Hiva Oa – Le patrimoine archéologique répertorié par Éric Olivier et Catherine Chavaillon

    mardi 29 décembre 2015

    En marge du festival des arts marquisiens plusieurs conférences ont été données sur le tohua Pepeu, notamment celle proposée par Éric Olivier et Catherine Chavaillon sur le patrimoine archéologique de Hiva Oa. Éric et Catherine sont revenus spécialement de métropole pour assister au 10e festival des Marquises. Établis depuis quelques années en Ardèche, ces deux amoureux de la Polynésie, et des Marquises en particulier, ont passé des années à arpenter l’île de Hiva Oa pour recenser les structures lithiques, vestiges de l’occupation des anciens marquisiens.

    Retrouver ses racines

    Longer les vallées, escalader les coteaux, suivre les crêtes, se frayer un chemin dans la végétation souvent dense des sous-bois, cela a nécessité des heures d’efforts, de marche et de travail pour effectuer des relevés précis des sites inconnus ou déjà relevés par des archéologues de renom. C’est principalement sur les travaux et la méthode de travail de Ralph Linton que se sont appuyés les deux chercheurs pour décrire leurs observations. Ils ont mesuré, dessiné, pris des centaines de photographies, noté la position par GPS de ces sites, la plupart du temps connus que de rares personnes et de chasseurs à la recherche des cochons sauvages. Ce travail reconnu par de nombreux spécialistes a ensuite fait l’objet d’une publication du Service de la Culture et du Patrimoine.
    Lors du festival, cette conférence suivie à la fois par des Marquisiens et des personnes intéressées par l’ancienne civilisation des Marquises, leur a donné l’occasion d’expliquer les différentes structures de pierres que peuvent admirer les visiteurs. Avec l’appui de photos, ce fut l’occasion pour l’assistance, de découvrir la richesse archéologique de l’île. Un patrimoine qu’il est important de conserver et de protéger pour que notamment les jeunes Marquisiens retrouvent leurs racines ou les gardent vivantes.
    D’années en années pourtant, ce patrimoine se dégrade. Bouleversé par la végétation, notamment les arbres qui désagrègent les meae, menacé par l’extension des routes ou des habitations. Depuis leur observation, des sculptures ont ainsi disparu des sites sur lesquels elles étaient disposées. Plus récemment le tiki de Upeke à Taaoa a été vandalisé et sur ce même site, une tête a disparu. Les grands tiki de Puamau sont, quant à eux, soumis aux dégradations dues à l’érosion et au climat.

    De notre correspondant Gérard Guyot

    LEFEBVRE 2015-12-30 12:57:00
    Toujours en vacances les modérateurs de la dépéche Tahiti presse ou pas encore desaoulés .Pas très sérieux tout ça !
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