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HollySiz : “Ce qui me frappe le plus, au-delà des paysages, ce sont les gens qui peuplent ces îles »

jeudi 11 octobre 2018

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Cécile Cassel, 36 ans, joue au cinéma et au théâtre. Elle chante surtout sous son pseudo HollySiz et c’est pour cela qu’elle est au fenua. Elle s’est produite à Moorea, le week-end dernier, et s’apprête à enflammer la Casa Mahina, ce vendredi soir, avec les morceaux de ses deux albums et ses quatre musiciens. L’artiste se dit inspirée, ici, au fenua, comme elle a pu le confier à La Dépêche de Tahiti après son passage en radio, hier, sur NRJ et Rire et chansons.

Vous avez déclaré, dans Madame Figaro, “qu’on ne se prend pas au sérieux dans la famille Cassel”…

Il ne vaut mieux pas. C’est une façon de voir la vie et on ne greffe pas des cœurs à des enfants non plus. On fait un métier qui est censé amener de la joie, faire réfléchir ou autre. Il faut savoir restée humble, par rapport à tout ça.

Vous jouez au théâtre, au cinéma, vous chantez. Où vous sentez-vous le mieux ?

Sur scène, évidemment. Sur scène ou en studio, la musique a pris le pas sur le reste même si j’aime énormément le reste. Mais tu es un pion dans l’échiquier de quelqu’un. Sur scène, c’est moi qui mène la barque, c’est très différent.

D’autres arts vous intéressent-ils ?

J’aurais adoré sculpter mais je suis une piètre dessinatrice. Je suis incapable de dessiner quoi que ce soit. C’est comme toujours, c’est quand on ne sait pas faire quelque chose, qu’on aurait aimé le faire. La musique me permet d’écrire les clips. En les co-réalisant ou en les réalisant, je m’occupe de l’image, cela me permet de toucher d’autres vecteurs artistiques.

On ne fait plus simplement que de la musique aujourd’hui

Jai l’impression, oui. On nous demande aussi d’être des businessmen. On nous demande beaucoup en tant que musiciens. Certains ne veulent pas tout gérer, c’est mon cas. Jouer avec des musiciens locaux hier (avant-hier, ndlr), cela nous à ramener à ce pourquoi on fait de la musique, c’est-à-dire être autour d’une table, avec des percussions, une guitare et échanger autour de cela. Cela ne devrait être que çà, la musique.

C’est votre premier séjour au fenua. Votre frère Vincent vous a-t-il parlé de Tahiti ?

Oui, bien sûr. Il avait adoré ce voyage. Cela l’a bouleversé. Je crois qu’il a fort envie de revenir, il était très jaloux que je vienne. Moi aussi, ce voyage me bouleverse.

Mis à part votre rencontre avec les baleines et les raies, qu’est-ce qui vous inspire ici ?

Je suis tombée amoureuse de Moorea. Cette île est d’une telle beauté qu’on a l’impression d’être dans un dessin animé. Mais ce qui me frappe le plus, au-delà des paysages, ce sont les gens qui peuplent ces îles. Les gens sont d’une gentillesse et d’une générosité très pures dans leurs rapports aux autres. Le tutoiement impose tout de suite quelque chose de très doux. La beauté des gens est bouleversante.

Comment s’est passé votre concert à Moorea ?

Bien. C’est surréaliste de faire sa balance en pareu, pieds nus en regardant le lagon. C’est drôle de jouer dans un hôtel. Certains ne vous connaissent pas. Ils sont en lune de miel et sont là un peu par hasard. J’ai hâte du concert de demain. Là, les gens ne viennent pas par hasard. C’est un autre challenge.

Ce type de salles est tout de même différent des festivals ou du Stade de France, dans lequel vous avez fait la première partie d’Indochine…

Oui. Au niveau technique, on a un décor assez lourd. Sur des scènes comme ici, on ne peut pas se cacher, on revient à la musique pure, c’est très appréciable pour nous. Cela nous ramène à l’essence même de faire de la scène.

Et ce Stade de France en première partie d’Indochine, sous la pluie, c’était comment ?

On a joué il y a quatre ans là-bas. C’est très impressionnant quand on rentre dans ce stade vide. On a eu la chance de voir la dernière répétition d’Indochine, c’était surréaliste.

Une fois sur scène, c’est une expérience étrange car je pense que le cerveau humain n’est pas apte à synthétiser l’information de 60 000 personnes dans un stade. Donc, j’ai eu l’impression de jouer devant un fond vert. En plus, il tombait des cordes, donc j’avais un rideau de pluie devant moi, comme un filtre. Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus impressionnée par rapport à d’autres festivals, avec moins de monde, c’est surtout cette marée humaine à perte de vue, qui ne s’arrête jamais. Le Stade de France est fermé. Cela rappelle des concerts comme les Queen à Wembley. Et même parfois, c’est plus impressionnant de jouer devant 20 personnes que 60 000.

Vous avez évoqué, à la radio, un nouvel album qui serait inspiré par vos voyages. Qu’est-ce qui pourrait vous inspirer ici ?

Jai déjà commencé à écrire une chanson ici. Cela interroge sur notre manière de vivre. Je suis une citadine et cela fait peu de temps que j’ai décidé de migrer sur la côte ouest, à Biarritz. Ici, on est immergé dans le rythme du soleil, de la mer. Cela fait réfléchir. Quand on voit aussi la beauté de la nature, de la faune et de la flore, on a d’autant plus envie de la protéger. On a envie que des endroits restent comme cela.

Quand est-ce qu’on sait qu’on a fait un hit ?

Honnêtement, s’il y avait une formule magique, on se la refilerait tous. Il y a beaucoup de paramètres maintenant. Il faut qu’en radio, votre morceau arrive au bon moment, quand les gens ont envie d’écouter cela. Quand j’ai écrit Come Back To Me, j’ai vu qu’il y avait une immédiateté avec le morceau quand je le faisais écouter. Parfois, on sent un parfum de quelque chose qui nous reste dans la tête et quand on le fait écouter, il y a un écho. Qu’il devienne un hit ou pas, ça on n’en sait rien. À vrai dire, c’est toujours un peu un miracle.

Propos recueillis par Christophe Cozette

 

Infos pratiques

En concert à la Casa Mahina, ce vendredi 12 octobre avec Yellowstone en première partie, à partir de 18 h 30.

Tarif : 4 000 F en prévente, 4 500 F sur place.

Billets en vente sur www.weezevent.com ou sur place.

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