Hina Grépin-Louison : “Faciliter l’insertion professionnelle des demandeurs d’emploi”

    mardi 29 décembre 2015

    Vous étiez directrice de l’Institut supérieur de l’enseignement privé de Polynésie française (Isepp) depuis 2008. Ce changement de carrière était une volonté de votre part ou une opportunité qui s’est présentée ?
    Je pense qu’un cycle s’achevait pour moi à l’Isepp. J’étais très heureuse de travailler dans l’enseignement supérieur, mais là, j’ai eu l’opportunité de pouvoir élargir ma palette de compétences à l’ensemble de la formation, pas seulement universitaire, mais aussi professionnelle. J’ai trouvé vraiment intéressant de pouvoir déployer mes compétences en ingénierie de la formation pour un public plus large.

    C’est votre premier jour de travail à la tête du Sefi et les dossiers sont déjà empilés sur votre bureau… Par quoi allez-vous commencer ?
    Oui, j’ai eu des cadeaux à l’arrivée, avec à peu près quatre piles de dix dossiers (rires) ! Mais, plus sérieusement,
    j’arrive avec un regard vierge et neuf. Et ce que je vais faire, dans un premier temps, c’est de beaucoup observer, beaucoup discuter avec chaque agent du Sefi pour dresser un état des lieux. Et, à partir de là, on travaillera en projet, mais des projets d’équipe.
    Je ne viens pas avec un projet tout ficelé que j’aurais imaginé toute seule. Je me donne un mois pour m’imprégner de l’environnement, du travail de chacun. Je ne suis pas là pour faire la révolution, mais au contraire m’appuyer sur le travail d’équipe qui est déjà mené et pour avancer ensemble.

    Vous a-t-on assigné des missions en particulier ?
    J’ai rencontré Tea Frogier (la ministre du Travail, NDLR) et l’idée est vraiment d’insister sur la partie formation dans le cadre de la recherche d’emploi afin de faciliter l’insertion professionnelle des demandeurs d’emploi. Et pour ça, il faut les former. Je pense donc que ma gouvernance sera focalisée sur cette nécessité de formation professionnelle en vue de l’employabilité.

    Comment appréhendez-vous ces nouvelles fonctions ?
    Je suis ravie et très enthousiaste à l’idée de ce nouveau challenge. Surtout de l’objectif de service public qui est derrière, qui est quand même un objectif fondamental pour le Pays.

    Vous étiez déjà dans le service public avant l’Isepp, non ?
    J’avais travaillé à la Sagep et j’étais en charge d’une petite équipe qui s’appelait la Mous, la maîtrise d’œuvre urbaine et sociale, et qui accompagnait les habitants des quartiers classés insalubres au relogement. Donc effectivement, j’avais déjà cette approche de ce que j’estime être un service public et la boucle se boucle un peu, je suis très contente d’y revenir.

    Vous avez passé treize années à l’Isepp, cet établissement ne vous manquera pas trop ?
    Si ! Mes étudiants vont énormément me manquer, ils me manquent déjà. J’ai reçu plein de mails très touchants d’étudiants, donc, c’est sûr que j’ai une grosse nostalgie. L’enseignement va me manquer et puis mon équipe administrative, André, Angèle, Armande, Cindy, Sam… me manque. Mais l’Isepp n’est pas loin, à pied même, donc je pense que j’irai de temps en temps y faire un petit tour.

    Propos recueillis par Vaiana Hargous

    Jacques 2015-12-29 09:37:00
    Dommage d'abandonner ses étudiants en plein milieu d'année
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