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Hitia’a o te Ra – Henri Flohr défie le haut-commissaire

jeudi 22 décembre 2016

dissolution hitiaa o te ra

Face la résistance du maire Dauphin Domingo et la position défavorable du haut-commissaire dans la poursuite du processus de défusion, Henri Flohr promet un tsunami politique à Hitia’a o te Ra l’année prochaine. (© Jean-Luc Massinon)

 

 

Dans le cadre d’un recours devant le tribunal administratif, l’ancien maire de Papeno’o déplore que le haut-commissaire ne reconnaisse le collectif favorable à la défusion des communes associées de Hitia’a o te Ra. Ce collectif réclame la mise en place de commissions spéciales. Refusant de faire démissionner la majorité, Henri Flohr annonce le blocage institutionnel de la commune pour forcer le haut-commissaire à dissoudre le conseil municipal et réorganiser des élections.

 

 

En marge de la polémique sur la paternité du projet de quai des pêcheurs à Papeno’o (lire ci-dessous), Henri Flohr, que La Dépêche a rencontré hier, a surtout réagi aux arguments présentés par le haut-commissaire dans son mémoire (lire notre édition de mardi) pour contrer le recours engagé par le collectif favorable à la défusion des communes associées de Hitia’a o te Ra : “Je ne comprends pas pourquoi le haut-commissaire ne reconnaît pas ce collectif. Nous avons la majorité avec 18 élus sur 29. C’est vrai que le maire n’est pas pour cette défusion, mais nous avons la majorité. La population a voté massivement pour la défusion ; nous avons eu 4 000 signatures. Elle aussi attend la réponse du haut-commissaire à notre demande de mise en place des commissions spéciales dans chaque commune.”

 

Forcer le haut-commissaire à dissoudre le conseil municipal

 

Vexé par cette non-reconnaissance du collectif, Henri Flohr, qui fait partie de la nouvelle majorité au conseil municipal, menace tout bonnement de bloquer la mairie : “Si c’est comme ça, en 2017, il y aura un blocage de l’institution au niveau du conseil municipal. Alors là, le haut-commissaire devra prendre un arrêté pour dissoudre le conseil municipal de Hitia’a o te Ra. Ce n’est pas à nous de démissionner, c’est à lui de dissoudre. On ne peut pas attendre une décision du tribunal administratif car on ne sait pas ce que cela va donner.”

 

Avis de tsunami politique en 2017

 

D’autant que l’un des arguments du haussaire est qu’il n’y a pas de délai prévu pour instituer ces commissions de défusion. En métropole, une commune a même attendu quatre ans.

Et comme Dauphin Domingo, l’actuel maire, ne veut pas partir, Henri Flohr lâche : “On ne va pas attendre. Si le haut-commissaire ne reconnaît pas les 18 élus de ce collectif, il vaut mieux changer de stratégie en changeant de maire. La demande de mise en place des commissions sera alors portée par ce nouveau maire et sa majorité.”

Face à l’avis défavorable du commissaire enquêteur et la position défavorable du haut-commissaire, Henri Flohr a compris qu’il fallait changer de tactique : “On ne va pas dire amen au haut-commissaire. Nous ne sommes pas de béni-oui-oui. Ce n’est pas lui qui va décider. Il ne donne que son avis. Si c’est possible de défuser en France, c’est possible ici aussi. Nous poursuivrons le processus de défusion en mettant en place un nouveau maire. Nous allons respecter la loi qui nous dit de prendre aujourd’hui cette voie-là. Nous bloquerons l’institution, il y aura la dissolution et de nouvelles élections. Et avec la nouvelle majorité et le nouveau tavana, le haut-commissaire nous reconnaîtra peut-être.”

Henri Flohr promet déjà un tsunami politique en 2017. Car si le haut-commissaire freine toujours le processus de défusion, c’est à Paris que le collectif ira plaider sa cause : “Nous irons en France après les élections présidentielles et législatives. Nous irons rencontrer le nouveau président, les ministres, le président du congrès des maires et les tavana qui ont obtenu leur défusion. Je vous promets que ça va bouger. Il va y avoir du mouvement en 2017 ! Je prévois un tsunami politique à Hitia’a o te Ra.”

 

 

J.-L.M.

 

Projet de quai des pêcheurs : Henri Flohr affirme que c’est son “bébé”

quai papenoo

Profitant du relief naturel, la rampe sera réalisée parallèlement à la route de ceinture et protégée par un mur chasse mer. Une rotonde sera creusée dans le platier pour permettre aux bateaux de faire demi-tour et emprunter un court chenal. Les manœuvres de mise à l’eau se feront en toute sécurité sur l’ancienne route de ceinture. Des parkings aménageront le site. (© DR)

 

Accusé, il y a deux semaines, par l’actuel maire de Papeno’o, de bloquer la construction du quai des pêcheurs dans la commune, Henri Flohr a souhaité rétablir la vérité en apportant les preuves que ce projet est bien le sien et non celui de Vetea Avaemai. Car la rampe de descente de bateaux au PK19, on en parle depuis 2008.

Henri Flohr assure que cette réalisation était dans son programme politique. Les pêcheurs lui avaient fait part des dépen-ses qu’ils avaient en devant se rendre à Mahina pour descendre leur bateau et pour finalement revenir pêcher au large de Nivee. 

Mais voilà, en 2009, l’avant-projet avait chiffré les travaux à plus de 400 millions de francs. Bien trop coûteux dans une période économique bien trop sinistrée. Alors le projet n’est réapparu qu’à la campagne de 2013.

Sauf qu’entre-temps, la construction de la gare routière était engagée sur le site prévu pour la rampe. Qu’à cela ne tienne, le projet a été décalé dans l’anse formée par l’ancienne route de ceinture. Mais là encore, la situation économique ne permet pas de telles dépenses.

Henri Flohr défend encore son projet aux municipales de 2014, mais c’est finalement après avoir apporté son soutien à Édouard Fritch que le quai sort enfin de l’ombre.

Le nouvel emplacement permet de faire baisser le coût des travaux à 200 millions de francs. Le ministre Solia inscrit au budget les 11,5 millions de francs d’études et mets ses techniciens de l’arrondissement maritime sur le dossier. L’implantation a été récemment validée par Henri Flohr et le président de l’association des pêcheurs Papeno’o ravaai. Les travaux sont même inscrits au budget 2017. Les appels d’offres pourraient être lancés l’année prochaine ; les travaux débuteraient à la mi-2017 pour une mise en service fin 2017 ou début 2018.

Maintenant que le projet est dans la dernière ligne droite, Henri Flohr n’a pas l’intention de se laisser voler la paternité par ses adversaires de l’UPLD/Tavini. 

 

J.-L.M.

 

Plus d’informations dans notre édition du jour ou au feuilletage numérique

 

 

 

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