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Heiva i Tahiti – Retour en images sur les soirées du week-end

lundi 17 juillet 2017

Sixième soirée de concours de chants et danses

tamarii tuhaa pae no mahina

Vêtu des couleurs de la nature luxuriante des îles Australes, le groupe de chants dirigé par Viviane Tavita a envoûté le public. (© Jennifer Rofès)

Pour la dernière soirée de concours du Heiva i Tahiti, les spectateurs étaient au rendez-vous. Face à une foule d’amateurs de spectacle, les troupes et groupes de chants et danses se sont illustrés. Pour sa toute première participation, la troupe de danse Nuna’a e hau, qui comptait pas moins de 200 danseurs, a été remarquable.

Ce fut également le cas pour le groupe de chants Natiara qui, pour une première, a envoûté le public lors de son himene ru’au. Enfin, les grands gagnants du Heiva i Tahiti 2016 en catégorie hura ava tau, la troupe Tahiti ia Ruru-tu noa, ont littéralement conquis les spectateurs qui les ont acclamés.

 

Je.R.

 

Tamarii Tuha’a pae no Mahina : l’histoire contée de l’enfant des îles Australes

tamarii tuhaa pae no mahina

Le groupe Tamarii Tuha’a pae no Mahina a chanté l’histoire de l’enfant polynésien et du peuple ma’ohi. (© Jennifer Rofès)

Le groupe de chants dirigé par Viviane Tavita a ouvert le bal samedi dernier au soir place To’ata. Leurs tarava Tuha’a pae, ru’au et ‘ute paripari, entièrement écrits et composés par Poema Rochette, avaient pour thème “D’où viens-tu enfant des îles Australes ?”

Le deuxième prix tarava Tuha’a pae du Heiva 2015 avait choisi de raconter l’histoire de l’enfant polynésien, intrinsèquement lié aux grands voyages de navigation. Ainsi le groupe Tamarii Tuha’a pae no Mahina a voulu raconter la traversée du Pacifique par les premiers Polynésiens sur de grandes pirogues avant de venir s’établir sur des terres inhabitées.

À travers les chants, le public s’est laissé transporté par l’histoire de certains marae, îles, motu et passes qui unissent par des liens familiaux les Polynésiens à toutes ces îles.

 

 

Le groupe Natiara crée le lien

natiara

Pour sa toute première participation, le groupe Natiara avait décidé de parler du lien qui unit les hommes entre eux. (© Jennifer Rofès)

Le groupe de chants Natiara, dirigé par Benjamin Tefa’aora Colombani, qui est également l’auteur des textes, participait pour la première fois au Heiva i Tahiti. Créé en décembre dernier, le groupe, qui avait choisi pour thème “le lien”, a littéralement envoûté le public lors de son tarava Raromata’i où il est revenu sur la genèse du monde, lorsque le fondateur suprême créa la Terre avant d’y installer l’homme.

En devenant l’intendant de cette création, l’homme fut naturellement lié à son environnement. Lors du himene ru’au, les chanteurs ont mis l’accent sur le lien qui unit l’homme à la terre, la mer et le ciel, véhiculant ainsi un message de bienveillance face à la vie.

Pour terminer, Natiara, par son ‘ute paripari, a mis en exergue Fare ute, anciennement appelé Fare’ura, lieu où le groupe s’est réuni chaque semaine pour se préparer au Heiva.

 

 

Peuple et nation interprétés par Nuna’a e hau

nunaa e hau

Pour leur première participation, le groupe Nuna’a e hau a présenté une légende datant du roi Pomare II, sur le thème “peuple et nation”. (© Jennifer Rofès)

Pour leur toute première participation au Heiva i Tahiti, la troupe Nuna’a e hau, composée de plus de 200 danseurs, a tout simplement été époustouflante. Créé en janvier, ce groupe, mené par le célèbre John Mairai, a, au regard de certains spécialistes, été l’un des moments les plus forts de ce Heiva i Tahiti 2017.

L’extraordinaire orchestre, la synchronisation et le professionnalisme des interprètes ont laissé sans voix le public de To’ata. Le thème choisi par John Mairai, “peuple et nation”, était inspiré par une légende recueillie par le pasteur Osmond auprès du roi Pomare II sur son lit de mort.

Tahiti aurait été il y a bien longtemps le vivier à poissons de Raiatea, une période où le peuple manahune était sous la domination de l’île. Les artistes ont alors interprété à travers la danse le temps de la révolte de Tahiti.

À travers cette histoire, qui prend en exemple les coups portés par Tafai pour empêcher Tahiti de se réaliser, il était aussi question des aléas de l’histoire qui rappelle que Tahiti était une nation libre sous le roi Pomare II, avant que le protectorat ne soit imposé à la reine Pomare IV et que son fils Pomare V remette ses états à la France pour toujours. Dans la seconde partie du spectacle, les danseurs se relèvent et marchent à nouveau vers l’est, là où, à nouveau, Tahiti pourra être “peuple et nation” libre.

 

calicia taufa nunaa e hau

Calicia Taufa se présentait dans la catégorie des meilleures danseuses et Teiki Wan Phook dans celle du meilleur danseur. (© Jennifer Rofès)

 

 

Te pare o Tahiti aea honore la mémoire de deux ‘aito

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L’année passée, le groupe avait remporté le deuxième prix du ‘ute are’are’a et le premier prix du meilleur costume. (© Jennifer Rofès)

Le groupe Te pare o Tahiti aea, créé en janvier dernier par Teio Rapae, a, pour sa deuxième participation au Heiva i Tahiti, choisi de relater l’histoire des deux ‘aito Taufa et Pa’iriara’i. Le premier était un héros insurmontable et cruel qui vivait au sein d’un peuple agressif de Ahavini, aussi appelé Havini te moro haehae.

Celui-ci mit un jour au défi Pa’iriara’i, un autre ‘aito, de venir le combattre. Leur terrible affrontement est mis en lumière à travers le ‘ute paripari et le ‘ute are’are’a. Si le chant ne précise pas quel fut le vainqueur de ce duel, il met cependant en avant un combat d’égal à égal entre deux guerriers, prêts à tout pour protéger leurs peuples.

 

 

La naissance de la belle Teipo te marama contée par Tamarii Papeari

tamarii papeari

Le groupe Tamarii Papeari présentait la légende de la princesse Teipo te marama. (© Jennifer Rofès)

Pour leur cinquième participation au Heiva i Tahiti, le groupe Tamarii Papeari, habitué des premiers prix dans les catégories tarava Tahiti et ‘ute tautai ramarama marara, a choisi d’interpréter la naissance de la belle Teipo te marama, la princesse de la légende du cocotier.

Les chanteurs ont voulu raconter une partie de cette légende, celle avant le grand combat avec le roi anguille, mais aussi le chemin de Teipo te marama, venue au monde lors de la pleine lune marama, et dont la beauté était comparable aux étoiles.

Cette princesse originaire de Vaiari, aujourd’hui appelé Papeari, fut, à cause d’une famine sans précédent, contrainte de partir pour Vai’uriri, la chefferie voisine, pour y trouver refuge.

Dans la vallée de Vaihiria, elle trouva un champ de bananiers plantains, ce qui la sauva. Seule, elle se mit à nourrir une anguille aux longues oreilles qui s’éprit de la belle. Pour se sauver des griffes de l’animal, la princesse partit alors à la rencontre du célèbre guerrier de Vai uru, Maui, pour qu’il lui vienne en aide. Mais cela, c’est une autre histoire…

 

 

L’époustouflante prestation de Tahiti ia Ruru-tu noa

tahiti ia ruru tu noa

La guerre qui éclate entre les deux peuples est une bataille de danses. (© Jennifer Rofès)

Le grand gagnant du Heiva i Tahiti 2016 en catégorie hura ava tau était très attendu samedi dernier au soir. Et il faut bien reconnaître que la troupe de plus de 200 danseurs a été à la hauteur des espoirs du public, venu en masse les applaudir et les encourager. Pour cette seconde participation,  Tahiti ia Ruru-tu noa avait choisi de raconter l’histoire de “ceux du pays rouge en longue terre ».

Les chants ont été écrits par l’incontournable Simone Grand et la musique composée par le non moins célèbre James Ro’ura. La légende racontait l’arrivée des Ati’ura à Rurutu, leur mise en esclavage, leurs luttes et leur victoire. Interprétée avec fougue et passion par les danseurs, la mise en scène a coupé le souffle des spectateurs.

Le peuple du pays rouge, qui vit une grande sécheresse sur sa terre, décide d’embarquer sur une pirogue qui les conduit jusqu’à Rurutu. À leur arrivée, ils demandent au ari’i de l’île de leur donner une parcelle de terre pour cultiver la nourriture. Celui-ci accepte s’ils deviennent leurs serviteurs.

C’est ainsi que ceux du pays rouge endurent moqueries et brimades des hommes de longue terre. Mais un beau jour, le peuple du pays rouge se révolte. Une guerre éclate. Et les seules batailles menées seront celles de danses qui finiront par les réunir en un seul peuple.

onaku ellis

Onaku Ellis a littéralement subjugué le public par sa grâce. Elle se présentait dans la catégorie meilleure danseuse. (© Jennifer Rofès)

 

Cinquième soirée de concours de chants et de danses

erai te noa no avera

Teiarau le guerrier revient conquérir le village de Avera qui, depuis ce jour, est appelé Tanetee Arearii. (© Jennifer Rofès)

Cette cinquième et avant-dernière soirée de concours du Heiva i Tahiti a permis de retrouver le groupe de danse Erai te toa no Avera  qui, lors du Heiva 2016, avait remporté le 3e prix dans la catégorie hura ava tau et le 3e prix dans celle du meilleur danseur.

Un autre groupe amateur, Pupu ori Toahiva, concourait également vendredi dernier. C’était sa deuxième participation au Heiva i Tahiti.

Cette soirée a également permis de retrouver le chef de groupe de chant de Tamarii Manotahi, 1er  prix tarava Raromatai 2009, et enfin le groupe de chant Papara to’u fenua créé en 2016, par Béatrice Legayic qui avait par ailleurs remporté le 3e prix du tarava Tuha’a pae, cette même année.

 

arii pomare teiarau apea pupu ori toahiva

 

 

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