Heiva i Tahiti – Les compétitions de tu’aro ma’ohi démarrent le week-end du 25 juin

    mercredi 22 juin 2016

    Le festival de va’a ta’ie  réunira, dimanche,  à la pointe Vénus à Mahina, des va’a holopuni,  à deux balanciers, et  des va’a motu, à un balancier.(Archives/ LDT)

    Le festival de va’a ta’ie réunira, dimanche, à la pointe Vénus à Mahina, des va’a holopuni, à deux balanciers, et des va’a motu, à un balancier.(Archives/ LDT)

     

    Les pirogues à voile seront de sortie, le weekend du 25 juin ! Samedi, entre Tautira et Mahina, puis dimanche, toute la journée, à la pointe Vénus, à Mahina, pour le festival de va’a ta’ie (pirogue à voile). Cet événement lance les festivités du Heiva tu’aro ma’ohi.

    “On a voulu donner un peu plus de valeur au va’a ta’ie, explique Enoch Laughlin, président de la fédération des sports et jeux traditionnels. On a deux types de pirogues aujourd’hui : la pirogue à voile avec deux balanciers, dit va’a holopuni, qu’on appelle chez nous va’a ta’ie tautoru ; et le va’a motu, avec un balancier. On aura donc des régates avec ces deux types de pirogues à voile et un équipage de Hawaii vient spécialement participer à la régate de va’a holopuni. Cette pirogue a un vif succès à Hawaii, en Californie et ici. C’est une pirogue d’origine polynésienne et les Hawaiiens l’ont rendue plus facile d’utilisation et à la portée de tous. Disons qu’ils ont pris la pirogue traditionnelle pour la rendre accessible à tout le monde, plus confortable, plus agréable. On peut à la fois ramer, mais aussi se déplacer à la voile, alors que le va’a motu se déplace essentiellement à la voile.”

    Huit va’a holopuni sont attendus à ce festival et cinq à six va’a motu, dont un qui devrait arriver de Fakarava. Une participation qui réjouit le président de la fédération.
    “Le va’a holopuni a fait un bond formidable puisque l’année dernière, il n’y avait que quatre pirogues à participer. Cette année, le nombre de participants a doublé. Il y a vraiment un engouement, peut-être parce qu’il y a un constructeur et qu’il y a régulièrement des courses à Hawaii. Par contre, nos va’a motu ont quelques difficultés à vivre et à se développer. Sa pratique est plus complexe : s’il n’y a pas de vent, on ne sort pas ; et il n’y a pas de constructeur. Je pense qu’il faut revoir son concept car il y a eu de grosses erreurs faites dans les années 1980, dont on hérite aujourd’hui. À l’époque, ils en ont fait des Formule 1 avec des voiles surdimensionnées, des pirogues de course uniquement faites pour la compétition, qui ne sont pas utilisables au large, ni au quotidien.”

    Dimanche, au terme des régates, le public pourra monter à bord des va’a ta’ie, car “notre but est de faire connaître ces pirogues”. “On a donné rendez-vous à tous ceux qui veulent essayer ou qui ont l’intention d’en acheter une, comme on le fait à chaque fois. Et ça a porté ses fruits, puisque si on a des personnes intéressées, c’est parce que, l’année dernière, on les a mises sur des pirogues, et on les a fait concourir dans une manche. Ils ont été émerveillés, et aujourd’hui ils ont leur pirogue.” 

    V.H.

     

    Plus de 600 athlètes attendus

    Outre les régates de va’a ta’ie, le Heiva tu’aro ma’ohi comprend également des épreuves de grimper au cocotier, de lever de pierre, de lancer de javelot, de décorticage de coco et des courses de porteurs de fruits. De nombreuses disciplines pour lesquelles plus de 600 athlètes sont attendus.

    “Cette année, nous avons une participation toujours importante des archipels, puisqu’on attend à ce jour 290 athlètes, explique Enoch Laughlin, le président de la fédération des sports et jeux traditionnels. On devrait avoisiner les 300 athlètes des archipels le moment venu, auxquels viennent s’ajouter 310 athlètes d’ici. On a à peu près 50 % des îles et 50 % d’ici. On atteint un nombre de plus de 600 athlètes sur l’ensemble des sports. Rien qu’en lancer de javelot, on a 260 athlètes répartis dans les catégories femmes, jeunes, individuel et par équipe. Après, on a les courses de pirogues à voile où ils sont trois par équipage. On va atteindre à peu près les 150 personnes pour la course des porteurs de fruits. Les îles viennent nous rejoindre parce que, pour eux, le Heiva, c’est vraiment l’événement, le point d’orgue où tout le monde se rencontre. Donc le sport traditionnel (tu’aro ma’ohi) est bien implanté dans l’ensemble du pays, sauf aux Marquises et aux Gambier, où l’on n’a pas encore d’association ou de référent sérieux. Aux Marquises, on a eu une association, mais ça n’a pas encore bien pris.”

     

    Programme:

    • Samedi 25 juin : régate de va’a ta’ie de Tautira
    à la pointe Vénus.
    • Dimanche 26 juin, de 9 h 30 à 15 h 30, à la pointe Vénus : festival de va’a ta’ie.
    • Jeudi 14 juillet aux jardins de Paofai : midi à 14 h 30, pesée des charges ; 15 heures à 16 h 30, courses de porteurs de fruits (Tu Hou, Vahine, Feia Api, Aito) ; 16 h 45, spectacle traditionnel.
    • Samedi 16 juillet au Musée de Tahiti et des îles : de 10 à 15 heures, lancer de javelots, coprah par équipe femmes et hommes, lever de pierre (femmes, légers, moyens, vétérans) ; 11 h 30, ma’a Tahiti suivi d’un spectacle traditionnel.
    • Dimanche 17 juillet au musée de Tahiti et des îles : de 10 à 16 heures, lancer de javelots, lever de pierre (lourd, super-lourd, extra-lourd), coprah individuel homme et grimper au cocotier ; 11 h 30, ma’a Tahiti suivi d’un spectacle traditionnel.
    Événement gratuit et ouvert à tous.
    Renseignements au 87.77.09.05

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