Moorea – Huit jours “au paradis” pour Nick, « le ressuscité »

    mercredi 15 juin 2016

    Grâce à la fondation « Make a Wish, toute la famille Atterberry a pu séjourner une semaine au Hilton de Moorea, dans un bungalow sur pilotis. Ici en présence de Hiro et Christiane Kelley. (Crédit Jeannot Rey/ LDT)

    Grâce à la fondation « Make a Wish, toute la famille Atterberry a pu séjourner une semaine au Hilton de Moorea, dans un bungalow sur pilotis. Ici en présence de Hiro et Christiane Kelley. (Crédit Jeannot Rey/ LDT)

    Alors qu’il jouait au basket lors d’une compétition scolaire Nick, jeune étudiant américain s’effondre, victime d’une attaque cardiaque. Considéré en mort clinique, le cœur s’est remis à battre, huit minutes après son arrêt brutal. La fondation “Make a Wish” prend connaissance de l’histoire incroyable de Nick “le ressuscité” et lui offre ainsi qu’à sa famille, le voyage de ses rêves, un séjour à Moorea.

     

     

    Nick Atterberry avait 17 ans, élève au collège Porta high-school de Petersburg dans l’Illinois, Nick était un bon élève et un sportif complet, pratiquant des sports de haut niveau en base-ball, football américain et surtout en basket. En fin d’année scolaire 2014, son collège entame la série des finales du championnat de basket. Quarante matches sont au programme durant cette journée du 7 juin et Nick fait partie des premières équipes à se retrouver en salle pour battre l’adversaire. “Je jouais à un bon rythme, et d’après ce que l’on m’a dit depuis, j’étais en train d’attaquer, ballon en main lorsque l’accident est arrivé…” Le match avait commencé depuis moins de dix minutes. Nick, en plein élan, s’effondre d’un coup et tombe lourdement sur le sol.

     

     

    “Le black-out total”

     
    L’arbitre arrête le jeu, lui et ses coéquipiers s’approchent de Nick qui ne bouge plus. Ils réalisent que quelque chose de grave est en train de se produire. Nick semble ne plus respirer. Un secouriste se précipite sur le jeune homme et entame rapidement les gestes de premiers secours, en l’occurrence un massage cardiaque avec du bouche-à-bouche pour tenter de le ranimer. Rien n’y fait. Nick ne bouge plus, ne respire plus, son cœur a, en fait, cessé de battre. Entretemps, les parents de Nick sont alertés, de même que le coach de l’équipe qui récupère un défibrillateur pour tenter le tout pour le tout. “Une première tentative de choc avec le défibrillateur a été effectuée sur Nick sans succès.

     

    À nouveau une série de massages cardiaques et du bouche-à-bouche”, raconte Mike Atterberry le père de Nick. “Il ne bougeait toujours pas et les minutes continuaient à s’écouler, son cœur toujours arrêté… Nous avons procédé à un second choc au défibrillateur, suivi d’une autre série de massages. Toujours rien…” Mais alors que les secouristes se demandaient s’il y avait lieu de poursuivre encore longtemps cette procédure de ranimation, un souffle retour est ressenti par le secouriste qui pratique le bouche-à-bouche sur Nick qui, d’un coup, ouvre les yeux. “Je ne me souviens de rien !” raconte Rick au correspondant de La Dépêche, rencontré lundi après-midi au Hilton de Moorea. “Je ne me souviens pas avoir vu la mort, rien, c’est le black-out total. La seule chose dont je me souvienne, c’est tout ce monde qui se trouvait autour de moi et qui me regardait avec insistance…”

     

    Un défibrillateur pour veiller sur son cœur

     
    “Mon fils est resté huit minutes en état de “mort clinique” d’après les analyses qui ont pu être faites sur lui”, explique son père.
    “Les médecins n’ont pas pu expliquer ce qui s’était passé si ce n’est qu’un arrêt cardiaque brutal. Il n’a aucun antécédent, dans la famille, aucun cas de faiblesse cardiaque n’est connu. C’est arrivé pour lui, comme cela pourrait arriver à un autre.”

     
    Nick ne sortira pas sans séquelles de cette épreuve. Affaibli, le jeune sportif retrouvera malgré tout, petit à petit, toute son énergie et un moral d’acier. Mais il doit oublier son ambition de sportif de haut niveau. Sur son corps, une petite cicatrice et cette bosse au niveau du pectoral gauche : “C’est un défibrillateur miniature qu’on m’a posé. En cas d’arrêt spontané, la petite machine lance un mini-choc pour faire repartir le cœur au cas où…” explique le jeune homme.

     
    Chaque mois, le défibrillateur est analysé pour détecter les éventuelles faiblesses qui auraient été enregistrées. Parallèlement un second cardiologue a ausculté le patient et lui a découvert une légère malformation. Nick a subi depuis une intervention et aujourd’hui tout semble “correct”.

     

    Une île de rêve

     
    Cette histoire a fait le tour de la presse locale de l’Illinois et a interpellé la fondation “Make a Wish” (Fais un vœu) qui intervient régulièrement en réalisant le vœu d’un enfant, arrivé en fin de vie ou obligé de vivre différemment à la suite d’une maladie. “J’avais entendu parler de Bora Bora, une île de rêve, j’ai regardé sur internet et j’ai trouvé une autre île de rêve, Moorea qui me paraissait encore plus belle. Le vœu que j’ai fait à la fondation “Make a Wish” était de me rendre à Moorea avec ma famille et ma copine, et vivre quelques jours sur un bungalow sur l’eau.” Le 7 juin 2016, soit deux ans jour pour jour après “l’accident cardiaque”, Nick, sa famille, et sa copine prennent l’avion pour Moorea, direction le Hilton, dans un bungalow sur l’eau pour un séjour d’une semaine. Nick a effectué toutes les activités que l’île propose, sur terre comme sur mer. Aujourd’hui, il reprend l’avion de 7h30 “back home”. Avant de quitter La Dépêche, Nick a eu ces quelques mots : “J’ai eu une chance extraordinaire dans ma vie, celle de revivre deux fois, le 7 juin 2014 après mon arrêt du cœur et le 7 juin 2016 lorsque je suis parti découvrir Moorea.”

     

    De notre correspondant Jeannot Rey

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