Ia mana no te nuna’a souffle ses 40 bougies

    jeudi 5 novembre 2015

    Et une (décennie) de plus. Créé en 1975 par Jacqui Drollet et cinq de ses amis, le Ia mana te nuna’a “le pouvoir au peuple”, va fêter prochainement ses 40 ans. Il s’agit pratiquement du plus vieux parti politique en activité de Polynésie, ne le concédant en antériorité qu’au Here Ai’a, né en 1965. 
    Les instances du Ia mana te nuna’a ont présenté hier brièvement cette manifestation, tout en revenant plus longuement sur les faits politiques marquants de ces quarante ans de vie politique polynésienne.
    “Nos idées comptent sur le marché du débat”, a martelé le secrétaire général du parti, Joël Teipoarii. Jacqui Drollet, “chargé de la formation des militants” lui emboîte le pas :.“C’est une armée d’idées, dit-il, qui anime les militants et le parti”. 
    Mais quant à savoir le nombre réel de personnes encartées au parti, c’est une autre paire de manches. 
    Et précisément sur ce sujet, malgré de nombreuses questions de la presse présente hier, impossible de connaître un quelconque chiffre sur les adhérents du parti rouge et blanc. 
    “Nous sommes très nombreux à soutenir le parti et ses idées, jusqu’aux Marquises, jusqu’aux Gambier”, a répondu simplement Joël Teipoarii, se félicitant néanmoins que les “idées proposées par le parti sont très souvent développées par les autres”. “Leurs concepts inondent le marché du débat”… mais pas les chiffres.
    Après un rappel historique sur la genèse du mouvement au beau milieu des seventies, Joël Teipoarii comme Jacqui Drollet ont rappelé les objectifs d’hier, en les remettant en perspective avec les motions d’aujourd’hui (lire encadré). Hier, les combats du Ia mana étaient la défense de la langue ma’ohi, la lutte anti nucléaire, la protection de l’environnement (avec la création de Iaora te naturaa en 1974) et une économie au bénéfice du plus grand nombre. En 1977, le parti se présente à sa première élection et “termine premier perdant”. 
    En 1978, le Ia mana revendique la souveraineté du fenua maohi et remporte son premier siège à l’assemblée en 1982. Cette première partie de l’histoire du parti, qualifiée d’euphorique, laissera ensuite la place, à une longue “traversée du désert” jusqu’en 1996 pour enfin, laisser place au combat commun avec le Tavini qui a donné naissance à l’UPLD, jusqu’à aujourd’hui. Au pouvoir ou non, les instances du parti ont également détaillé les idées devenues des projets, sous la houlette de son fondateur, de l’aide médicale de solidarité, “l’ancêtre de la PSG” jusqu’à Te Autaeaeraa, “qu’on retrouvera dans la réforme de la PSG”, assure Jacqui Drollet, pas peu fier que ses combats d’hier ont bien avancé. Qu’en sera-t-il de ses motions d’aujourd’hui ? La réponse dans 40 ans. 

    Christophe Cozette

    Mc ICE 2015-11-09 14:22:00
    40 ans d’échec.
    Ils sont combien ? Zéro !
    frank 2015-11-09 13:46:00
    Ia Mana te nuna'a
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