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Heiva i Tahiti – Huitième soirée du concours de chants et danses traditionnels

lundi 16 juillet 2018

Tahiti Ura en hura ava tau (danse)

Les duos alternaient au sein des scènes de groupe au contraire très colorées.(© Claude Jacques/LDT)

Les duos alternaient au sein des scènes de groupe au contraire très colorées.(© Claude Jacques/LDT)

Fondé en 2016, ce groupe qui avait participé jusqu’à présent au Hura Tapairu se présentait pour la première fois au Heiva i Tahiti. Dirigé par Terema Puarai, il a décliné le thème O vai oe e Raiatea/Que signifies-tu Raiatea ?

La légende chantée par Hura Tahiti apporte une signification peu connue au nom de l’Île sacrée. Atea, prince de Tahiti, ayant entendu parler avec tellement d’éloges de la souveraine d’Opoa, voulut la rencontrer. De leur amour naquit une fille, qu’ils prénommèrent Rainuiatea.

C’est cette enfant qui rebaptisa Hava’i en Raiatea, en souvenir des noms de ses deux parents. Noéline Ihorai est l’auteur du thème et des chants dont la musique a été composée par Teha Kaimuko et Nohorai Temaiana. Le groupe était dirigé par Teremai Puarai qui est en même temps son chef d’orchestre.

 

 

Tamarii Mataiea en tarava Tahiti (chant)

Après un himene tomora’a, Tamarii Mataiea a enchaîné sur cinq autres registres de chant. (© Claude Jacques/LDT)

Après un himene tomora’a, Tamarii Mataiea a enchaîné sur cinq autres registres de chant. (© Claude Jacques/LDT)

Ce groupe n’est pas un inconnu au Heiva puisqu’il se produit depuis 2010 et a gagné quatre fois le premier prix tarava Tahiti, en 2012, 2013, 2014 et 2015. À travers ses chants, il a décrit cette année les environs du lac Vaihiria, siège de la naissance de l’anguille mythique Faaravaianuu, au centre de l’île de Tahiti.

On y découvre les sommets qui l’entourent, en particulier le sommet de Teraiamano et la montagne de Tetuferia, ainsi que les légendes qui leur sont liées. Celles-ci sont à l’origine des traditions et de l’identité du peuple de Vaiuriri que leurs descendants continuent de chanter. Le thème a été conçu par Alfred Tuarii Ariioehau, qui est le chef de groupe en même temps qu’il est l’auteur et le compositeur des chants, déclinés en six temps.

 

 

Tamarii Papeari en tarava Tahiti (chant)

Rythme et couleurs pour le ‘ute paripari. (© Claude Jacques/LDT)

Rythme et couleurs pour le ‘ute paripari. (© Claude Jacques/LDT)

Tamarii Papeari, dirigé par Serge Graffe, s’est aussi intéressé au lac Vaihiria mais avec une autre approche. La pénurie en nourriture s’étant faite ressentir dans la vallée de Titaaviri, les parents du jeune Teipo-te-marama ont pris la décision de l’y envoyer afin d’y survivre.

Thomas Nordhoff, qui est aussi l’auteur et le compositeur des chants, a voulu rappeler une ancienne légende et la prestation du groupe avait pour titre Le dernier voyage de Fa’arava’ianu-Te tere hope’a o Fa’arava’ianu’u. Le thème a été décliné en quatre temps : himene tomora’a, tarava, ru’au, ‘ute paripari dont l’auteur-compositeur est Auguste Cheung-Sen. Ce groupe de Teva i Uta a obtenu plusieurs prix, dont trois fois celui du tarava Tahiti.

 

 

Nuna’e hau en hura tau (danse)

Couleurs et délicatesse pour celles des vahine. (© Claude Jacques/LDT)

Couleurs et délicatesse pour celles des vahine. (© Claude Jacques/LDT)

Ce jeune groupe s’était illustré en 2017, lors de sa première présentation au Heiva, en remportant le premier prix Gilles Hollande-Hura ava tau (prix du meilleur ‘orero, prix du meilleur auteur, prix du meilleur ‘aparima). Marthe Peni-Tematahoata est l’auteur du thème décliné cette année : un éloge à Mama Fenua, ma terre bien aimée.

Il évoque le temps, lointain, où le peuple vivait en harmonie avec la nature, respectant les lois qui la régissaient. Terehe, plongé dans un profond sommeil, se met à rêver d’une époque au cours de laquelle la nature était encore luxuriante.

Mais il se réveille et comprend que les humains sont en guerre avec la nature. Une bataille fort animée s’en suit. La troupe s’est vivement exprimée, animée par le chef de groupe Hirohiti Tematahotoa. Les paroles des chants sont de Moera-Pascal Florès, la musique étant composée par Torea Peni et Steve Angia, ce dernier dirigeant l’orchestre.

 

 

 

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