HIVA OA – La recette de l’excellence scolaire marquisienne

samedi 22 août 2015

À la suite de la parution des résultats du DNB (Diplôme national du brevet) et à l’occasion de cette nouvelle rentrée scolaire, le directeur de l’école Ste-Anne à Hiva Oa, Thierry Heiarii Pousset, a souhaité rendre un hommage appuyé à toute l’équipe enseignante, les élèves et l’ensemble des personnels qui œuvrent au sein de l’institution.
En effet, avec 97,44 % de réussite au DNB pour l’année 2014-2015 ( soit 1 seul candidat malheureux sur les 39 élèves qui se sont présentés à l’examen), Ste-Anne se classe comme le collège affichant le plus fort taux de réussite des établissements de la Polynésie française, devançant ainsi les prestigieux collèges de Tahiti, tel que le collège Lamennais ou l’école du Sacré-Cœur.

“Ici, on ne compte pas ses heures”

“Les élèves de Ste-Anne viennent des six îles qui composent l’archipel marquisien”, rappelle le directeur, qui ajoute “le plus gros de l’effectif ce sont les enfants de Hiva Oa, puis Tahuata et Fatu Hiva mais de plus en plus, nous accueillons des enfants des Marquises Nord, Nuku-Hiva et Ua Pou. Il est certain que nos taux de réussite et la réputation de l’établissement sont un facteur d’attraction pour les parents. De plus, bien souvent, les parents et même les grands-parents de ces élèves ont été, eux aussi des anciens de Ste-Anne”. Teaotea Bremond, nouvel enseignant en histoire-géographie affecté au collège Ste-Anne depuis la rentrée 2014 explique ses débuts : “C’était ma première année dans l’établissement, arrivant de Tahiti, j’ai été agréablement surpris par la solidarité de l’équipe enseignante, il y a une véritable entraide au niveau des collègues, la porte du directeur est toujours ouverte en cas de difficultés ; il nous apporte son expertise technique et des conseils avisés sur la pédagogie à adopter. C’est utile pour de jeunes enseignants.”
Le professeur insiste aussi sur un autre avantage de la structure qui permet de travailler en harmonie : “On a aussi une chose qu’on ne trouve peut-être pas forcément à Tahiti c’est la proximité qu’on a ici, tant avec les élèves qu’avec les parents ; on est dans une petite communauté où quasiment tout le monde se connaît. C’est donc plus facile de régler les conflits ici que dans d’autres collèges de Tahiti.”

“Les parents nous font confiance”

“C’est aussi un établissement où l’on ne compte pas ses heures. J’ai vu beaucoup de collègues venir après le travail pour aider les élèves en difficulté ou même faire des sorties le week-end avec les internes. C’est motivant pour les nouveaux enseignants de voir les anciens faire cette démarche.”
Pour Maria Mendiola , responsable des classes de 3e et enseignante en français, “ces résultats au DNB, c’est vraiment le travail de tout un collectif ; pas seulement des enseignants de 3e , mais aussi ceux de la 6e jusqu’à la 3e. Ste-Anne, c’est comme une grande famille. On participe tous selon sa place ou sa fonction à la réussite de nos élèves. On espère faire aussi bien dans les années à venir car les parents nous font confiance. C’est une école catholique, le côté spirituel ajoute à cette union entre l’équipe de professeurs et les familles. Nous sommes tous très soudés et il y a beaucoup de respect entre nous. L’équipe est dynamique et jeune. les élèves sont motivés, il y a un bon élan : ils ont envie de réussir mais aussi de nous faire plaisir.”

Un contrat de parrainage

Jean-Baptiste Peterano professeur d’éducation physique et sportive (EPS) témoigne : “C’était ma dixième année en étant professeur principal et ça a été ma meilleure classe car on a eu 100 % de réussite au DNB. J’étais content, je n’attendais pas ce résultat car il y avait deux élèves qui étaient en grosse difficulté dans la classe. J’ai mis en place un système dans lequel les plus forts aident les plus faibles. On a fait un contrat de parrainage, j’ai demandé aux très bons élèves de soutenir leurs camarades , au choix, qui connaissaient plus de difficultés,  les élèves ont pris cela très au sérieux et cela a permis non seulement de les responsabiliser mais aussi d’avoir une très forte cohésion et une émulation importante dans la classe. C’est la recette qui a marché.”
Ce résultat est la consécration de l’engagement des enseignants auprès de leurs élèves. Il démontre une nouvelle fois que l’école Ste-Anne est plus qu’un simple établissement scolaire mais une véritable institution éducative dans l’archipel marquisien. 

De notre correspondante Miwa Henry-Hiramatsu

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