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Îles flottantes : les premiers détails du projet

jeudi 21 décembre 2017

Blue Frontiers met en ligne dès aujourd'hui deux études, qui sont consultables sur son site www.blue-frontiers.com, "respectant nos engagements sur la transparence". (©Blue Fontiers/Blue21)

Blue Frontiers met en ligne dès aujourd’hui deux études, qui sont consultables sur son site www.blue-frontiers.com, « respectant nos engagements sur la transparence ». (©Blue Fontiers/Blue21)


Le projet initial des îles flottantes de 7 500 m2  sur l’eau pourrait tripler de volume à terme ; la zone terrestre pourrait atteindre 20 hectares, pour un investissement total de plus de 17 milliards de francs. Plus de 2 000 emplois pourraient être créés. Blue Frontiers propose un cadre environnemental strict de contrôle d’impact, mais le caractère unique du projet rend les projections impossibles à ce stade.

En novembre, la société Blue Frontiers qui porte le projet d’îles flottantes à Tahiti a présenté un rapport détaillé au Pays ; comme prévu dans le protocole d’accord signé en janvier 2017, une étude environnementale et une étude économique y étaient annexées. 

Blue Frontiers a partagé avec La Dépêche ces documents, qui peignent sur plus de 100 pages un tableau assez extensif, et optimiste, du projet. Blue Frontiers entend “définir la norme de futurs développements flottants ailleurs dans le monde”. Le projet est un projet pilote, exemple d’un habitat humain entièrement autonome sur la mer, qui pourrait accueillir environ 200 résidents.

Pour des raisons techniques, ce pilote doit se faire dans les eaux abritées d’un lagon, mais le graal de Blue Frontiers est de développer les technologies nécessaires pour réaliser des îles flottantes en pleine mer. 

La notion de développement durable préside au projet et fait référence aux matériaux utilisés, aux moyens de transport, aux services, à l’écologie du lagon et à la santé de ses habitants. Mais l’ambition de l’île flottante est plus grande que d’avoir simplement un impact neutre sur son environnement : elle adopte la vision et les méthodes de la conception régénératrice, notamment le biomimétisme, pour avoir un impact positif sur la nature, en “redéveloppant des écosystèmes et en coévoluant avec eux”.

Pour l’instant, le site exact du projet n’est pas encore arrêté ; l’étude environnementale ne concerne donc que l’île flottante elle-même.  Blue Frontiers est intéressé par une partie de la façade maritime du domaine de Atimaono et une zone maritime dans ce lagon, à environ 300 mètres du rivage. 

La zone terrestre, qui pourrait atteindre 20 hectares à terme, accueillerait d’abord la base de construction des îles flottantes, puis une “technopole de la mer” composée de tous les organismes de recherches présents en Polynésie française. Il pourrait également accueillir un resort et le premier centre de conférences internationales de Polynésie française. 

Blue Frontiers attend désormais la réponse du Pays. Originellement prévue à la fin de cette année, elle interviendra sans doute en janvier ou février au plus tard.

C.P

Capture îles flottantes 

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