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Hitia’a. La politique s’invite à la pose de la première pierre du chantier du complexe sportif

mercredi 28 février 2018

Malgré quelques réclamations des associations, l’ambiance était bonne entre le président, le haut-commissaire et le tavana lors de la pose de la première pierre du chantier.

Malgré quelques réclamations des associations, l’ambiance était bonne entre le président, le haut-commissaire et le tavana lors de la pose de la première pierre du chantier.

Avec les élections territoriales qui approchent, la politique s’immisce un peu plus chaque jour dans la vie quotidienne des Polynésiens. Pas un acte, pas un mot, pas une attitude n’échappent à la critique ou aux allusions.

Pour preuve, hier matin, la cérémonie de la pose de la première pierre du futur complexe sportif polyvalent à Hitia’a a levé quelques interrogations, et même a fait s’élever la voix de quelques mécontents. Le président Fritch, le haut-commissaire, la députée Sanquer et leurs délégations étaient là pour déposer un simple parchemin qui donne le signal du lancement de ce grand chantier de près de 600 millions de francs, mais la politique a rattrapé cet événement. D’abord, le maire délégué de la commune, Jacqui Drollet, n’était pas présent, ni l’un de ses adjoints. On a boudé ? C’est pourtant Jacqui Drollet qui avait initié le projet il y a maintenant de nombreuses années.

L’ancien maire de Papeno’o et actuel conseiller à l’assemblée, Henri Flohr, était lui bien présent ; d’ailleurs dans tout le district, il est même omniprésent et toujours aussi influent. Il faut dire que la division des clans au sein du conseil municipal fait l’objet de gros enjeux dans cette commune. Les territoriales vont aussi donner le ton aux prochaines municipales.

C’est pourquoi le maire de Hitia’a o te Ra, Dauphin Domingo, par sa présence, ne lâche pas un pouce de terrain à ses adversaires. Sauf qu’hier matin, le choix de la couleur bleue de sa chemise laissait encore des doutes sur son rapprochement avec le parti de la majorité, le Tapura… Bien qu’elle ne soit pas orange non plus malgré les contacts avec Gaston

Flosse, cette chemise bleue n’est peut-être pas non plus un vrai signe de retour vers le Tavini.

Des listes… de sans-emploi

Finalement, ce sont les associations, à qui on a donné la parole, qui ont mis les pieds dans le plat sans détour. Il y a eu l’intervention d’André, un riverain qui se plaignait de ne plus pouvoir avoir accès, à cause des travaux, aux neuf hectares de fa’a’apu que certains habitants des alentours louent en fond du vallon.

Mais surtout, c’est Arthur Temarii qui a jeté un pavé dans la mare. Le président de l’association de futsal de la commune, qui regrouperait une centaine de licenciés, a dénoncé du favoritisme quant à l’attribution de postes sur le chantier du complexe. Selon lui, des listes des jeunes sans emploi ont été déposées, mais certains soutiens politiques auraient favorisé leurs listes au détriment des autres.

Alors qu’on nous a assuré en “off” que le gouvernement n’était pas intervenu, interrogé, le président Fritch semblait plutôt bien au courant : “Les différentes associations ont déposé des listes, mais ils ne peuvent pas tous être embauchés par la première entreprise qui vient. Je crois qu’il y a neuf entreprises pour douze corps d’état. Il faut attendre son tour. Je crois effectivement que les premiers embauchés ont eu le soutien d’un des représentants, ici… Ces discussions sont normales, car les jeunes sont à la quête d’un job pour gagner un peu d’argent. Alors je veillerai à ce que les entreprises puissent embaucher un peu plus de jeunes qu’aujourd’hui.”

On aurait presque oublié que tout le monde était venu pour ce complexe sportif qui devrait sortir de terre dans onze mois.

J.-L.M.

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