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Île flottante : Blue Frontiers veut partager ses connaissances

mardi 3 octobre 2017

Winiki Sage, président de  la Fédération des associations de protection de l’environnement avec Pauline Sillinger  et Marc Collins, de Blue  Frontiers, a présenté hier  les ateliers organisés du 14 au 30 octobre. (© Vaiana Hargous)

Winiki Sage, président de la Fédération des associations de protection de l’environnement avec Pauline Sillinger et Marc Collins, de Blue Frontiers, a présenté hier les ateliers organisés du 14 au 30 octobre. (© Vaiana Hargous)


Blue Frontiers, la compagnie à l’origine du projet d’île flottante au fenua, organise une série d’ateliers, du 14 au 30 octobre. Ouverts à tous, ces ateliers ont pour but de partager “ce qui se fait de mieux et de plus innovant pour construire demain”. Les fonds récoltés iront à la Fédération des associations de protection de l’environnement, Te Ora Naho, pour soutenir les actions de ses membres.

The Workshops by Blue Frontiers est le nom de la série d’ateliers qu’organise Blue Frontiers, la compagnie à l’origine du projet d’île flottante au fenua, du 14 au 30 octobre.

Au programme, trois thèmes : l’architecture et l’urbanisme vert, la nature utile et la gouvernance 2.0 (lire le détail en encadré).

Ces thèmes sont développés par des experts locaux, mais aussi venus spécialement des États-Unis et d’Angleterre.

Qu’ils aient lieu autour d’une table ou sur le terrain, ces ateliers s’inscrivent “dans une démarche de partage, d’initiation à ce qui se fait de mieux et de plus innovant pour construire demain”, expliquent les organisateurs.

“On s’est rendu compte qu’on s’était un peu isolés avec toutes nos données et tous ces scientifiques locaux et étrangers travaillant sur le projet”, confie Marc Collins, directeur et co-fondateur de Blue Frontiers.

“Donc on s’est dit : pourquoi on ne partagerait pas nos connaissances ? Mais pour nous, c’est aussi une opération de sensibilisation, sans parler forcément de l’île flottante, mais de tous les éléments qui font le projet. Ce n’est pas simplement de dire comment flotte la chose, mais comment on va s’alimenter ? Est-ce qu’il y a des nouvelles technologies en terme d’autonomie alimentaire ? En terme de design ?  Quels sont les impacts socio-culturels du projet ? C’est une manière, pour nous, de toucher un public plus large, de montrer qu’on est transparent et surtout que l’on veut partager.”

 

“On a  souvent agi en contreréaction”

 

Blue Frontiers a également associé à sa démarche la Fédération des associations de protection de l’environnement (FAPE), Te Ora Naho, qui regroupe une vingtaine d’associations.

Cette série d’ateliers sera d’ailleurs l’occasion de récolter des fonds pour ses actions. Pour y participer, le public devra s’inscrire via un site internet et payer une contribution de son choix.

De son côté, Blue Frontiers s’engage à verser la même contribution, afin de doubler la somme que recevra la FAPE Te Ora Naho. Si celle-ci espère pouvoir financer les actions d’au moins dix de ses associations, en s’impliquant dans ce projet, son but est également de changer sa façon de procéder.

“Par le passé, on a souvent agi en contreréaction, c’est-à-dire en attendant que les choses se fassent, explique Winiki Sage, président de la FAPE Te Ora Naho.
Aujourd’hui, il  faut essayer de s’impliquer plus en amont dans les projets, pour pouvoir au contraire les orienter de l’intérieur et s’assurer que ce qui est annoncé oralement et publiquement se concrétise dans les faits.
L’idée est de dire : Qu’est-ce qu’on fait de notre pays ? Comment on le développe ? Comment faire de cet océan de 5 millions de mètres carrés, un véritable atout pour développer de nouvelles technologies ?
J’espère qu’au travers de ce type de projet, on pourra développer des technologies accessibles à tout le monde. D’abord à nous, dans le Pays, mais bien sûr accessible à tous nos amis, dans le Pacifique et ailleurs, notamment par rapport aux difficultés que l’on rencontrera face aux changements climatiques.”

V.H.

Les ateliers

Quand l’architecture et l’urbanisme se mettent au vert :

Technologies de pointe, architecture flottante, constructions traditionnelles, villes vertes… Cet atelier vous montrera une palette de ce qui se fait de mieux en terme d’architecture et urbanisme innovants, durables et adaptés aux spécificités polynésiennes. Avec l’intervention de Greg Delaune (USA), Lenick Perennou (Tahiti) et Savelina Bringold (Tahiti-Wallis).
– Session 1 : samedi 14 octobre de 8 h 30 à 16 h
– Session 2 : lundi 16 octobre de 8 h 30 à 16 h

La nature utile – S’inspirer de la nature pour favoriser l’innovation :
Biomimétisme, design écologique, systèmes sociaux et politiques auto-organisés.
Avec l’intervention de Nathalie Mezza-Garcia (UK-Colombie) et François Briant (Tahiti).
– Session 1 : samedi 21 octobre de 8 h 30 à 16 h
– Session 2 : lundi 23 octobre de 8 h 30 à 16h

Gouvernance 2.0 – Économie et politique high-tech au 21e siècle :
Zones économiques spéciales, cryptomonnaies, blockchain (transactions décentralisées en ligne). Cet atelier explique comment des avancées socio-politiques, juridiques et financières sont rendues possibles grâce à l’assouplissement des frontières au 21e siècle. Avec l’intervention de Tom W. Bell (USA) et Robert Viglione (USA).
– Session 1 : samedi 28 octobre de 8 h 30 à 16  h
– Session 2 : lundi 30 octobre de 8 h 30 à 16 h

Places limitées à 25 personnes par session, inscription en amont obligatoire. Une partie des ateliers se déroulera en anglais. Inscriptions et paiement sur :
www.theworkshopsbybluefrontiers.eventbrite.com.
Plus d’infos sur : www.blue-frontiers.com/theworkshops ou sur Facebook : Îles flottantes en Polynésie

 

 

 

 

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