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Heiva i Tahiti : le programme

mercredi 22 mai 2019

Photo de famille des acteurs et des partenaires du Heiva 2019. Photo : Christophe Cozette

Photo de famille des acteurs et des partenaires du Heiva 2019. (Photo : Christophe Cozette)


Le 138e Heiva i Tahiti démarrera le 9 juin avec les courses hippiques. Quinze groupes de chants et 13 de danses sont prévus pour le concours, place To’ata. Le parc Vairai de Punaauia accueillera pour la première fois les sports traditionnels.

J-18. C’est le 9 juin que démarrera le 138e Heiva i Tahiti, avec les courses hippiques, à l’hippodrome de Pirae.

Le programme a été dévoilé, dans ses moindres détails, hier matin, à la tribune VIP de To’ata, qui accueillera le concours de chants et de danses traditionnelles de cet événement majeur du fenua.

C’est un “rendez-vous annuel, traditionnel” qui s’est tenu hier matin, avec la présentation du programme complet du Heiva 2019, une présentation menée tambour battant par le ministre de la Culture, Heremoana Maamaatuaiahutapu. Ce sont donc neuf rendez-vous distincts qui vont animer vos mois de juin et juillet.

Première étape, les courses hippiques à Pirae, revenues officiellement dans le Heiva l’année dernière et organisées, cette année, par une association créée en 1913, l’association hippique et d’encouragement à l’élevage de Polynésie française (Ahee), donnant à ce Heiva 2019 un petit goût d’antan. “Je suis très content”, a déclaré le ministre, hier matin, à l’origine de ce retour dans la programmation officielle.

 

La grande fête culturelle et sportive du fenua

 

Viennent ensuite les courses, en haute mer et en lagon, du Heiva va’a, à Papeete, Punaauia et Mataiea, dès le 21 juin. C’est le rendez-vous de l’année des piroguiers, avec les jeux du Pacifique aux Samoa puis les championnats du monde marathon en Australie, qui se tiendront en juillet et août, dans la foulée de ces courses mythiques du tiurai.

Le même jour, c’est le Heiva rima’i qui ouvrira ses portes, au parc-expo de Mama’o, avec plus de 120 artisans, venus des cinq archipels, pour présenter leurs plus belles productions artisanales, de la pierre au pandanus.

Cette 31e édition aura pour thème, cette année, la couronne de maire parfumée, “Hei maire noanoa”. “Une fougère peu promue”, a constaté Heremoana Maamaatuaiahutapu, mais qui a toute sa place face aux légendaires tiare et hibiscus.

La marche sur le feu, elle, on ne la présente plus. Ce sont, en effet, des milliers de personnes, du fenua ou de l’étranger, qui ont marché sur ces pierres incandescentes, depuis 1893, date du premier “umu ti” à Huahine, recensé par Raymond Graffe, qui organisera sa 36e marche sur le feu d’affilée. Depuis 1983, ce rendez-vous est désormais annuel et il se tiendra au Mahana park, à la frontière entre Punaauia et Paea, le 28 juin, veille de la Fête de l’autonomie.

Ensuite, place au sport, à tous les sports mais traditionnels – javelot, coprah, course de porteurs de fruits, grimper de cocotier -, si primés des amateurs de photos, locaux comme touristes. Outre les traditionnels jardins de Paofai pour la course de porteurs de fruits, c’est le parc Vairai qui accueillera les autres compétitions et non le musée de Tahiti et des îles, en travaux.

Huit cent cinquante athlètes adhérents, dont 300 venus des archipels mais également des Samoa, du Vanuatu et de Hawaii, donneront le meilleur d’eux-mêmes, notamment lors des deux coupes du monde prévues, celle du coprah et du lever de pierre, de 200 kg s’il vous plaît.

Tout comme le Heiva i Tahiti, les tu’aro ma’ohi participent amplement à une économie circulaire puisque 4 500 cocos, par exemple, sont commandés à Taha’a, permettant ainsi aux délégations de se déplacer pour ce rendez-vous incontournable. Hormis le lieu, petite nouveauté pour cette année, la mise en place d’un concours de lutte traditionnelle.

 

15 groupes de chants, 13 en danses

 

Et que le spectacle commence. C’est la troupe ‘Ori i Tahiti, la 6e à fouler l’herbe du marae de Paea, qui a le privilège cette année, d’animer ce site grandiose, tous les samedis de juillet et le premier d’août. A’ia (la patrie) est le thème de ce spectacle qui mettra en scène 60 artistes dont 30 danseurs et danseuses.

Les 850 places de chaque représentation risquent d’être prises d’assaut, prenez vos précautions ainsi que pour la compétition phare de ce Heiva, le concours de chants et de danses traditionnelles.

 

Nu’uroa fest pour les suivants

 

Bonne initiative, justement, pour éviter la prise d’assaut des places, observée chaque année pour la soirée des lauréats. Désormais appelée Soirée des podiums, elle est programmée sur deux soirs, laissant ainsi la possibilité aux groupes qui ont terminé deuxièmes et troisièmes de se produire à nouveau, somme toute assez logique, après six mois de préparation et de répétitions, pour seulement une heure de spectacle.

Auparavant, et à partir du 4 juillet, ce sont donc 15 groupes de chants (huit tarava Tahiti, quatre tarava Raromatai et trois tarava Tuha’a Pae) et 13 de danses, qui donneront tout pour remporter les premières places.

Mais que les suivants se rassurent, outre ces soirées des podiums, pour les trois premiers lauréats de chaque catégorie, qui auront été désignés par le jury présidé cette année par Myrna Tuporo dite Mama Iopa, les suivants au classement auront la possibilité de se produire lors de la deuxième édition du Nu’uroa fest, au Musée de Tahiti et ses îles, le 10 août.

Une occasion également de visiter le musée et son exposition du moment, Tupuna-Transit, à un tarif préférentiel, avec la possibilité d’une visite guidée, en quatre langues, tahitien, français, anglais et japonais. Une première.

Autre nouveauté et de taille cette année, l’édition d’un ouvrage trilingue, consacré aux plus beaux chants du Heiva 2016. “Véritable acte patrimonial”, pour fixer dans le temps ce patrimoine culturel, ce livre permettra également aux acheteurs de pouvoir écouter en ligne, sur une plateforme d’écoute dédiée, ces chants grâce à un code inscrit dans les livres. Suivront les chants 2017, nous a-t-on promis, hier matin.

Une façon également de rendre hommage aux auteurs et aux interprètes, qui “ont mis leur cœur, leur engagement, leur fierté, leurs connaissances et leur patience dans ces textes”, comme l’a écrit le ministre de la Culture dans son éditorial 2019, consacré à cet événement populaire, de plus en plus prisé par les touristes, qui sont également de plus en plus nombreux à venir se produire sur la scène de To’ata, puisque le règlement permet désormais aux groupes d’accueillir dix personnes non-résidentes du fenua en leur sein. Une façon originale de vivre ce Heiva de l’intérieur.

 

Christophe Cozette

 

• Plus d’informations sur www.heiva.org.

 

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