IEOM – Les PME et TPE privilégient les crédits de trésorerie

    samedi 16 avril 2016

     Dans sa note expresse du mois d’avril 2016, l’IEOM confirme que les demandes de nouveaux crédits des PME et les TPE se sont principalement portées sur les crédits de trésorerie, au 4e trimestre 2015.  Les demandes de crédits à l’investissement ont été en retrait par rapport aux crédits à la trésorerie, confirmant ainsi un manque de confiance des entreprises sur la reprise économique.
     Concernant l’étude de leur demande, les chefs d’entreprise interrogés font essentiellement état d’obstacles vis-à-vis des garanties demandées et de délais de réponse trop longs.

    Dans sa note expresse d’avril, l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM)  analyse brièvement l’accès au crédit des petites et moyennes entreprises (PME) au 4e trimestre 2015. Cette enquête a été effectuée auprès de 500 PME des secteurs du commerce, de l’industrie, des services et du bâtiment. Les très petites entreprises (TPE) et les PME qui ont été interrogées n’appartiennent pas à un groupe et disposent d’un encours sain déclaré au service central des risques de l’IEOM.
    Ces entreprises représentent 68 % du total des encours de crédits des PME et 32 % du total des encours de crédits des TPE.

    Frilosité sur la reprise économique

    Il ressort de ce document que la demande de nouveaux crédits de la part des PME s’est principalement portée sur les crédits de trésorerie au détriment des crédits d’investissement. C’est ainsi que 23 % des PME et 14 % des TPE ont tenté d’obtenir ces crédits de trésorerie, des proportions deux à trois fois supérieures à celles observées en métropole.
    Les crédits d’investissement sont en revanche moins fréquemment sollicités (12 % des PME et 9 % des TPE) en ayant fait la demande.
    Lorsqu’elles le sollicitent, les PME accèdent aisément au financement bancaire. C’est ainsi qu’au quatrième trimestre 2015, la plupart d’entre elles ont obtenu, en totalité, ou en grande partie, les crédits souhaités.
    Cet accès est plus délicat pour les TPE polynésiennes puisque seules 54 % parmi elles ont vu leurs demandes de crédits de trésorerie satisfaites, contre 63 % en métropole.
    L’obtention de crédits d’investissement leur est en revanche plus favorable (94 % contre 82 % en métropole).
    Concernant l’étude de leur demande, les chefs d’entreprise interrogés font essentiellement état d’obstacles vis-à-vis des garanties demandées et de délais de réponse trop longs.
    Le coût des financements obtenus est globalement stable au quatrième trimestre pour la moitié des entreprises ou orienté à la baisse. Pour les entreprises qui n’ont pas sollicité de nouveaux crédits, les trois principaux motifs évoqués sont l’absence de besoin (citée dans 65 % des cas pour la trésorerie et 57 % pour l’investissement), la volonté de principe de ne pas s’endetter, mais aussi une situation de l’entreprise jugée non propice par le chef d’entreprise lui-même.
    En matière d’investissement, ce sentiment défavorable, qui s’apparente à de l’autocensure, est plus fréquemment avancé par les PME polynésiennes
    (22 %) que par celles de métropole (1 %). A contrario, l’anticipation d’un refus du banquier en raison de critères trop sévères est peu citée : elle concerne seulement 4 % des TPE polynésiennes et rarement les PME.

    Pascal Martin

    Christophe Plée, président de la CGPME Polynésie : “Les mesurettes annoncées vont permettre d’insuffler un petit peu d’air”

    “C’est indéniable que les patrons des PME et des TPE sont dans le doute et qu’ils rechignent à investir dans leurs entreprises. Cela veut dire également que leur trésorerie s’est dégradée et qu’ils freinent leur endettement.
    Les entreprises attendent d’avoir une meilleure visibilité en l’avenir pour investir et les nouvelles qui ont été annoncées par le gouvernement, et notamment Teva Rohfritsch vont dans le bon sens. L’arrivée de la Banque publique d’investissement (BPI) va faire du bien au PME et TPE et les mesures annoncées sont des bonnes mesures que nous attendions avec impatience.
    Nous sommes heureux d’apprendre que le ministre de l’Économie a décidé d’investir l’argent dégagé par le ministre du Budget pour relancer l’économie et les mesurettes annoncées vont permettre d’insuffler un petit peu d’air au niveau des PME et des TPE.
    En plus de cela, il faut noter l’arrivée prochaine des prêts BPI pour l’investissement dans la restauration et l’hôtellerie. Il reste maintenant à savoir comment vont réagir les chefs d’entreprise au discours d’Édouard Fritch, sachant que la confiance est le moteur de l’investissement.”

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