Heiva i Tahiti – Neuvième soirée du concours de chants et danses, samedi dernier

    lundi 18 juillet 2016

    Les Tamarii Anau ont apporté une fraîcheur des îles particulièrement appréciée du public. (Photo : Vaiana Hargous)

    Les Tamarii Anau ont apporté une fraîcheur des îles particulièrement appréciée du public. (Photo : Vaiana Hargous)


    Un vent de fraîcheur venu des Raromata’i

     

    Avec Tamari’i Anau en hura ava tau et Tahina no Uturoa en hura tau, les îles auront su charmer le public de To’ata, samedi soir dernier. Tout comme la troupe Tamari’i Tipaerui, qui a présenté ce qui devait être son dernier spectacle. Côté chant, on a pu apprécier les prestations de Tamari’i Papeari en tarava Tahiti et Tamari’i Tevaipuna en tarava Raromata’i.

     

    Tamari’i Anau en hura ava tau

     

    C’est un groupe historique sur son île, puisqu’il existe depuis la création du Heiva i Bora Bora, en 1890. Et en 126 ans de spectacles, c’était la toute première fois, samedi dernier, que les Tamari’i Anau foulaient la scène du Heiva i Tahiti. Et quelle première ! Menés par Fifi Dany, les Tamarii Anau nous ont proposé un spectacle revigorant sur le thème “Anau, l’endroit d’où je viens”.

    Les 71 artistes nous ont loué la beauté de ce lieu, raconté son histoire et présenté un ‘orero poignant qui appelait les enfants de Anau à prendre soin de ce district de Bora Bora. Le groupe était si sincère et beau sur scène, qu’il aura réussi à nous arracher quelques larmes.

    Notre gros coup de cœur de la soirée.

    Cette troupe historique de Bora Bora est aujourd’hui dirigée par Fifi Dany,  venue saluer le public de To’ata au terme du spectacle. (Photo : Vaiana Hargous)

    Cette troupe historique de Bora Bora est aujourd’hui dirigée par Fifi Dany, venue saluer le public de To’ata au terme du spectacle. (Photo : Vaiana Hargous)

     

     

    Tamari’i Papeari en tarava Tahiti

     

    Le groupe mené sur scène par Jean-Pierre Cheung-Sen nous a proposé de beaux tarava Tahiti et himene ru’au sur le thème de la naissance des Teva. “Puraha est la montagne culminante, Mata’irea est la place de rassemblement, Fare-pu’a, le marae sacré de Vaiari-nui, écrit le groupe dans sa présentation.

    Lorsque l’arc-en-ciel se pose au-dessus de Puraha, il annonce à la population l’arrivée d’étrangers, il est temps de les accueillir selon la coutume. À Vaiari-Nui, l’aîné des huits Teva… Prise de douleur, Hotu-ti’a fut prête pour accoucher son fils Teva.

    L’enfant aux pleurs incessants et dont la voix résonne dans toute la vallée. De ces pleurs grandissait son mamari (ectopie testiculaire). Pour le calmer, Hotu-ti’a prit une feuille de ‘ape et le posa. C’est la pluie fraîche de Vaiari-Nui qui réussit à le calmer et rétablir son mamari.

    Il est aussi celui qui renoua les liens entre le clan des huit Teva grâce à sa pêche… à savoir Papara, Vaiari, Afa’ahiti, Vaira’o et Tai’arapu.”

    Les Tamari’i Papeari ont chanté la naissance des Teva en tarava Tahiti et en himene ru’au. (Photo : Vaiana Hargous)

    Les Tamari’i Papeari ont chanté la naissance des Teva en tarava Tahiti et en himene ru’au. (Photo : Vaiana Hargous)

     

     

    Tamari’i Tevaipuna en tarava Raromata’i

     

    Pour sa première participation au Heiva, Tamari’i Tevaipuna, dirigé et mené sur scène par Jean-Paul Zinguerlet, a choisi de chanter “Les rois de Taravao” en tarava Raromata’i, himene ru’au et ‘ute paripari.

    Mais ce n’est pas une première pour le ra’atira qui avait gagné le prix du meilleur raatira en 2014 avec les Tamarii Te Ohivaihonuroa, ainsi que le premier prix en ‘ute paripari.

    Le groupe, créé en décembre dernier, est dirigé et mené sur scène par Jean-Marc Zinguerlet. (Photo : Vaiana Hargous)

    Le groupe, créé en décembre dernier, est dirigé et mené sur scène par Jean-Marc Zinguerlet. (Photo : Vaiana Hargous)

     

     

    Tahina no Uturoa en hura tau

     

    Pour sa première participation en catégorie hura tau, Tahina no Uturoa est venu nous raconter l’histoire de “Tapioi, montagne fière et imposante de Uturoa”, qui va de paire avec celle d’une femme, Ha’amana, qui avait adopté un fils, Herehia.

    Lorsque Tapi arriva à Uturoa, Ha’amana et lui se mirent en couple. Ils vivaient heureux jusqu’à ce qu’un jour, Tapi, jaloux du petit Herehia, échafauda un plan pour s’en débarrasser et y parvint. Rongée par la colère et la haine, Ha’amana cria vengeance.

    Elle profita que Tapi, ivre mort, soit étalé par terre, pour faire préparer un immense ahi ma’a et le jeter dedans.

    Tahina no Uturoa avait gagné sa place en catégorie hura tau en 2014. (Photo : Vaiana Hargous)

    Tahina no Uturoa avait gagné sa place en catégorie hura tau en 2014. (Photo : Vaiana Hargous)

     

     

    Tamari’i Tipaerui en hura tau

     

    Comme l’auteure du thème de la troupe, Vaihere Pohue, nous le confiait (lire La Dépêche du samedi 16 juillet, p. 15), c’était là le dernier Heiva des Tamari’i Tipaerui. Et pour son dernier spectacle, la troupe a voulu nous faire voyager avec Tane et nous raconter son combat contre son père Atea.

    En effet, un jour, animé par le désir de rivaliser avec Atea, le dieu Tane vogua à bord de sa pirogue Fa’atere-‘apu jusqu’à atteindre la dixième strate, mais son voyage se soldera par un échec. Enragé et cherchant vengeance, il cherche une fois de plus à détruire Atea, prêt à lui lancer plusieurs attaques.

    Cependant, Atea restait immuable et invincible. Tane s’enfuit déçu, puis revient vers son père pour lui présenter une offrande en guise de paix : c’était une étoile filante.
    Les Tamari’i Tipaerui peuvent être fiers de leur belle prestation, très applaudie par le public.

    Les Tamari’i Tipaerui ont tout donné, samedi soir, pour ce qui devait être leur dernier Heiva. (Photo : Vaiana Hargous)

    Les Tamari’i Tipaerui ont tout donné, samedi soir, pour ce qui devait être leur dernier Heiva. (Photo : Vaiana Hargous)

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