Hitiura Pambrun, tatie par vocation

dimanche 14 juin 2015

Un parking pratique, une entrée charmante, une jolie maison colorée et spacieuse bordée d’un grand jardin où s’amusent de tout-petits enfants, c’est la nouvelle garderie Babaloo installée à Punaauia depuis trois mois. À la direction, Hitiura, une jeune femme douce et souriante, mêlant la fermeté et le sérieux de ses fonctions à la chaleur d’un câlin dès qu’elle ouvre ses bras à un enfant.
Babaloo à Punaauia est une réouverture. En effet, la structure a d’abord été créée en 2011 à Paofai : “Avec ma sœur Aiata, avec qui je travaille depuis le début, on a commencé par une petite garde à domicile avec un petit effectif d’enfants pendant deux ans et demi. Mais nous avons dû fermer car le propriétaire voulait récupérer la maison et en même temps, j’étais sur la fin de ma grossesse. Dès que nous avons trouvé un nouveau lieu accueillant, nous nous sommes relancées dans l’aventure !”
Aujourd’hui en cours d’agrément, Babaloo n’est plus une garde à domicile mais une crèche qui accueille les enfants de 3 mois à 3 ans. Si elle peut accueillir jusqu’à vingt-cinq enfants (dont cinq qui ne marchent pas) selon les directives de l’agrément, pour l’instant, les deux taties Aiata et Hitiura s’occupent aujourd’hui de sept enfants, de 6h à 17h30, du lundi au vendredi.

Le respect et le partage

La philosophie de Babaloo est fondée sur le partage et le respect d’autrui. “Nous nous efforçons dans notre quotidien de véhiculer des valeurs importantes, d’aider l’enfant à appréhender la vie en collectivité et de faire attention aux autres. Nous instaurons également beaucoup d’échanges et de convivialité avec les parents, de façon à ce que tout le monde se sente à l’aise. On ne fait pas que de la garde et nous favorisons les activités dirigées”.
Avec l’expérience d’Aiata en métropole et la formation de directrice de crèche et garderie de Hitiura, les enfants ne sont pas délaissés ni ne dorment toute la journée : à Babaloo, on travaille en s’amusant ! En effet, répartis en trois tranches d’âges (de 0 à 1 ans, de 1 à 2 ans, et de 2 à 3 ans), les enfants participent à diverses activités adaptées.

“Nous proposons plusieurs activités avec les enfants : manuelles, de motricité (grimper, sauter, ramper, etc.), de langage, des activités pour les éveiller, leur faire découvrir leur environnement et développer leur autonomie et leur créativité. Nous sommes également très à l’écoute des enfants dans leur individualité. Attention, nous ne sommes pas des pédopsychiatres mais nous sommes là pour accompagner l’enfant tout au long de la journée pour qu’il se sente bien. Nous sommes aussi le relais avec la maison et nous faisons un petit “débriefing” aux parents le soir, qu’il soit tombé, qu’il ait pleuré ou joué avec les autres.”

À la fois fondante comme un sucre d’orge et rigoureuse dans la gestion de sa structure, Hitiura possède toutes les qualités nécessaires à son domaine d’activité. Née en 1987 à Tahiti, d’un papa demi-polynésien et d’une maman “salade de fruits” (diverses origines), la vahine a grandi auprès de son frère et de ses trois sœurs.
“On a toujours été une famille très soudée. Depuis petite, j’ai toujours aimé être avec les enfants. À 14 ans, j’ai eu l’opportunité d’être animatrice dans un camp d’enfants à Moorea et l’expérience m’a beaucoup plu. Je me suis vraiment épanouie ! De plus, j’ai une marraine qui dirige une garderie et, adolescente, j’étais très proche de sa fille qui a le même âge que moi. J’ai donc grandi dans ce milieu… C’est ainsi naturellement qu’elle m’a proposé de l’assister dans sa structure, et j’y ai travaillé pendant deux ans et demi.”

« Avec les enfants, on apprend tous les jours ! »

Bénéficiant du caractère d’entrepreneur de ses parents, Hitiura a ensuite ressenti le besoin de se lancer elle-même avec sa propre structure d’accueil pour enfants. Motivée, elle s’investit en 2010 dans une formation de directrice de garderie aux Affaires sociales. “Après un petit concours d’entrée à l’écrit et à l’oral, j’ai été acceptée et j’ai eu huit mois de formation théorique et pratique. J’ai complété mon expérience à l’aide de nouvelles notions de psychologie enfantine et de motricité, mais aussi au sujet du management humain et administratif d’une telle structure. J’ai beaucoup appris ! Même si avec les enfants, on apprend tous les jours ! D’ailleurs, je suis favorable aux formations continues, et lorsqu’une formation s’ouvre, que ce soit pour moi ou pour les employés, je pense qu’il faut la faire. Ce métier est en évolution constante, et il faut se former régulièrement. C’est un métier passion, voire une vocation ! Il ne suffit pas seulement d’aimer les enfants, mais il faut vouloir faire son métier le mieux possible et ne pas se contenter de la simple garde”.
Ainsi, fidèle à son caractère, Hitiura a de nombreux projets pour Babaloo et ses petits invités, comme la prochaine mise en place de potagers qui donneront la possibilité aux enfants de cultiver eux-mêmes leurs fruits et légumes, ou encore les visites mensuelles de petits animaux.

“C’est un métier passionnant ! Chaque journée est différente aux côtés d’enfants si riches et si surprenants, et nous sommes fières de les accompagner dans leur développement.”

Caroline Valentin

      Edition abonnés
      Le vote

      Le Kitesurf :

      Loading ... Loading ...
      www.my-meteo.fr
      Météo Tahiti Papeete