Habillage fond de site

Un hydravion bientôt en service

lundi 25 septembre 2017

hydravion

Le Cessna 206 est un petit appareil à large rayon d’action qui peut emporter cinq passagers ou quatre passagers avec des bagages. Selon Tahiti Seaplanes, l’hydravion est un outil souple et polyvalent, particulièrement bien adapté à la configuration des archipels du fenua. (Photo : Arthur Cottrel)


Deux professionnels de l’aéronautique travaillent depuis deux ans sur le projet de mise en service d’un hydravion à cinq passagers. Dans un premier temps, l’appareil serait destiné à proposer des vols à vocation touristique, depuis ou vers Faa’a, la Presqu’île et Moorea. À terme, Tahiti Seaplanes pourrait rendre bien d’autres services, notamment des vols à la demande vers les archipels et des évacuations sanitaires.

Tous les lagons de Polynésie française sont des pistes d’aviation… qui s’ignorent. Face au coût phénoménal de construction et d’entretien des pistes terrestres, qui de plus nécessitent de larges emprises foncières, deux professionnels de l’aéronautique portent un projet de compagnie aérienne, Tahiti Seaplanes, opérant d’abord avec un seul hydravion. Une solution souple, polyvalente, parfaitement adaptée à la configuration géographique des archipels de la Polynésie française.

“C’est d’abord un projet touristique. Nous voulons démarrer avec une structure de petite taille, puis si possible pérenniser l’activité après avoir testé le marché”, explique le président de la compagnie, Arthur Cottrel, qui dans la vie est pilote de ligne chez Air France.

“L’idée est d’abord de proposer des tours en hydravion, des vols panoramiques touristiques entre Faa’a, la Presqu’île et Moorea”, précise son associé et directeur général de la compagnie, Pascal Gabriel, mécanicien aéronautique qui opère sur les Falcon 200 Gardian de la Marine nationale, à Faa’a.

Tous deux connaissent bien le fenua, mais aussi la rigueur exigée dans le domaine de l’aéronautique. Pas des rigolos. Et on le constate à l’évocation de leur projet déjà bien ficelé, à l’exception des indispensables autorisations administratives qui conditionnent la concrétisation de l’idée initiale.

Car pour acheminer, par exemple, des clients à la Presqu’île ou à Moorea, où ils seraient déposés quasiment au pied de leur hôtel ou pension, ou auprès de prestataires touristiques (clubs de plongée, excursions nautiques, pique-nique sur le motu…), Tahiti Seaplanes a impérativement besoin de pouvoir se poser sur le lagon.

 

L’hydravion, un “avion à tout faire”

 

Idéalement, car conscients des formidables avantages qu’offre l’hydravion sur un territoire insulaire comme la Polynésie française,  Arthur Cottrel et  Pascal Gabriel aimeraient à terme proposer une plus large gamme de services.

Notamment en matière d’évacuations sanitaires : il se trouve que leurs deux épouses travaillent au centre hospitalier de Taaone, et ils savent bien les services que pourrait rendre un hydravion offrant un rayon d’action de 1 000 kilomètres. À l’exception notable des Marquises, privées de lagon, et dont la configuration des baies se prête peu à la réception d’un hydravion.

Des vols privés à la commande peuvent également être opérés vers l’immense majorité des îles du fenua, particulièrement aux Tuamotu dont tous les atolls ne sont pas dotés d’une piste d’aviation terrestre.

“Lorsqu’une marée de tempête a endommagé une piste après un cyclone, le seul appareil capable d’apporter des secours ou d’évacuer des blessés, c’est l’hydravion”, souligne Pascal Gabriel, photos à l’appui d’îles dévastées à Fidji et secourues par hydravion.

Mais pour l’heure, les deux hommes se concentrent sur leur projet à caractère touristique, avec des vols à la demande, y compris des vols de transfert vers l’île Sœur, avec déjà un tarif annoncé de 19 000 F pour un vol Faa’a-Moorea pour quatre passagers, soit moins de 5 000 F par personne.

Le volet financier est bouclé, “la balle est dans le camp du Pays et des maires” admettent les deux associés, qui entendent bien expliquer aux utilisateurs du lagon que l’hydraviation “ne changera rien à leurs habitudes” et que le projet représente, pour un seul avion, 150 millions de francs de retombées, dont 25 millions de francs rien qu’en rentrées fiscales.

“Un hydravion, c’est l’avion à tout faire”, conclut Pascal Gabriel, “ça ne demande aucune construction, ça n’a pas d’impact sur l’environnement, ça se pose aussi bien sur une piste que sur un lagon, ça peut accoster n’importe où. Pour la Polynésie, c’est l’outil polyvalent par excellence”.

Damien Grivois

 

• CONTACT
Pour en savoir plus : arthur@tahitiseaplanes.com

 

arthur cottrel

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Retraites : Selon-vous, la réforme de la Protection sociale généralisée est-elle nécessaire, même si cela suppose des efforts de tous pour la survie du système ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete