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Hirohiti Raapoto, grand vainqueur des Doctoriales 2017

vendredi 5 mai 2017

doctoriales

La remise des prix des Doctoriales 2017 s’est déroulée jeudi après- midi, dans l’enceinte de l’Université de la Polynésie française. (© Élénore Pelletier)

Il avait déjà été nominé l’an passé pour son travail de recherche et était passé de peu à côté du grand prix de la meilleure présentation orale des Doctoriales 2016, mais cette année aura été la bonne. Hirohiti Raapoto est aujourd’hui le grand vainqueur de cette neuvième édition, qui a réuni 43 doctorants.

Outre la reconnaissance du jury, il empoche la jolie somme de 200 000 francs qui lui a été remis en main propre par le directeur des ressources humaines d’EDT, l’une des trois entreprises partenaires de l’événement.

Une belle surprise pour ce jeune chercheur qui travaille sur : « L’influence des cycles climatiques sur l’effet d’île aux Marquises ».

« Les eaux de l’archipel des Marquises sont exceptionnellement riches. On y trouve beaucoup de gros poissons pélagiques. L’objectif de ma thèse consiste à expliquer l’origine de cet enrichissement en faisant intervenir de la physique, de la biologie et en utilisant un système de modélisation numérique. Pour le moment, plusieurs hypothèses peuvent être émises pour expliquer celle- ci : il y a le phénomène d’upwelling (la présence de remontée d’eau au niveau des côtes, NDLR), mais aussi la présence de tourbillons. Dans la cadre de ma thèse, je me suis surtout focalisé sur la génération des tourbillons et l’impact de ceux-ci dans l’enrichissement des eaux de surfaces », explique Hirohiti.

Bien avancé dans ses recherches, le jeune homme espère pouvoir soutenir sa thèse d’ici la fin de l’année. Idéalement, il envisage de poursuivre ensuite avec un contrat post- doctoral ou bien maître de conférence à l’université de la Polynésie française.

Ce qui est sûr, c’est que le doctorant souhaite impérativement rester au fenua.

En attendant, Hirohiti qui est également passionné de musique, envisage d’utiliser son prix pour financer du matériel de musique pour son groupe de reggae rock : Heroes and Minivans.

 

Le deuxième prix pour Gaël Mondonneix

 

Autre prix attribué : celui de la meilleure perspective de valorisation économique ou culturelle, pour une somme de 100 000 francs remis par le président du Pôle d’innovation Tahiti Fa’ahotu à Gaël Mondonneix, en deuxième année de doctorat, pour son travail sur l’évaluation automatique du lustre des perles de Tahiti.

À travers cette thèse, le jeune chercheur s’est penché sur la notion du lustre, ses différentes caractéristiques et la manière dont elles peuvent être extraites automatiquement à partir d’images photographiques de perles pour permettre d’imiter le jugement humain.

Aujourd’hui la hausse du volume et la baisse du prix des perles de Tahiti contraignent les professionnels de la filière à consacrer de plus en plus de temps au tri. Un programme a donc été mis en place : le programme Rapa (Reconnaissance automatique de la qualité des perles de Tahiti) afin d’assister ces professionnels dans cette tâche en tenant compte de critères aussi variés que la forme, la couleur, la taille du nucléus, … Gaël a choisi de s’intéresser au lustre et aujourd’hui après deux ans de thèse, ses recherches semblent bien avancées.

« Pour l’instant, on a travaillé sur la caractérisation des différents types de lustres et leur numérisation. La prochaine étape va donc être celle de l’apprentissage machine. À partir de cinq de ces critères, obtenus à partir de photos de perles extraites, on va essayer de faire tourner des algorithmes d’apprentissage machine, pour voir si on arrive à se rapprocher du tri d’un expert. Notre but, c’est de fabriquer une machine qui soit la moins coûteuse possible, c’est pourquoi, nous espérons parvenir à caractériser le lustre uniquement à partir de photographies et non à partir de technologies plus avancées », explique l’étudiant dont les recherches sont financées par le ministère des Outre-Mer.

 

Prix du meilleur poster remis à Pierre-Louis Stenger

 

Enfin, le prix du meilleur poster a été remis par Richard Wan, représentant du groupe Robert Wan à Pierre- Louis Stenger, doctorant en 1ère année, qui prépare une thèse sur le thème des  variations chromatiques internes chez l’huître perlière Pinctada Margaritifera ( Linnaeus 1758).

« C’est un des seuls bivalves qui présente une gamme aussi étendue de couleurs de coque interne et par corrélation de couleur de perle. Mais encore aujourd’hui, on a du mal à comprendre comment apparaissent ces couleurs d’un point de vue moléculaire et comment est-ce qu’elles peuvent variées. En trois ans, je vais essayer d’identifier les gênes qui sont en lien avec cette expression de la couleur et trouver les variantes génétiques typiques de ces couleurs. Je vais travailler sur trois phénotypes de couleurs : le rouge, le jaune le vert et étudierai comment l’environnement influe sur ces génomes et comment ces modifications font varier ces couleurs », explique le tout jeune chercheur.

 

É.P.

 

 

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