HEIVA i TAHITI – Première soirée du concours de chants et danses, jeudi 1er juilet

    lundi 4 juillet 2016

    Avec 41 groupes inscrits, le Heiva I Tahti 2016 s'annonce un des plus beaux depuis sa création, il y a 135 ans(Crédit Florent Collet)

    Avec 41 groupes inscrits, le Heiva I Tahti 2016 s’annonce un des plus beaux depuis sa création, il y a 135 ans(Crédit Florent Collet)

     

    Avec 41 groupes inscrits, le Heiva i Tahiti 2016 s’annonce comme l’un des plus beaux depuis sa création il y a 135 ans. Une promesse confirmée dès l’ouverture jeudi soir avec les harmonies parfaites des tarava Raromata’i de Te Pape Ora no Papofai, l’énergie du tarava Tuha’a Pae de Pupu Tuha’a Pae,
    la joie débordante de Papara To’u Fenua et, le bouquet final, O Tahiti E et son bonheur rayonnant.

     

     

    Papara To’u Fenua réussit son baptême

    Est-ce parce qu’il s’agissait du baptême de la troupe à To’ata ? C’est en tout cas le thème de l’eau qui a été choisi par la toute jeune troupe de Béatrice Legayic, et plus précisément de Vaihihi, la source qui naît au cœur de Papara. Forcément vêtue des plantes qui la bordent, la troupe a raconté son histoire, sa naissance, sa jeunesse, mais aussi sa souffrance, à l’image probablement ce qu’ont enduré ces artistes avant d’arriver à To’ata.

     

    Tevaite Taha pour le concours de meilleure danseuse. (Crédit Florent Collet)

    Tevaite Taha pour le concours de meilleure danseuse. (Crédit Florent Collet)

     

     

    Rahiri et “sens du respect”

    Comme c’est la tradition, les leaders des différentes troupes sont venus avec leurs feuilles de bananier qu’ils ont ensuite disposées devant les membres du jury. Une cérémonie ancestrale, symbole de paix et de sérénité qui a pour but de sceller l’engament des chefs et du jury à se respecter mutuellement jusqu’à l’issue du concours. Un message transmis également par le ministre de la Culture lors de son discours d’ouverture : “J’aimerais, au-delà de l’enjeu que représente le prix, que chacun ait également conscience de la dimension de partage qu’implique le Heiva”, a rappelé Heremoana Maamaatuaiahutapu.

    “Le Heiva n’est pas seulement un concours, c’est aussi le moment que nous choisissons pour transmettre nos valeurs aux jeunes générations. Apprenons-leur le vrai sens du respect, de la tolérance et du partage. Rappelons à nos enfants que les mois de travail acharnés peuvent certes être récompensés par un prix, mais aussi par la fierté d’avoir été jusqu’au bout et d’avoir tout surmonté pour nous offrir le meilleur d’eux-mêmes.”

     

    “Le Heiva n’est pas simplement un concours”, a rappelé le ministre de la Culture. (Crédit Florent Collet)

    “Le Heiva n’est pas simplement un concours”, a rappelé le ministre de la Culture. (Crédit Florent Collet)

     

     

    Te Pape Ora no Papofai : Papeete en effluves

    Vainqueur l’an dernier dans la catégorie tarava Raromata’i, Te Pape Ora No Papofai a une nouvelle fois placé la note très haute jeudi soir en contant les frontières de Papeete. Un récit sensuel où l’on ressentait presque le “parfum du nahe venant de Hiurai et du maire de Taaretu”.

     

    C’est annoncé, la troupe veut conserver son titre. (Crédit Florent Collet)

    C’est annoncé, la troupe veut conserver son titre. (Crédit Florent Collet)

     

     

    Et la lumière jaillit de O Tahiti E

    Feu d’artifice de couleurs, de senteurs et de mélodies, O Tahiti E a offert une explosion de joie aux spectateurs de To’ata. À travers son thème écrit par Steve Chailloux Tahiti, inlassable rieuse, Marguerite Lai promettait du bonheur. Mission accomplie dans un spectacle empli de lumière, au propre comme au figuré. Des sourires éclatants, des cœurs battants, des costumes à couper le souffle avec une mention spéciale pour les pareu rouges et les hauts dénudés, ou la tenue végétale multicolore en accord avec le thème “notre terre belle, belle aux teintes pastel, pourvoit généreusement à nos vies.

     

    Notre culture flamboyante, fait battre le cœur de nos passions”. Flamboyant, O Tahiti E l’a été. Des frissons comme ceux procurés par la voix de la jeune Corayl Picard, la troupe de Margurite Lai en a semé. Vainqueur à deux reprises dans la catégorie hura tau, la troupe a donné le la dans la catégorie reine et s’inscrit déjà dans les favoris. Tout, sauf une surprise.

     

    Comme souvent, ces dernières années, les danseuses n’hésitent plus à se dénuder. (Crédit Florent Collet)

    Comme souvent, ces dernières années, les danseuses n’hésitent plus à se dénuder. (Crédit Florent Collet)

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