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Hereana Harua couronne le quotidien

lundi 19 août 2019

Entre la cueillette et la confection, ces couronnes auront demandé plusieurs heures de travail à Hereana Harua. Photo : Anne-Charlotte Bouleau

Entre la cueillette et la confection, ces couronnes auront demandé plusieurs heures de travail à Hereana Harua. Photo : Anne-Charlotte Bouleau


Hereana Harua s’est lancée il y a quelques mois dans la confection de coiffes végétales. Elle les vend en complément de fruits et légumes sur un stand en bord de route situé à deux pas de chez elle à Taravao. Elle privilégie les week-ends pour vendre ses créations à 1 000 francs la pièce, mais elle réalise aussi des couronnes sur commande.

Paradoxalement, il n’est pas si simple de trouver des couronnes de fleurs fraîches à la Presqu’île… Il faut connaître les bonnes adresses ! Installée à Taravao depuis un an, Hereana Harua s’est lancée il y a quelques mois dans la confection de coiffes végétales, qu’elle vend en complément de fruits et légumes sur un stand en bord de route situé à deux pas de chez elle.

Tout a commencé aux Australes, où elle a grandi. “À partir de l’âge de 2 ans, j’ai vécu à Rurutu, avec la soeur de ma maman. C’est elle qui m’a appris à faire des couronnes de cou, comme ça se fait beaucoup là-bas. Mais c’est vraiment ici, à Tahiti, que je me suis mise à faire des couronnes de tête. Au départ, ce n’était pas parfait, mais à force d’en faire tous les jours, voilà le résultat !”, lance la jeune femme de 22 ans en pointant du doigt ses créations, effectivement très réussies.

 

Tout un art !

 

Il faut dire que Hereana Harua a des goûts affirmés. “Je n’aime pas utiliser que des feuillages. J’aime mettre des fleurs pour apporter de la couleur et de l’éclat”, souligne-t-elle. Elle a également beaucoup de mérite, puisqu’elle réalise la cueillette à vélo, ce qui lui prend souvent plusieurs heures, profitant des points d’eau qu’elle croise sur son chemin pour entretenir la fraicheur de ses trouvailles conservées dans un sac. “Je vais un peu partout. J’ai mes spots en fonction de ce que je cherche. Je demande aux gens qui ne ramassent pas leurs fleurs si je peux les cueillir. La plupart du temps, ils sont généreux et ils acceptent. J’aime beaucoup les frangipaniers, même si j’aimerais bien avoir d’autres couleurs, pas seulement du blanc et du jaune. C’est difficile d’en trouver à la Presqu’île”, confie-t-elle.

L’artisane peut compter sur le soutien de son petit frère et de ses neveux et nièces, qui se prennent volontiers au jeu de la cueillette dans le jardin familial pour compléter le butin, également constitué de différentes espèces de fougères, pour varier les formes, les couleurs et les textures.

La jeune femme utilise rarement des tiare Tahiti, en raison du coût des fleurs à l’achat, et elle privilégie les feuilles de ‘auti comme base de montage en complément du ruban, selon la technique de l’enroulage. “L’astuce que m’a donné une voisine, c’est de bien serrer et de ne pas trop charger, sinon, ça fait mal à la tête”, explique-telle, tout en continuant son ouvrage, qu’elle peut boucler en trente minutes.

“Si je suis en forme et qu’on ne me dérange pas”, précise-t-elle. Hereana Harua privilégie les week-ends pour vendre ses créations à 1 000 francs la pièce, mais elle réalise aussi des couronnes sur commande pour divers événements, comme un mariage, dernièrement.

“J’arrive à me faire connaître grâce à mes publications sur Facebook”, remarque la jeune femme connectée. Fin septembre, elle débutera une formation professionnelle dans un tout autre domaine, mais elle compte maintenir cette activité en parallèle pour des raisons financières, certes, mais aussi par passion.

 

A.-C. B.

 

Steven Harua

Son petit frère, Steven, 9 ans, se prend volontiers au jeu de la cueillette dans le jardin familial. (Photo : Anne-Charlotte Bouleau)

couronnes de fleurs

Garnie de fleurs et de feuillages variés, la couronne prend forme sur une base de ‘auti, selon la technique de l’enroulage.

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