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Hommage aux deux commandos français tués au Burkina Faso

mercredi 15 mai 2019

Un hommage national a été rendu mardi à Paris aux deux commandos marine français tués au Burkina Faso la semaine dernière lors d'une opération de libération de quatre otages qui a été saluée unanimement jusque par président américain Donald Trump. /Photo prise le 14 mai 2019/REUTERS/Philippe Wojazer

Un hommage national a été rendu mardi à Paris aux deux commandos marine français tués au Burkina Faso la semaine dernière lors d’une opération de libération de quatre otages qui a été saluée unanimement jusque par président américain Donald Trump. /Photo prise le 14 mai 2019/REUTERS/Philippe Wojazer

Un hommage national a été rendu mardi à Paris aux deux commandos marine français tués au Burkina Faso la semaine dernière lors d’une opération de libération de quatre otages qui a été saluée unanimement jusque par président américain Donald Trump.

Après avoir reçu à titre posthume lundi la médaille militaire et de la Croix de la valeur militaire, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont été décorés du titre de chevalier de la Légion d’honneur lors d’une cérémonie dans la cour d’honneur des Invalides.

“Nous sommes là pour affirmer avec toute l’énergie que donne la rage de la tristesse, que nous ne céderons rien des combats pour lesquels vous vous êtes engagés et avez donné votre vie”, a déclaré Emmanuel Macron lors d’une allocution de vingt minutes.

“La France est une nation qui n’abandonne jamais ses enfants quelles que soient les circonstances et fût-ce à l’autre bout de la planète”, a poursuivi le chef de l’Etat. “Ceux qui attaquent un Français doivent savoir que jamais notre pays ne plie, que toujours ils trouveront notre armée, ses unités d’élite, nos alliés, sur leur chemin”.
“Nous continuerons ainsi à lutter sans relâche contre le terrorisme, au Sahel comme au Levant et sur le sol français”, a-t-il ajouté.

En début de matinée, les cercueils de Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, recouverts du drapeau français, avaient traversé la Seine sur le pont Alexandre III pour un dernier hommage citoyen, salués par plusieurs centaines de civils et militaires.

Les deux membres du commando Hubert, unité d’élite de la Marine française, ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’une opération visant à libérer deux touristes français, une ressortissante sud-coréenne et une citoyenne américaine au Burkina Faso.

L’opération de l’armée française, qui a été appuyée par des moyens de renseignement américains et les forces armées burkinabé, a été déclenchée de crainte du transfert imminent des otages à la katiba Macina, émanation malienne du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM ou RVIM), proche d’Al-Qaïda.

 

Assaut très rapide

 

Ça a été “un assaut très rapide avec la particularité” que les deux commandos “s’interdisent d’ouvrir leur feu a priori” afin d’éviter de blesser les otages, a souligné le chef d’État-major français des Armées, le général François Lecointre, sur RTL.

“Ce qui fait que nos soldats sont remarquables, c’est qu’ils sont tous les jours héroïques”, a-t-il ajouté. “Ils exposent leur vie tous les jours pour aller au combat, contre un ennemi qui, s’il gagne la guerre que nous sommes en train de conduire contre lui, menacera beaucoup plus que la vie de nos otages”.

Aux Etats-Unis, le président américain Donald Trump a salué lundi le “super boulot” fait par l’armée française et exprimé sa “reconnaissance” pour la libération de la ressortissante américaine, sur laquelle très peu de détails ont filtré.

La libération des quatre otages s’est accompagnée en France ces derniers jours d’une polémique sur l’“imprudence” présumée dont se seraient rendus coupables les deux touristes français.

Laurent Lassimouillas et Patrick Picque étaient en safari dans le parc de la Pendjari, au Bénin – une zone déconseillée par le Quai d’Orsay – lorsqu’ils ont été enlevés. Le corps sans vie de leur guide béninois, Fiacre Gbédji, a été retrouvé le 4 mai.

“C’est une question que je ne me pose pas”, a déclaré le général Lecointre, à la question de savoir s’ils avaient été imprudents. “Il se trouve que j’ai des enfants qui veulent aller dans des régions dangereuses pour s’engager sur le plan humanitaire. J’essaye de les en dissuader ou de leur demander d’être le plus prudents possible, mais je ne veux pas porter de jugement.”

“Ce n’était pas la question, la question c’était de combattre les terroristes comme nous le faisons depuis des années au Sahel”, a-t-il ajouté.

 

Reuters

 

 

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