Hitia’a o te Ra – Procédure de défusion des quatre communes associées

    jeudi 4 février 2016

    Le maire délégué de Hitia’a, Jacqui Drollet, a voulu médiatiser, hier, via une conférence de presse, l’arrêté du haut-commissaire en date du 28 janvier, permettant l’ouverture de l’enquête publique relative au projet de défusion de la commune de Hitia’a o te Ra, qui comprend Papeno’o, Tiarei, Mahaena et Hitia’a. Un processus que ce tavana de la côte est trouve un peu “longuet”, puisque la première délibération municipale demandant que chacune des quatre communes associées soit érigée en commune de plein droit date de juillet 2014. Une délibération d’ailleurs votée à l’unanimité une seconde fois, en août dernier, avec l’unanimité des 29 voix des élus municipaux. “En tout état de cause, nous irons jusqu’au bout de ce processus prévu par le CGCT (code général des collectivités territoriales, NDLR)”, assure Jacqui Drollet, “et nous veillerons à ce que les arrêtés pris ne soient pas des moyens dilatoires pour faire traîner les choses en longueur”.
    C’est donc une troisième étape dans laquelle s’engage la commune dans ce qui s’apparente pour lui à un “parcours du combattant”. Il aura en effet fallu quatre mois au haut-commissaire pour rédiger son arrêté et “une lecture attentive de l’arrêté en question permet de se rendre compte que la route vers la liberté est encore longue”.
    Dans le meilleur des cas, le processus devrait en effet aboutir au premier semestre 2018. Néanmoins, Jacqui Drollet est dans les starting-blocks puisque l’enquête publique prévue par l’arrêté du haussaire va démarrer le 7 mars pour une durée de deux mois, jusqu’au 9 mai. “L’aventure” ne s’arrêtera toutefois pas encore là. Il restera encore d’autres étapes jusqu’à la décision finale, si elle est validée, au premier semestre 2018.

    “Notre rôle est d’expliquer à la population”

    Jacqui Drollet n’en démord pas, la défusion est une nécessité pour la bonne gestion de sa commune. “Depuis 1989 que je suis élu à la mairie de Hitia’a, on a toujours souffert d’un maire élu hors de Hitia’a. Sur tous les plans : personnel, matériel, financier, investissement… La preuve, l’eau potable existe à Papeno’o, Tiarei et Mahaena. Nous n’avons pas d’eau potable ici. Et quand les tuyaux cassent parce qu’ils ont 50 ans, on a besoin d’un engin pour réparer, on est obligé d’attendre une semaine et on a toute la population sur le dos qui vient nous demander “pourquoi on n’a pas d’eau ? Je ne vais plus payer ma redevance’’ et ainsi de suite. Il y a plein de petites anecdotes telles que celle-ci. Par exemple, ce matin, ma secrétaire avait un stage à suivre à Papeete, elle n’a pas pu y aller parce qu’on ne lui a pas donné de remplaçante. Et ainsi de suite…  Donc, dès que le CGCT a été mis en application en 2008, nous avons saisi l’opportunité de lancer cette procédure et d’aller au bout de celle-ci.”
    Interrogé sur le pourquoi de son intervention auprès de la presse, lui qui est seulement “l’encore maire délégué de Hitia’a”, comme il s’amuse à le faire remarquer, il tient à rappeler qu’avec son équipe, il a été élu sur cette base. “Notre rôle est d’expliquer à la population le niveau de progression de cette opération. Et à chaque niveau, on invitera la presse. Nous pensons que c’est un bon exercice de démocratie et que chacun pourra argumenter, surtout pour expliquer pourquoi il est favorable ou défavorable à cette procédure de défusion. Je sais que les représentants de l’État ne sont pas favorables. Mais leur rôle à eux, c’est d’appliquer la loi.”

    De notre correspondant C.J.  

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