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Herenui Galenon, globe-trotteuse de l’hôtellerie

lundi 21 août 2017

herenui galenon

Vue sur Dubai Marina depuis le Beach Club de l’hôtel Dukes. (© DR)


Lorsqu’on aime les voyages et le contact humain, le domaine de l’hôtellerie-restauration offre de multiples possibilités de carrière. Le parcours d’une jeune femme originaire de Faa’a, Herenui Galenon, 30 ans, en est un bel exemple. Après une enfance passée au fenua et des études supérieures dans l’Hexagone, elle a multiplié les expériences professionnelles aux quatre coins du monde. Depuis six mois, elle est installée à Dubaï, aux Émirats arabes unis. À l’occasion de quelques semaines de vacances bien méritées à Tahiti auprès de sa famille, La Dépêche a rencontré cette globe-trotteuse, toujours avide de découvertes.

De ses nombreux voyages effectués durant son enfance, Herenui Galenon a gardé un goût prononcé pour la découverte de nouveaux pays et de nouvelles cultures. C’est aussi ce qui a poussé la jeune femme à choisir de faire carrière dans le tourisme.

Après une licence langues étrangères appliquées (LEA) à Aix-en-Provence, elle passe un master en tourisme à Perpignan. Pour l’obtenir master, elle doit effectuer deux stages de six mois.

“Le premier, je l’ai fait en Belgique, à Bruxelles, en 2011. C’était au  Plaza Hôtel, qui reçoit notamment les invités de la famille royale. J’étais en réservation. Le deuxième stage, c’était au Mexique, dans un hôtel du groupe InterContinental, situé sur une petite île, à une heure d’avion de Cancún.
Là-bas, j’assistais le manager du département Food and Beverages. J’ai occupé plusieurs fonctions, hôtesse, tâches administratives, etc. Je me suis poussée pour partir là-bas et améliorer mon espagnol. Quand je suis revenue, j’étais totalement bilingue”.

La jeune femme parle français, anglais, espagnol et quelques mots de tahitien… Une fois son master en poche, Herenui se lance dans la recherche d’un emploi. Après quelques mois de galère, elle finit par trouver un CDD de huit mois dans un Relais & Châteaux, à Dijon.

“C’était une ancienne abbaye, une magnifique propriété de 18 chambres, avec un lac privé. J’étais chargée de la réception, de l’accueil VIP. La clientèle était essentiellement britannique. J’ai pu perfectionner mon anglais”.

Mais l’envie de découvrir de nouveaux horizons se fait une fois de plus ressentir. Herenui décide alors de suivre l’exemple d’une amie qui s’est installée à Dubaï, ville de la démesure…

Durant un an, elle envoie sa candidature à des dizaines d’hôtels sur place, sans résultat. Au lieu de se décourager, la jeune femme décide de se rendre directement sur place.

“Mon père m’a aussi beaucoup encouragée à y aller. J’ai eu un premier entretien au Sofitel et j’ai été prise quasiment tout de suite. Le fait que je parle français a joué en ma faveur.
Je voulais vraiment venir à Dubaï. C’est un endroit où il y a énormément d’opportunités d’emplois. En 2020, ce sera l’exposition universelle. Des centaines d’hôtels vont ouvrir.
Je suis restée deux ans au Sofitel, j’étais guest relation. Je répondais à toutes les demandes des clients. J’ai accueilli quelques VIP, comme l’ancien directeur des programmes de France 2, que j’ai accompagné à Dubai Mall, le plus grand centre commercial du monde, pour qu’il y fasse son shopping”.

 

Six ans qu’elle n’avait pas revu sa famille

 

La Polynésienne travaille à présent au Dukes Hôtel, un nouvel établissement. Elle y est depuis six mois. Elle a délaissé le front office et opté pour un poste d’assistante administrative. Elle souhaiterait plus tard devenir assistante personnelle du directeur du département Food and Beverages.

“La moitié de l’équipe est britannique, l’autre indienne. Je suis la seule française. L’intégration a été facile. J’ai des horaires plus réguliers. Je travaille de 9 à 18 heures minimum. Je loge dans une résidence qui est réservée au personnel de l’hôtel, à 20 minutes environ. On habite tous ensemble”.

Herenui ne regrette  pas du tout son choix d’aller là-bas. Elle n’envisage pas de revenir à Tahiti dans l’immédiat mais, qui sait, peut-être à la fin de sa carrière.

“J’ai appris énormément de choses depuis que je suis à Dubaï. Sur moi-même. Sur le travail. Sur les autres, car il y a beaucoup de nationalités différentes qui vivent là-bas.  
Je profite de toutes les activités qui existent. Je me suis fait des copines. On a créé un groupe sur WhatsApp et on se partage les bons plans. J’ai rencontré aussi quelques Polynésiens, comme ce couple très sympa, dont le mari est pilote à Emirates, le seul Tahitien qui pilote un A380 ! Je les ai rencontrés lors d’un tournoi de beach soccer avec les Tiki Toa”.

Côté cœur, la jeune femme n’a pas encore rencontré l’homme de sa vie mais elle ne désespère pas.

“Pour le moment, je n’ai pas de relation sérieuse. Je n’ai pas encore vraiment envie de me caser, mais c’est vrai que parfois le manque se fait ressentir. Je finirai bien par trouver quelqu’un ; il n’y a pas de raison”.

Herenui a retrouvé sa terre natale, il y a quelques jours. Elle profite de quelques semaines de vacances bien méritées, aux côtés de son papa et de sa sœur, qui habitent à Pamatai. Cela faisait six ans qu’elle n’avait pas revu sa famille.

“Il était temps que je revienne. Je redécouvre un peu tous les jours. La vie ici, ce n’est pas comparable à Dubaï. Mais ça fait aussi du bien de revenir à quelque chose de plus simple. Pour les jeunes qui galèrent pour trouver du travail, il faut vraiment qu’ils se battent, qu’ils repoussent leurs limites et, s’ils ont un projet en tête, il ne faut pas avoir peur de partir. Moi je me suis poussée à partir et je n’en retire que du bon. Ils auront peut-être un peu de mal à s’adapter, parce que les amis et la famille sont loin mais il ne faut pas avoir peur d’y aller”.

 

De notre correspondante C.Q.

 

 

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