Il tente de violer une vendeuse du centre Tamanu

    mardi 10 mars 2015

    Les cheveux peroxydés, le visage griffé, en short et tee-shirt, il s’exprime d’une toute petite voix aiguë inaudible pour la petite salle du palais de justice. Du haut de ses 22 ans, Noharii C.S. arriverait presque à attirer la compassion. L’avocat de sa victime de samedi dernier n’hésite pourtant pas à parler d’un “animal de proie”.
    “Il y a une grosse différence entre l’agression sexuelle d’un homme qui, dans une soirée un peu trop arrosée, se retrouve à côté d’une fille à moitié dévêtue et qui lui met la main sur le sein ou sur la fesse, et ce cas-là”, explique Me Grattirola. “Lui, il  prend ses repères, il visite plusieurs boutiques, il repère sa victime. Il y a un acte de prédation. Il rode et choisit la proie la plus faible, la plus petite, seule. En plus, il prépare son acte avec l’utilisation d’un tampon imbibé d’un produit anesthésiant.”
    C’est en effet, en résumé, le calvaire subi par une jeune femme, vendeuse dans un magasin de prêt-à-porter pour femmes et enfants, samedi dernier, dans l’après-midi, en plein jour, alors que tous les commerces étaient ouverts.
    Après avoir réussi à s’échapper, il avait facilement été retrouvé par les gendarmes grâce aux informations des commerçants qui l’avaient mis en fuite.
    Très émue à l’audience, la victime ne peut s’empêcher, aujourd’hui, de penser qu’une personne plus faible aurait pu mourir. Cocard à l’œil, elle ne pouvait imaginer que son agresseur du week-end puisse repartir libre du tribunal. Ce ne sera pas le cas, mais le doute a existé.

    Risques de récidive faibles

    Le rapport d’expertise psychiatrique d’une seule page a un peu étonné les juges, qui ont demandé un complément d’information pour approfondir cet aspect du prévenu.
    L’expert a estimé que les risques de récidive étaient faibles, compte tenu des regrets clairs exprimés lors de son entretien avec ce jeune sans emploi, résident à Punaauia.
    Devant les enquêteurs, il avait expliqué son intention d’introduire un doigt dans le sexe de la vendeuse.
    Des faits assez graves pour que le procureur demande sa mise en détention. Il sera suivi par les juges.
    Les témoignages, rapportés par l’avocate de l’agresseur, de l’ex-petite amie certifiant qu’elle n’avait jamais subi de violence à l’incompréhension affichée par la mère, n’y feront rien. Noharii C.S. a passé, hier, la nuit en prison.
    À la sortie du tribunal, alors que la victime finissait de raconter son calvaire, une mama en larmes s’est présentée à elle : “Je suis la maman de Noharii… Il mérite d’aller en prison pour ce qu’il a fait.”

    F.C.

    Le témoignage de la victime à lire dans La Dépêche de Tahiti de mardi 10 mars ou sur notre feuilletage numérique.

    Maud 2015-04-19 21:56:00
    C'est vraiment honteux, et cela arrive même aux femmes cougars de nos jours ... Je ne sais pas où va le monde?
    Momo 2015-03-10 20:43:00
    Voilà les conséquences de la pornographie gratuite!
    maya 2015-03-10 12:02:00
    Et bin dite donc!!!C'est de pire en pire....En plein jour!!!La télé de nos jours leurs donnent beaucoup d'idée à ses pervers... :/
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