MOOREA
Alors que dans certains quartiers de Moorea, on ne voyait pas feuille bouger, d’autres étaient particulièrement touchés par le passage au sud ouest de l’île de la dépression à caractère cyclonique Oli.
Un premier état des lieux fait part d’une cinquantaine de maisons partiellement ou entièrement détruites, les zones les plus touchées par les fortes rafales de vent ont été Teavaro, Afareaitu, Maatea et Haapiti, alors que Papetoai etMaharepa étaient confrontées par la montée des eaux et une forte houle dans le lagon. Aucun blessé n’est toutefois à déplorer. La cellule de crise de la Commune de Moorea-Maiao a été activé dès 13h mercredi, regroupant au QG basé à lamairie d’Afareaitu une douze personnes et dans chaque mairie annexe, un groupe d’élus et d’agents qui ont apporté pour la plupart leur concours volontairement.
La période la plus critique a été enregistrée entre 21 heures et 2 heures du matin, les secours ayant dû intervenir plusieurs fois auprès de la population ; parfois alors que l’alerte rouge était déclenchée, mettant en danger leur propre vie pour des personnes n’ayant pas suivi les consignes de prévention diffusées préalablement.
500 “délogés”
Environs cinq cent personnes, résidents et touristes en provenance de campings ou de petites structures, ont été évacuées puis logées dans les “amuiraa”, les mairies annexes, deux salles omnisports et au centre d’hébergement. Une partie des “délogés” a pu regagner son domicile ou sa structure hôtelière dès jeudi matin. En image, un aperçu des importants dégâts enregistrés sur l’île de Moorea capturés au lever du soleil.

Jeannot Rey
Gérer la crise, avec le sourire
La cellule de crise, en activité dès 13 heures mercredi, est restée en alerte toute la nuit ainsi que dans la matinée de jeudi. Larissa Lau, directrice des services qui en avait le commandement, a fait le commentaire suivant : “Nous avons reçu les premiers appels de demandes d’évacuations mercredi dans l’après-midi et cela s’est intensifié après 21 heures dès que le vent est devenu très fort. Malgré l’interdiction de circuler, nous avons dû intervenir pour évacuer des familles, tard dans la nuit, avec les pompiers, mutoi et agents techniques, jusqu’à ce que le temps ne le permette plus. A partir de ce moment, nous avons fortement conseillé aux personnes en difficulté d’aller frapper chez leurs voisins. Nous avons donc constaté qu’une partie de la population n’a pas suivi les consignes ou alors très tardivement. Notre personnel a été mis en danger alors que cela aurait pu être évité parfois à cause de personnes qui ont sollicité notre aide. Lorsque celle-ci est arrivée sur place, ces personnes n’ont plus souhaité être délogées.”




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