Horaires des bus : l’appli Apetahi est lancée

    mardi 23 août 2016

    Apetahi

    L’application Apetahi, lancée par Wilfred Johnston, pour prévoir l’heure d’arrivée des bus aux arrêts de Tahiti, est déjà disponible sur Android. Elle arrivera sur les iPhone dans une dizaine de jours. (Photo : RW)


    Déjà disponible sur Android, elle arrivera dans dix jours sur les iPhone

     

    Son application pour smartphone est enfin disponible sur Google Play et sera téléchargeable sur iPhone dans une dizaine de jours.

    L’étudiant à Poly3D, Wilfred Johnston, dont nous avions évoqué le projet à plusieurs reprises dans nos pages, a officiellement lancé, hier, Apetahi.

    Grâce à cette nouvelle appli mobile, les usagers des transports publics de Tahiti vont enfin pouvoir connaître le temps d’arrivée du prochain bus à leur arrêt !

    Le jeune développeur de 21 ans, qui vit dans le quartier Tavararo de Faa’a, souhaite ainsi leur rendre un service gratuit et renforcer l’attractivité des transports en commun afin de réduire les embouteillages et les rejets de CO2 au fenua.

    L’application devrait aussi permettre d’occuper le voyageur pendant son temps d’attente, en lui proposant le programme des cinémas de Tahiti, des articles d’actualité et, si un partenariat est trouvé, des bulletins météo.

    Attention néanmoins, les prévisions d’Apetahi ne concernent que la route de ceinture, et surtout, en attendant que les bus du fenua soient équipés de GPS, elle repose entièrement sur vous, les internautes.

    C’est l’usager connecté, en montant dans le bus, qui est en effet invité à renseigner sa position. Des stickers collés sur les abris encourageront bientôt ce réflexe, à partir duquel la matrice inventée par Wilfred Johnston est capable de prévoir les horaires de passage sur le reste du parcours.

    Si le collaboratif est bien mené, on est à 95 % de fiabilité sur les arrivées”, promet Widric Gandouin, le responsable du service de développement des entreprises de la Chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers (CCISM), qui tente d’accompagner le porteur de projet.

    Les autres utilisateurs, géolocalisés chez eux, seront donc prévenus que le bus se rapproche. Ils pourront même configurer une alarme prenant en compte la durée du parcours entre leur domicile et l’abri bus, afin d’être sûrs de ne pas le rater.  

    Fini, donc, la feuille de bananier que l’on posait jadis au bord de la route, le temps d’achever sa toilette ou son jardin.

    À la vue de l’auti, le chauffeur du truck s’arrêtait pour battre le rappel. Aujourd’hui, Wilfred Johnston ouvre enfin l’ère moderne des bus au fenua.

     

    Pas encore de modèle économique

     

    C’est lorsqu’il était encore au lycée Taaone que le jeune homme, fan de Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook, a commencé son dur labeur : noter dans un calepin les délais d’attente aux arrêts de bus et le nombre de places disponibles.

    Il travaille depuis lors au développement de l’application Apetahi, devenu réaliste avec l’augmentation du taux d’équipement de la population en téléphones mobiles (43 % selon la direction générale de l’économie numérique). 

    Cela dit, Apetahi n’a pas encore trouvé son modèle économique. “Ce n’est pas simple pour nous d’accompagner un porteur de projet dans ce domaine nouveau, peu palpable”, a indiqué hier Widric Gandouin, ajoutant que Wilfred Johnston avait “jeté le pavé dans la mare”.

    Souvent faute de financements suffisants, il n’y aurait, pour l’heure, que six applications pour smartphone développées en Polynésie.

    Apetahi coûterait, elle, environ un million de francs par an, selon Widric Gandouin, qui mentionne l’hébergement du site, les licences Android et Apple, la patente de Wilfred Johnston, les impôts ou encore l’abonnement Mana…

     

    M.G.  

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