein de laquelle vivaient deux jeunes filles détenant un don particulier. Détectant toute chaleur humaine, elles disparaissaient dans un bassin d’eau dès qu’un étranger s’approchait… pour réapparaître de l’autre côté de la vallée dans la caverne Te-rua-moo et se métamorphoser en lézards à leur sortie de l’eau. Les paroles, qui relatent l’un des secrets cachés du district, sont de Nordoff et Fredo Tihoni et la musique a été composée par Fredo Tihoni.

 

 

Natihau en hura ava tau (danse)

NATIHAU

Virilité des pas de danse. (© Claude Jacques/LDT)

C’est la première participation au Heiva i Tahiti de ce groupe de Punaauia emmené par Pierrot Faraire, qui est aussi l’auteur et le compositeur du thème. En pas moins de 35 tableaux, le groupe a voulu évoquer en danses – après les chants, jeudi dernier – l’origine du nom du district.

Il s’agit d’une légende qui raconte une histoire d’amour malheureuse. Temuri, beau jeune homme de Fautau’a, tombe amoureux d’une belle princesse de Faa’a nommée Pere i tai. Les jeunes gens n’ont hélas pas le droit de s’aimer car ils ne sont pas du même niveau social.

Temeri est un pêcheur, issu du peuple, alors que Pere i tai est de lignée noble. Les deux amoureux se voient alors en cachette et, malgré les recommandations faites à la jeune fille, décident de partir à Tautira pour y vivre leur amour. L’occasion de faire apparaître une pirogue à voile sur la scène. Mais le père de la jeune fille fait tuer le jeune homme et cette dernière devient inconsolable…

 

 

Te Pape ora no Papofa’i en tarava Tahiti (chant)

Un ute paripari en final. (© Claude Jacques/LDT)

Un ute paripari en final. (© Claude Jacques/LDT)

Ce groupe dirigé par Lawrence Timi Matautau n’est pas un inconnu puisqu’il a obtenu le 1er prix Paimore-Tehuitua trois années successives, à partir de 2015, qui était alors sa première présentation au Heiva i Tahiti. Cette année, le groupe, issu de la paroisse protestante de Tiro’ama, à Pa’ofai (Papeete), s’est présenté à To’ata avec une histoire de berceau, celui d’une culture menacée.

La tête du berceau est un lieu d’accueil des pirogues à voile, dans la baie de Tevatai. Au pied du berceau jaillit une source d’eau pure et intarissable, Vai’ete. En cinq moments chantés, dont un ute paripari en final, les chanteurs ont évoqué comment, au fil des années, le coeur invisible de ce lieu diminue d’intensité. Aujourd’hui, cet héritage crie et pleure sa perte, désirant être bercé et perdurer.

Tepore Aka, pour le himene ruau, Tamara Barff-Tuporo et Raureva Tuporo pour le tarava Tahiti, en sont les auteurs. Myrna Tuporo-Teua en est la compositrice.

 

 

Heirurutu en tarava Tuhaa pae (chant)

HEIRURUTU

Des chants inspirés par la rose des vents. (© Claude Jacques/LDT)

Créé en 2013, ce groupe se présente pour la deuxième fois au Heiva i Tahiti. La troupe rassemble des passionnés du himene pour la plupart originaires de l’île de Rurutu et résidant à Tahiti. Il permet à des artistes, chorégraphes, musiciens, costumiers, danseurs, chanteurs et orateurs de s’exprimer à travers les concours de ‘ori auxquels il participe depuis sa création.

Le thème de sa prestation chantée est le même que celui retenu pour le concours de danse, inspiré par la rose des vents. Les chants déclinent Moi’o Paparu, vent tapa’o signe annonciateur des Taneete, l’ancien nom des habitants du village de Avera. Le chant, pour ce groupe aux facettes multiples n’est pas une option facultative. Intégrer le pupu himene Heirurutu constitue un des critères de sélection pour faire partie de la troupe de danse. Cette obligation est devenue peu à peu vecteur de sa cohésion et permet un échange de savoirs entre générations.

 

 

Tahiti ia Ruru-tu-noa en hura tau (danse)

La troupe a déjà été primée lors des Heiva i Tahiti de 2016 et 2017. (© Claude Jacques/LDT)

La troupe a déjà été primée lors des Heiva i Tahiti de 2016 et 2017. (© Claude Jacques/LDT)

Créée en décembre 2015 par Olivier Lenoir, grand danseur dans des groupes professionnels, la troupe a déjà été primée lors des Heiva i Tahiti de 2016 et 2017. Son nom fait référence à l’île de Rurutu dont est originaire Olivier Lenoir et à son île d’adoption, Tahiti.

Avec comme thème Tafa’i de chair et de sang, l’histoire racontée en chants et danses sur la place To’ata évoque la rencontre entre deux mondes : le monde des humains, le ao, et celui des esprits, des dieux et des ancêtres le po. Ce qui n’est pas sans danger.

Fruit d’une union entre un homme et une déesse, un enfant est mort-né. Ses ancêtres surnaturels le ramènent à la vie, mais il est privé de peau, d’où son nom, Tafa’i à la chair rouge.

Devenu un héros, l’emportant dans les compétitions auxquelles se livrent les hommes, il suscite la jalousie de ses cousins qui le tuent, provoquant la colère de sa mère, la déesse Hina-tahutahu. Son père humain souhaite que sa vie soit épargnée, encore une fois, et propose sa propre vie en échange. Il est enlevé dans le po par des esprits malins qui le maltraitent.

C’est tout le conflit entre ces deux mondes qui est raconté sur le thème proposé par Mirose Paia dans des chants dont la musique a été composée par James Roura.

 

 

 

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