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Ia Maitai Te Animara “au bord de la rupture”

lundi 23 juillet 2018

adoption chien chat

Ia Maitai Te Animara organisait, samedi matin dans la vallée de la Punaruu, une matinée d’adoptions, avec plus d’une dizaine de chiens et quelques chats. Un échec, puisqu’aucun candidat à l’adoption ne s’est présenté. (© Damien Grivois)

“Nos familles d’accueil sont débordées. Et les adoptions sont au point mort… Nous sommes au bord de la rupture.” L’association Ia Maitai Te Animara (IMTA), comme toutes les autres, se désespère de constater que le dossier de la détresse et de la surpopulation animale en Polynésie française n’avance pas d’un pouce, en dépit de quelques timides et vagues promesses des politiques durant la campagne électorale des territoriales.

Comme tous les mois, les bénévoles de IMTA organisaient, samedi matin dans la vallée de la Punaruu, une matinée d’adoptions, avec plus d’une dizaine de chiens et quelques chats, tous soignés, pucés et stérilisés. La Brasserie de Tahiti a donné son accord pour que l’association puisse se réunir à l’abri de la pluie sous un préau de la société.

Une opération qui s’est soldée par un échec, comme a pu le constater La Dépêche, puisque aucun candidat à l’adoption ne s’est présenté. “Les politiques considèrent que ça n’est pas leur problème, même si la surpopulation provoque des troubles de voisinage, des chiens faméliques qui font les poubelles, des morsures parfois ou encore des accidents de la route”, se désole un bénévole, “sans même parler de la très mauvaise image que renvoie ainsi la Polynésie aux touristes.”

Ia Maitai Te Animara, comme l’ensemble des bénévoles qui tentent au quotidien de lutter contre la misère animale, milite pour des campagnes massives de stérilisation.

 

 

“Fermer le robinet des naissances”

 

La Polynésie n’est pas le seul pays à être confronté à un problème de surpopulation, surtout canine. Et la preuve a été largement apportée que la stérilisation massive est la réponse la plus efficace sur le long terme, et surtout la moins coûteuse pour la collectivité. “Toutes les associations délivrent le même message : il faut fermer le robinet des naissances. Au bout de quelques années, la situation serait considérablement améliorée”, explique Karine. “Il est vrai que les adoptions, depuis un moment, ça ne marche pas du tout. Pendant ce temps, le rythme des arrivées ne ralentit pas”, alerte la bénévole qui tient toutefois à dire que l’association rencontre “des personnes de toutes origines qui sont formidables”, qui accueillent des animaux en attendant de trouver un adoptant, ou qui adoptent elles-mêmes. “À vrai dire nous n’attendons plus grand chose des politiques. Nous pensons que c’est le grand public qui détient la clé pour résoudre la surpopulation animale.”

En attendant, les associations restent bien seules face à l’océan de détresse animale, avec pour seules armes, leur propres moyens financiers issus de dons, leur détermination et surtout… leur patience.

 

Damien Grivois

 

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