Il y a 20 ans, Chirac lâchait une bombe

samedi 13 juin 2015

Nous sommes le 13 juin 1995. Un mois après son élection à l’Élysée, Jacques Chirac annonce, lors de sa première conférence de presse présidentielle, que la France va reprendre ses essais nucléaires dans le Pacifique.
“Je crois, en effet, que le moment est venu pour la France d’arrêter une décision définitive dans le domaine de ses essais nucléaires quand, naturellement, nous préférerions tous ne pas avoir à reprendre d’essais nucléaires”, déclarait-il lors d’une édition spéciale à la télévision.
“Malheureusement, nous les avons arrêtés un peu trop tôt, en avril 1992, c’est-à-dire avant que la série qui devait nous permettre d’achever, ne soit terminée. J’ai donc consulté tous les experts civils et militaires, compétents et responsables, pour qu’ils me donnent leur sentiment sur les conséquences de cet arrêt, la possibilité de maintenir le moratoire ou au contraire la nécessité de terminer les essais interrompus”, précisait Jacques Chirac.
En violation du moratoire imposé par son prédécesseur François Mitterrand au printemps 1992, suspendant les essais nucléaires français, Jacques Chirac se justifiait ainsi.
“Je peux vous dire qu’ils ont été unanimes, unanimes pour m’indiquer que si nous voulions assurer la sûreté et la fiabilité de nos forces de dissuasion sur lesquelles reposent notre défense et notre indépendance, si nous voulions passer au stade de la simulation en laboratoire dont on parle beaucoup aujourd’hui, c’est-à-dire la possibilité de faire dans des laboratoires des expériences qui sont, à travers les ordinateurs et les technologies naturellement modernes, mais sans avoir à recourir à des essais en vraie grandeur, si nous voulions le faire, nous étions obligés d’achever cette série d’essais nucléaires.”

Six et non huit essais effectués

Quelques secondes plus tard, le président en précisait le nombre et leurs dates.
“Ils interviendront à partir du mois de septembre et seront, en tous les cas, terminés fin mai 1996, et peut-être avant.”
Au final, ce furent six et non huit essais nucléaires qui ont été effectués pour cette “dernière salve”.
Le dernier a eu lieu à Fangataufa le 27 janvier 1996.
Alors que le navire amiral de Greenpeace, le Rainbow Warrior, avait été coulé 10 ans auparavant dans le port d’Auckland par les services secrets français et les fameux faux époux Turenge, l’association écologique avait envoyé son sister-ship, le Rainbow Warrior II, en direction de Moruroa, peu de temps avant l’annonce présidentielle.
Mais à Tahiti, dans le Pacifique et dans le monde, les réactions oscillaient entre stupéfaction et consternation, suite à la décision chiraquienne de mettre fin au moratoire mitterrandien.
“Chirac l’a fait, sans doute, pour “marquer son territoire” si je puis dire, car en tant que gaulliste et héritier de la pensée du général de Gaulle sur la défense nucléaire, il fallait absolument qu’il montre que la grandeur de la France passait par la poursuite des essais, mais surtout, par une espèce de pied de nez à l’ensemble du monde”,  précise l’historien Jean-Marc Régnault.

“Ce qui nous avait abasourdis, c’est surtout le fait qu’il décide cela de manière unilatérale, sans même un signe vers le peuple de ce pays”, se souvient, quant à lui, Vito Maaamaatuaiahutapu du Tavini Huiraatira.

De l’Église évangélique (pas encore protestante et ma’ohi) au regretté Boris Léontieff, les réactions étaient unanimes, c’était non.
À l’international, du nord au sud, de l’ouest à l’est, hormis quelques nations alliées.
Après de nombreuses manifestations, des événements dont tout le pays se souvient encore, un traité de Rarotonga (créant une zone dénucléarisée dans le Pacifique Sud, en mars 1996) et un traité de non-prolifération nucléaire (septembre 96), un démantèlement du Centre d’expérimentations du Pacifique et des indemnisations qui tardent, le combat n’est pas fini.

“On voit bien que des gens qui considéraient que les essais n’étaient pas dangereux, il y a 20 ans, se retournent aujourd’hui contre la France. On voit le mouvement antinucléaire se développer et sortir du champ indépendantiste”, confie l’historien.

“La France, encore aujourd’hui, nous fait tourner en rond, les réponses ne sont pas apportées”, argumente le politique. 

Christophe Cozette

 

Jean-Marc Régnault, historien : “On voit le mouvement anti-nucléaire se développer et sortir du champ indépendantiste”

Il y a 20 ans, la décision “irrévocable” de la reprise des essais nucléaires français était annoncée par le président Chirac. Quels souvenirs gardez-vous de cette époque ?
« Je me souviens quand Jacques Chirac a annoncé sa décision, c’était un peu la stupéfaction parce que François Mitterrand avait dit qu’après lui, personne n’oserait reprendre les essais. Mais Chirac l’a fait, sans doute, pour “marquer son territoire” si je puis dire, car en tant que gaulliste et héritier de la pensée du général de Gaulle sur la défense nucléaire, il fallait absolument qu’il montre que la grandeur de la France passait par la poursuite des essais, mais surtout, par une espèce de pied de nez à l’ensemble du monde. La reprise des essais avait mis au ban des nations la France. Je me souviens d’affiches qui ridiculisaient Chirac en Australie, mais ce dernier a eu l’habilité de finir les essais un peu plus tôt que prévu et avait fait signer par Gaston Flosse le traité de Rarotonga qui interdisait les essais dans le Pacifique sud. À partir de là, la France a pu commencer à reconquérir son environnement diplomatique dans le Pacifique. »

La Nouvelle-Zélande parlait même à l’époque d’“arrogance napoléonienne”…
« Oui, c’est un peu ça. On pourra toujours s’interroger sur l’utilité technique et militaire de la reprise des essais. La pression des militaires existait mais la décision de Chirac est beaucoup plus politique que technique et stratégique. »

Était-ce aussi une décision politique de François Mitterrand à l’époque, une sorte de chausse-trappe pour son successeur ?
« C’était en 1992 et il se préparait aux élections législatives de 93, c’était un cadeau fait aux écologistes de l’époque. Mais, en même temps, cela correspondait assez bien à une évolution en marche. Mitterrand pensait que la France ne pourrait pas encore longtemps encore être un pays qui ne respectait pas les traités internationaux. Après la chute du mur de Berlin, le monde n’était plus tout à fait le même. Et on pourrait même s’interroger même de l’utilité de la bombe atomique. La question est toujours posée aujourd’hui. »

D’un point de vue historique, la page est-elle véritablement tournée ou non ?
« Il y a une caractéristique dans les territoires d’Océanie, c’est que le temps ne vient pas atténuer les conflits. Et comme le précise un historien-géographe de renom : “En Océanie, au contraire, les conflits prenaient de l’ampleur au fur et à mesure qu’on avançait dans le temps.” On voit bien que des gens qui considéraient que les essais n’étaient pas dangereux, il y a 20 ans, aujourd’hui, se retournent contre la France. On voit le mouvement antinucléaire se développer et sortir du champ indépendantiste. Édouard Fritch, député en 87 et 88, avait dit, de mémoire, “Ceux qui protestent contre les essais nucléaires sont plus dangereux pour la Polynésie que les essais eux-mêmes”. Les choses ont bien changé depuis, sa position personnelle, celle du Tahoeraa Huiraatira et même celle de Gaston Flosse. »

Propos recueillis par Christophe Cozette

 

Vito Maaamaatuaiahutapu, représentant du Tavini Huiraatira à l’assemblée : “C’est un combat écologique”

Vous souvenez-vous de ce 13 juin 1995 ?
« Oui, bien sûr, c’est comme si notre cœur, notre âme avaient été transpercé, en prenant cette décision unilatérale, sans consulter le peuple polynésien. »

Cela avait été un peu la stupéfaction générale à l’époque
« Ce qui nous avait abasourdis, c’est surtout le fait que le président de la République décide cela de manière unilatérale, sans même un signe vers le peuple de ce pays. »

Vous vous rappelez des jours qui ont suivi ?
« Bien sûr, j’y étais, nous y étions et pas seulement que le Tavini, il y avait plein d’associations également. Je pense que c’est la population entière qui a mal pris cette décision, ce qui nous a amenés à l’aéroport. »

Pour vous, la page des essais est tournée ?
« Non, elle ne le sera jamais tant que cela ne sera pas clair dans notre esprit. La France encore aujourd’hui, nous fait tourner en rond, les réponses ne sont pas apportées. Je pense que ce pays doit être indépendant pour tourner cette page. »

Avez-vous le sentiment que votre combat a été repris par d’autres ?
« C’était notre objectif. Ce combat n’appartient pas uniquement au Tavini, mais aux Polynésiens, aux gens du Pacifique, au monde entier. De nombreux Français ont également fait des grèves de la faim, suite à cette annonce. C’est un combat écologique. »

Propos recueillis par Christophe Cozette

 

vahinetua 2015-06-24 11:54:00
La bombe atomique c'est fini mais le plutonium lui est toujours là ! Et c'est notre futur : vive la France et les malformations.
Je vous propose de regarder les dégâts survenus après la bombe atomique chez nos voisins.
BONJOUR LE FUTUR

Les mutations dans la région de Tchernobyl
Solange Fernex

Je vais vous présenter un document ukrainien sur les mutations dans la région de Tchernobyl, filmé par M. Kouznetsov dans les années 90 dans différents Instituts de Kiev, de la région de Jitomir et dans la zone des 30 km d'exclusion.

Un botaniste:
"Nous nous trouvons à l'intérieur de la zone d'exclusion autour de la centrale de Tchernobyl. J'ai semé sur 25 mètres carrés des graines recueillies sur un seul pin. A présent ces petits arbres ont 4 ans. Vous voyez ici, sur cette petite surface, les 25 mutations connues dans le monde entier pour cette variété de pins : gigantisme, nanisme, dissymétrie de l'implantation des aiguilles, des branches, aiguilles anormalement longues, courtes, plumets, tout ceci vous le voyez ici". Il montre des détails de ces jeunes arbres.

Un vétérinaire:
"Nous sommes dans la région de Jitomir. Après l'accident de Tchernobyl, nous avons vu apparaître en nombre très augmenté des malformations dans les élevages : porcs à deux têtes, ici un veau dont tout l'arrière train est absent. Certaines de ces malformations conduisaient à des avortements précoces, d'autres animaux sont nés et n'ont vécu que quelques heures. Ici vous avez un veau à 3 cornes, ici un cheval qui n'a pas vécu."

Des médecins :
Lorsque nous avons examiné au microscope des biopsies prélevées chez des liquidateurs, nous avons vu d'énormes taches noires. Nous avons tout d'abord pensé qu'il s'agissait d'artefacts. Nous avons refait nos préparations. Il s'agissait de particules radioactives énormes, particules de Plutonium en particulier. Nous avons recherché dans la littérature, et les seules études que nous ayons trouvées sont des travaux expérimentaux allemands, pratiqués avec du Plutonium sur des lapins. Ici il s'agit de liquidateurs, de personnes vivantes.

Une sage-femme de Jitomir :
"A présent les femmes s'inquiètent lorsqu'elles sont enceintes. Les grossesses ne se passent pas très bien. nous avons une forte augmentation des avortements spontanés, avec souvent des embryons très déformés. Les femmes saignent. Ici vous avez un enfant né prématurément. Il ne vivra sans doute pas. Nous l'avons mis dans une couveuse, vous voyez sur l'écran son rythme cardiaque très irrégulier et difficile. Il a sur le corps des taches rouges, des angiomes."

Le films se termine par des plans de dizaines de foetus et nouveau-nés malformés, sur la musique poignante du Kyrie d'un office des mezor orthodoxe.

J'aimerais également vous présenter les photos que m'a prêtées Adi Roche, responsable de la "Fondation les Enfants de Tchernobyl" d'Irlande. Elles sont récentes, (fin 1995), et proviennent de Minsk. Vous avez un enfant né avec des malformations multiples des extrémités, de la face, du cerveau. Il est mort au bout de quelques mois. Un autre enfant né avec une anencéphalie, c'est à dire une absence de cerveau. Il mène une vie végétative et ses parents l'ont abandonné. Ici vous voyez un enfant né avec une malformation de la face en bec de lièvre traversant. On l'a intubé après opération, mais il n'a pas survécu. La petite Nastia, parfaitement normale sauf une amélie des deux jambes avec pieds bots, a pu être opérée avec succès en Irlande (fig 13 - 20).

13) Un instant de tendre intimité entre Natacha et sa maman. Natacha est en vie grâce à une opération réussie en Allemagne. (photo : Anatoly Kieshouk)
14) Intubation après une opération de malformations faciales multiples. Cette enfant est morte peu après l'opération. (photo Adi Roche)
15) Plus que quelques jours à vivre. Malformations multiples. (photo Adi Roche)
16) A l'âge de 5 ans en Biélorussie, les enfants retardés et malformés doivent obligatoirement quitter le service de pédiatrie pour le service de psychiatrie infantile, où ils ont peu de chances de survivre. (photo Adi Roche)
17) On opère les tumeurs aiguës. Aux amputations s'ajoute la chimiothérapie. La survie d'un handicapé est difficile dans un pays appauvri. (photo : Adi Roche)
18) Des malformations du cerveau et les anencéphalies ont doublé en Biélorussie depuis la catastrophe de Tchernobyl. (photo : Adi Roche)
19) 70 % des enfants cancéreux ont un pronostic acceptable. Les centres d'oncologie travaillent remarquablement bien en Biélorussie. (photo : Adi Roche)
20) La petite Nastya attend son départ pour l'Irlande, où elle subira de multiples opérations. (photo : A. Kleshouk)

Malgré les diagnostics prénataux pratiqués obligatoirement, et les recommandations des médecins aux parents, des enfants comme ceux-ci naissent chaque jour et sont souvent abandonnés après leur naissance, les parents ne pouvant faire face à ce désastre. Ceux qui survivent sont soignés en pédiatrie jusqu'à l'âge de cinq ans. Après 5 ans, ils sont transférés dans le service de psychiatrie infantile, où leur survie est très courte.

Pour terminer ce triste inventaire, j'aimerais vous présenter les photos d'une étude pratiquée par le Dr. Sloukvine sur des carpes, à l'Institut de Génétique du Professeur Rose Gontcharova à Minsk. Ancien responsable des piscicultures de Biélorussie, de Russie et de Lettonie, le Dr. Sloukvine suit une pisciculture industrielle située à 200 km de Tchernobyl. Tous les paramètres physiques et chimiques (nitrates, métaux lourds), de l'eau sont suivis très attentivement, car le rendement économique de ces piscicultures en dépend.

L'étang étudié reçoit une eau non contaminée, venant d'un lac situé en amont. Cependant le fond de l'étang a été contaminé par les retombées de Tchernobyl, en particulier le Césium 137. Un étang situé à 400 km de Tchernobyl en territoire non contaminé sert de contrôle.

Les reproducteurs sont des carpes marquées de 8 ans, qui vivent depuis 1986 dans l'étang contaminé. Leur teneur en radioactivité n'est pas énorme : 800 Bq/kg. Les oeufs prélevés dans les carpes femelles sont placés en incubateurs. Normalement, ces carpes fournissent environ 2.000.000 d'alevins. Ici, seuls 30% des oeufs recueillis éclosent et se développent. Les alevins sont élevés dans des étangs plats.

Au bout de 6 mois, les carpillons sont étudiés au moment où on les transfert dans les étangs d'hiver, plus profonds. 70% d'entre eux présentent des malformations macroscopiques plus ou moins grossières : La plus frappante est la couleur violette. Il s'agit d'une mutation récessive connue en Allemagne, mais autrefois très rare. Elle affecte une forte proportion des carpillons malformés. On note également : écailles plus petites, déformations ou absence des nageoires, réduction ou absence de l'opercule avec branchies à nu, absence des yeux, déformations ou même absence de la bouche, absence de pigment.

Une seconde étude a été pratiquée sur des alevins de 2 - 3 jours, prélevés dans le milieu contaminé et dans l'étang contrôle. Les aberrations chromosomiques ont été recensées dans les cellules oculaires. Elles ont doublé, voire triplé chez les alevins contaminés.

Une étude réalisée en fin de stade blastula du développement embryonnaire, a montré les mêmes résultats.

Diverses maladies ont également augmenté chez les carpes qui vivent dans des étangs contaminés : inflammation de la vessie natatoire, avec perte de l'équilibre, protozooses et helminthiases, infusoires de la peau, nécrose des branchies, rougeurs de la peau dues à des bactéries et des virus, pseudomonas. Il s'agit sans doute d'un trouble des mécanismes de défense naturels.

En conclusion, le Dr. Sloukvine et le Professeur Gontcharova estiment que ces hydrobiontes sont très sensibles à la radioactivité. Les carpes se nourrissent en fouissant dans les 5 premiers cm de vase du fond de l'étang. Étant donné que ce poisson n'a pas d'estomac pour accélérer la digestion, les aliments contaminés séjournent longtemps dans l'intestin, qui est très volumineux et occupe toute la cavité abdominale de la carpe.

Ces études dont tous les résultats n'ont pas encore été analysés seraient très intéressantes à poursuivre. Étant donné qu'il n'a obtenu aucun financement, le Dr. Sloukvine a dû les abandonner, n'ayant même plus de quoi payer l'essence de sa petite voiture pour se rendre à ces étangs situés à 200 km de son Institut de Génétique Animale.

Hier, à la Conférence de l'AIEA, dans la partie consacrée à l'Environnement, des orateurs ont affirmé qu'il n'y avait aucune conséquence des radiations sur l'eau. J'ai pris la parole et j'ai demandé : "Connaissez-vous l'étude du Dr. Sloukvine sur le développement des carpes dans des piscicultures d'État en Biélorussie, où 70% des alevins n'éclosent pas et où 70% des carpillons de 6 mois présentent des malformations morphologiques majeures apparentes" ?

L'orateur m'a répondu : "Il s'agit d'un problème très complexe. Lorsque l'on étudie la radioactivité, il faut tenir compte de l'humidité etc." Or je parlais de l'étang d'une pisciculture industrielle ! C'était ridicule ! Le Président de séance, se rendant compte de l'effet déplorable de cette réponse, a réagi: "Je ne crois pas qu'il ait vraiment été répondu à la question posée". Un académicien est rapidement intervenu, signalant que des études étaient en cours, que pour l'instant aucun résultat ne permettait de conclure à une augmentation des malformations, que les études devaient continuer. Bien entendu, ni le Dr. Sloukvine ni le Professeur Gontcharova n'avaient été invités à présenter leurs résultats à la conférence de l'AIEA.

Le jour précédent, il avait été question des conséquences sur la santé. L'orateur a déclaré qu'il n'y avait aucune atteinte génétique. Ils nous ont même dit : "Il est impossible de mettre en évidence une modification des anomalies génétiques, étant donné qu'il n'existe pas de registre antérieur".

Il s'agissait d'un mensonge caractérisé. En effet, le Professeur Lazjouk de Minsk gère un registre des malformations depuis 1982, soit 4 ans avant la catastrophe de Tchernobyl (fig. 46). Il a noté une augmentation significative de quatre malformations majeures chez les enfants : en particulier l'amélie, la polydactylie, l'anencéphalie, des photographies que vous pouvez voir devant vous (fig. 13 - 20). Le Professeur Lazjouk n'a pas été autorisé à intervenir à la Conférence de l'AIEA.

Pour terminer, j'aimerais vous lire un extrait du rapport de l'OCDE de novembre 1995, qui a plusieurs fois été cité au cours de la conférence de l'AIEA, en particulier, par le Professeur Lee de l'Université de St. Andrews en Ecosse, expert de l'UNESCO, pour confirmer le fait que les radiations ne nuisent pas à la santé. Ce rapport a été rédigé par une équipe dont le rapporteur était M. Henri Métivier de l'Institut de Protection et de Sécurité Nucléaire (IPSN) France*

Le rapport déclare en particulier : "Des examens médicaux très exhaustifs ont abouti à la conclusion qu'aucune anomalie sur le plan de la santé ne pouvait être attribuée à l'exposition aux rayonnements". Et plus loin : "En conclusion... l'accident de Tchernobyl ne devrait pas être considéré comme l'accident de référence".

La vidéo que nous venons de voir, les photographies d'enfants malformés et l'étude des poissons ne sont que des exemples qui montrent le cynisme de telles déclarations, dont j'estime qu'elles sont véritablement criminelles. Nous devons refuser que des soi-disant experts continuent à nier l'évidence, simplement pour prolonger encore un peu de temps la vie d'une industrie nucléaire absolument incompatible avec un développement soutenable.

* "Tchernobyl dix ans déjà. Impact radiologique et sanitaire". OCDE Paris, novembre 1995. Ce rapport a été rédigé par M. Peter Waight (Canada) sous la direction d'un Comité de Rédaction présidé par M. Henri Métivier (France) et composé de : Dr. H. Métivier (IPSN, France), Dr. P. Jacob (GSF, Allemagne), Dr. G. Souskevitch (OMS, Genève), M. H. Brunner (NAZ, Suisse), M. C. Viktorsson (SKI, Suède) Dr. B. Bonnet (UNSCEAR, Vienne), Dr. R. Hance (FAO/AIEA, Vienne), M. S. Kumasawa (JAERI, Japon), Dr. S. Kusumi (Japon), Dr. A. Bouville (NCI, USA), Dr. J. Sinnaeve, (UE, Bruxelles), Dr. O.P. tari (OCDE/ARN, Paris), et Dr. E. Lazo (OCDE/AEN, Paris).

Solange Fernex,
Tchernobyl, conséquences sur l'environnement, la santé, et les droits de la personnes,
Vienne, 12-15 avril 1996,
Tribunal Permanent des Peuples,
Comm
Vahinetua 2015-06-22 02:40:00
MEA mr PITO, arrete ton hors sujet !!! ici en parle de la bombe atomic pas des autres fléo de chez nous ( regarde bien ) Moi je dit c'est vrai la bombe atomic c'est fini mais malheureusement pour nous les conséquences commence à peine !!! Regarder les dégât ailleurs ils surviennent plusieurs année plu-tard comme les malformations etc....
Et depuis dit toi bien la france ne t'aime ( malheureusement )pas car si vraiment elle nous aimez !!! ELLE AURAIT MIS SA PUTAIN DE BOMBE CHEZ ELLE ( 5 fois plus grand que chez nous) mais non, elle à choisie un peuple naïf NUNAA MAOHI et de plus elle se moque de nous !! ( le haut commissaire qui boit une noix de coco à mururoa et qui dit vous voyez rien de garve)
ET MR LEBORORO excusez moi mais c'est les gens comme vous qui rendre les polynésien indépendantiste !!! L'éducation Français nous bourre le crane avec votre passé et nous apprend que le passé nous évite de reproduire les mêmes erreur. Napoléon et compagnie ( rien à foutre ) La bombe atomic, c'est notre passé et sans doute pas le tien ...... Franchement je ne suis pas encore indépendantiste mais plus la France évite le sujet et plus nous pensons que vous êtes dans mon pays par profit, par statrégie pour vous enrichir et non par amour !!! Un peu de reconnaissance grâce à la naïveté du peuple polynésien et la soif de pouvoir de Gaston flosse vous ne vous êtes pas prie de bombe sur la tête mais la bombe va vous tomber déçu car vue se que je vois dans ton pays !!! Et c'est pour cela que meme toi tu es partie !! Alors donne nous la force et aide nous !! SOS
lebororo 2015-06-15 13:17:00
La Polynésie a été protégé...
L'avenir est plus important que le passé.
Notre jeunesse se détruit doucement aussi.
Pito 2015-06-15 12:32:00
Le parka, l'alcool, la violence conjugale ne contaminent ils pas le Fenua........et là comme par hasard, les Regnault, Tavini, etc n'en parlent pas et pourtant ils font plus de victimes que le nucléaire. Messieurs les bons penseurs arrêtés vos discours du passé et intéressés vous au présent ce serait plus intelligent.
Bouloulou 2015-06-13 19:25:00
Il y a 20 ans Chirac a commencé à polluer la Polynésie française
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