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vendredi 2 mars 2018

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Trois hommes dont deux menottés, hier après-midi, se sont retrouvés devant le tribunal correctionnel en comparution immédiate, pour des faits commis le 26 février. Lors d’un contrôle routier ce jour-là, alors que le chauffeur, M., conduiit sans permis, les forces de l’ordre trouvent une sacoche contenant, notamment, cinq sachets d’ice de 0,58 g, deux cartouches de colt 45 et 120 000 F en liquide.

Selon le conducteur du véhicule, ce n’est pas sa sacoche, il l’aurait volé chez son dealer, un certain B. Une perquisition s’en suit et les policiers trouvent, chez ce dernier, 15 sachets d’ice soit plus de 17 grammes, 2,6 millions de francs, 50 cartouches de 22 long rifle mais aussi H., apparemment simple consommateur, qui comparaissait libre hier, avec sur lui 0,1 g de la même substance.

Lors de leur garde à vue, B. a reconnu avoir acheté 50 grammes à un Américain, qu’il n’aurait vu qu’une fois. Alors que M. et H. souhaitaient être jugés immédiatement hier, B., comme la loi l’y autorise, a souhaité préparer sa défense, avec un délai plus long, compris entre deux et quatre mois.

Après un rappel des faits de ce 26 février, qu’aucun des trois prévenus semblent contester, le président du tribunal, hier, a tenté de dresser le portrait de ces trois trentenaires. H., en t-shirt blanc, short vert, à la barre, n’a été condamné (par rapport à ses deux comparses) qu’à deux reprises, pour violence. Avec un emploi stable, un enfant, une vahine enceinte d’un second, il se dit simple consommateur et ce, depuis fin décembre 2017, comme l’a rappelé son avocat.

B. a commencé sa « carrière judiciaire » mineur et a déjà dix condamnations au compteur, dont une de 2009, déjà pour trafic d’ice. Patron de son entreprise de jardinage, un enfant, il n’avait jamais été incarcéré mais était dans le box néanmoins, avec un bracelet électronique, au pied.

Le dernier, M., père d’une fille de deux ans et en couple, t-shirt blanc dans le box, a lui aussi un lourd casier. En état de récidive pour stupéfiants, il a déjà été condamné huit fois par le tribunal dont « violence volontaire avec armes ».

Huit gendarmes entouraient ces deux hommes hier, des « trafiquants d’ice » selon le procureur général, répétant à deux reprises, le lourd casier judiciaire de chacun, demandant au président du tribunal, leur maintien en détention.

“Monsieur H. est-il un simple usager ou plus », s’est-il interrogé, ensuite, requérant pour lui, son maintien sous contrôle judiciaire. Selon la défense, B. reconnaît consommer un gramme par jour « et que les revenus de son entreprise ne suffisaient plus » pour assumer son addiction. Quant à M., il « n’est là que pour avoir volé une sacoche ».

Après délibération, le tribunal a décidé de renvoyer cette affaire au 11 mai. H. a été laissé libre, sous contrôle judiciaire avec obligation de soins, tandis que B. et M. ont été maintenus en détention, jusqu’à leur jugement.

Compte-rendu d’audience, Christophe Cozette

 

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