Hollande, l’abonné à l’impopularité, a incarné l’union nationale

    dimanche 11 janvier 2015

    Au long d’un dimanche historique, François Hollande a incarné République et unité, récoltant des acclamations, lui l’abonné aux sondages catastrophiques, dont la stature présidentielle est souvent contestée, mais il ne peut être assuré que l’embellie durera. Précipité dans des circonstances exceptionnelles, celui qu’on l’on moquait comme le « président normal » a passé avec succès l’épreuve la plus hors-normes et la plus douloureuse de son quinquennat, estiment plusieurs experts.
    Il l’a fait sur deux plans : intérieur, en montrant, à l’unisson du pays, de la compassion pour les familles des victimes; diplomatique, en accueillant une brochette exceptionnelle de chefs d’État et de gouvernement.  « Il y a eu incarnation du régalien, de par sa position institutionnelle, qui le met au centre, mais aussi par son attitude des derniers jours », commente Jérôme Fourquet, spécialiste de l’opinion publique (Ifop).
    Pour l’historien socialiste Alain Bergounioux, le chef de l’État « a été à la hauteur de sa mission. Il fallait qu’il incarne l’unité de la Nation et je crois qu’il l’a fait », même si le Front national fulmine d’avoir été exclu de la marche républicaine parisienne. « Il a même fait un peu plus puisqu’il a pu réunir pour la France une quarantaine de dirigeants. Ce qui ne s’était jamais vu dans l’Histoire ». « Il s’est montré digne, ferme et rassembleur », a salué l’historien Michel Winock.
    Cependant, pour l’universitaire Philippe Braud, « en politique, il n’y pas d’homme exceptionnel, il y a des projections exceptionnelles ».
    Projections, c’est-à-dire des attentes, des espoirs, des émotions qui se portent sur un chef. « Quelle que soit sa personnalité un peu falote, il y a des moments qui hissent l’homme politique vers le haut. »
    Unanimité sur un sans-faute? L’opposition n’entend pas laisser au chef de l’Etat le bénéfice du consensus émotionnel qui a submergé la France: « C’est la rue qui incarne l’unité nationale », tranche déjà Nathalie Kosciusko-Morizet.
     
    « Cela ne garantit pas la suite »
     
    Reste que ce moment rare a été traversé et piloté par un président en état de profonde disgrâce, à la popularité historiquement faible, dont la stature de chef est mise en doute.
    Des critiques fortes et récurrentes mais qui se télescopent avec les images d’un François Hollande applaudi avec ferveur, entraînant plus de 50 hauts dirigeants internationaux, marchant à mi-distance de l’Israélien Netanyahu et du Palestinien Abbas, entre l’Africain Ibrahim Boubacar Keïta et l’Européenne Angela Merkel. Pour M. Braud, « cela laissera forcément des traces ».
    Seulement « des traces ? »  Jérôme Fourquet prévoit un regain certain de popularité pour le président. Mais, ajoute-t-il, « souvenez-vous que lors de l’intervention au Mali en janvier 2013, il a été beaucoup glosé sur Hollande se muant en chef de guerre. Il avait lui-même parlé de +la journée la plus importante de ma vie politique+. Et puis très vite, le cours des choses a repris… » « On verra bien la suite », relativise M. Bergounioux. « Il faut faire vivre ce moment d’unité. Même lorsqu’on a joué un rôle historique important, cela ne garantit pas la suite. Un an et demi après mai 1945, de Gaulle démissionnait… »
    Pour M. Fourquet, « sauf si, hélas, de nouveaux événements survenaient – et là on basculerait dans un climat très différent – on peut penser qu’en dépit de l’impact et de l’émotion, petit à petit, les choses vont reprendre leur cours. Le souvenir restera éventuellement vivace mais chômage, déficits, impôts reviendront en force ».
    Puisque certains comparent ces jours de tonnerre en France au 11 septembre 2001, resurgit la  figure de Rudolph Giuliani, maire de New York lors de la destruction du World Trade Center. Il était devenu, par son entregent infatigable et son empathie, un héros de l’Amérique. Une popularité extraordinaire qu’il ne put jamais mettre au service de ses ambitions présidentielles, restées lettre morte.
     
    AFP

    berrada 2015-01-12 04:02:00
    BRAVO François j ai toujours su que tu es un tres bon Président tu vas faire le sale boulot de la reforme que personne n accepte
    et les profiteurs de la droite vont trouver la place plus confortable et aisée, et détruiront tout ce que tu as entrepris de bon pour la France en tout cas tu es pour nous le meilleur et tu le restera pour toujours bon courage.
    berrada 2015-01-12 04:02:00
    BRAVO François j ai toujours su que tu es un tres bon Président tu vas faire le sale boulot de la reforme que personne n accepte
    et les profiteurs de la droite vont trouver la place plus confortable et aisée, et détruiront tout ce que tu as entrepris de bon pour la France en tout cas tu es pour nous le meilleur et tu le restera pour toujours bon courage.
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