RÉFORME INSTITUTIONNELLE - Réactions des îles
Les électeurs des Îles Sous-le- Vent en Polynésie française n’ont jamais boudé les grands rendez-vous électoraux. La participation avait été de plus de 81 % en 2008, aux dernières élections territoriales. Après deux années de chienlit politique, que reste-t-il de l’intérêt populaire ? L’homme de la rue est cruellement déçu, presque révolté.
Les réponses des uns et des autres rejoignent la réflexion du président de l’assemblée, Philip Schyle : “Quel que soit le statut ou le mode électoral, rien ne changera tant que nous aurons les hommes et les femmes qui nous représentent à l’Assemblée de Polynésie française”. Un grand coup de balai contre les professionnels de la politique... c’est ce qui ressort du rapport des travaux de l’atelier “Institutions” des États généraux raromatai, qui se sont tenus en juillet-août derniers, à Raiatea.
“Le rapport de force entre les autonomistes et les indépendantistes est minime. Il bascule avec deux ou trois élus intéressés.” Si on ne veut pas entendre parler de circonscription unique, les avis sur la prime majoritaire sont au contraire partagés. Pour un ancien conseiller territorial, “il faut adapter le système des élections communales aux élections territoriales”. À vrai dire, tout le monde attend la formule miracle qui apportera la stabilité politique aufenua.
La venue prochaine de Marie- Luce Penchard à Tahiti, apportera de nouvelles réponses aux nombreuses questions sur la stabilité des institutions. Un courrier des représentants du collectif des États généraux raromatai demande au haut-commissaire, une entrevue avec la ministre des DOM-TOM. “La réforme est la priorité majeure de nos réflexions en ce qui concerne les îles Sous-le- Vent”, ont-ils écrit. “Le constat unanime est le manque de cohésion entre les décisions prises par le Pays, et la cohérence dans la politique de développement des Raromatai.”
On en revient presque au vieux projet du Conseil des archipels, mis à l’écart par l’ancien homme fort du Pays, Gaston Flosse, ou à la demande de création d’une collectivité territoriale raromatai, à l’exemple de ce qui a été fait pour les provinces calédoniennes ou dans les Antilles françaises. “Le constat unanime de tous les membres des États généraux raromatai”, poursuit le courrier, “est la création d’une institution dotée de pouvoirs décisionnels pour instaurer une cohérence de gestion administrative et de développement économique raromatai.”
De notre correspondant Jean-Pierre Besse
Raymond Van Bastolaer, maire de Moorea-Maiao
“Que le président du Pays soit élu au suffrage universel”
“Je pense que c’est une bonne chose que de vouloir modifier le mode de scrutin. Personnellement, je suis pour une circonscription unique, à la condition que l’on désigne au moins un représentant des archipels parmi les 15 premiers de liste. Je suis aussi pour la prime majoritaire de 15 %. Mais surtout, il faudrait que le président du Pays soit élu au suffrage universel, ce qui lui donnera beaucoup plus de légitimité. Les représentants élus pourront toujours dissoudre le gouvernement, mais pas démettre de ses fonctions, le président du Pays. Par contre, le président pourra toujours dissoudre l’Assemblée. Je pense qu’avec ce moyen, les élus ne feront plus les malins. Mais que voulez-vous, ils ont fait, et continuent de faire ce que l’actuel statut leur permet.” (J. R.)
Joseph Kaiha, maire de Ua Pou
“Est-ce qu’une loi peut interdire à un élu de changer de camp s’il l’estime conforme à l’intérêt général ?”
Il adore ça, Joseph Kaiha… Depuis qu’il a retrouvé ses habits de maire de Ua Pou (Marquises), il n’arrête pas de se plonger dans les fonctions qu’il affectionne, peut-être, au-delà de toutes les autres. Même s’il reconnaît tout ce qu’il y a eu d’enrichissant dans son expérience de ministre, et qu’il peut mettre, désormais au service de sa population, à Ua Pou, et pour l’ensemble des Marquises. Le discours de Nicolas Sarkozy ? Il l’a lu attentivement : “Il est de notoriété publique qu’incontestablement, que ce soit au sein du monde politique ou dans la population, le besoin de stabilité est indéniable. Il faut se mettre au service du développement économique du pays, à condition que la population dans son ensemble en profite. Modifier la loi électorale, pourquoi pas, mais il faudra le faire en concertation avec les élus et les représentants de la population. Est-ce qu’une loi peut interdire, sans contrevenir aux droits de l’Homme, à un élu de changer de camp s’il l’estime conforme à l’intérêt général ? Comment démontrer que c’est à des intérêts particuliers qu’il s’intéresse en fait ? Les alliances des dernières années tournaient toujours autour de Gaston Flosse. Devra-t-on attendre son départ définitif du monde politique pour espérer ? Parmi les voies de réflexion, j’ai entendu souvent évoquer l’institution d’une circonscription unique pour la Polynésie française : est-ce que cela garantira la stabilité ? Rien n’est moins sûr. Est-ce que cela prendra en compte les intérêts des minorités que sont les habitants des archipels éloignés. Je crains fort que ce soit le contraire qui arrive. C’est pourquoi il convient d’attendre de savoir de quoi on parle exactement pour prendre clairement et définitivement position.” (J. V.)
Hélène Pothier, 3e adjointe au maire de Bora Bora
“Les Polynésiens en ont marre”
“Plusieurs fois, ils ont essayé de faire quelque chose, mais ce sont toujours les mêmes qui reviennent au pouvoir. Nous sommes plongés dans une crise. Les Polynésiens en ont marre de cette instabilité chronique, et ils en souffrent. Nous restons soudés à la France.” (F. B.)
Laurent Babazouk, habitant de Nuku Hiva
“Reste à voir si nos hommes politiques seront faire bon usage des nouvelles directives”
“Il est évident qu’il est nécessaire de réformer le mode de scrutin et du fonctionnement des institutions du Pays. L’instabilité politique que nous vivons depuis quelques années pénalise chaque citoyen polynésien, d’autant plus ceux qui résident dans les archipels éloignés. Chacun de nous est fiu de ces changements et retournement incessants. J’espère que ces réformes arriveront au plus vite, de façon à entamer une relance de l’économie locale dans les plus brefs délais. Reste à voir si nos hommes politiques seront faire bon usage des nouvelles directives. Il faudra qu’ils fassent preuve de maturité pour regagner la confiance de la population.”

Par lumière, janvier 21, 2010
nous ne voyons pas en quoi l'élection du Président du Pays amènera la stabilité au Pays ????
c'est encore un leurre qui veut faire croire beaucoup de choses ,
la véritable QUESTION qu'il faut poser à l'ETAT FRANCAIS ?
qu'elle est le véritable degré de confiance , l'Etat Français accorde-t-il aux hommes politique du pays et au peuple de ce pays,
L'Etat Français veut-il vraiment accompagner la polynésie , avec ces spécificités sa culture et ses différences , afin d'en faire un pays développé comme elle ,
voilà les vrais questions à poser à lEtat Français,
à partir de là nous pourrions parler d'un nouveau statut ,
parce qu'en fait la polynésie quoi que dise les experts chercheurs ou autres scientifiques ,
l'Etat Français ne s'est pas véritablement intéressé au développement de la polynésie depuis sa prise de possession ,
que le déversement des milliards ou les statuts d'autonomie respectifs accordés à la polynésie ces 30 dernières années ,
était une fuite en avant de l'Etat français afin que les hommes politique Tahitiens soutiennent sans mot piper , la politique nucléaire de la grande France ,
et avec çà calmer les ardeurs des contestataires du nucléaire , en créant les communes et administrations qui ont permis d'embauchés tous les tire au flanc de ces administrations ,
dont on veut ce lour par tous les moyens s'en débarasser ???
les propos du Président de la république à la Réunion , estimant que les valses politico-politiciennes ont assez duré, à sifflé la fin de cette tragie-comédie,
enfin une bouffée de démocratie,
le ras bol des populations (îles) les moins bien servis depuis des décennies, se font de plus en plus sentir , et c'est à celà que doivent réfléchir nos hommes politique et le Président de la Républque avec cette nouvelle réforme,
les hommes politique du territoire ayant négligé le développement des dites îles, nous comprenons leurs dépits et leurs attentes ,
le statut le plus à même de stabiliser les institution est celui de la Nelle Calédonie , il a émergé du sang et des larmes ,
qui permet à tous les courants politique d'avoir une parcelle de pouvoir s'exprimer et développer enfin une fois pour toutes les autres archipels ,
oubliés depuis tant d'année d'où l'exode de la jeunesse vers la capitale et ses luminaires ,
et la demande toujours croissante de logements sociaux créé par cette exode depuis les années 1960,qui a augmenté dangereusement la paupérisation de ces populations et toutes les conséquences en découlant ,
c'est à celà que doivent réfléchit les saltimbanques politique du pays ,
parler ou demander la mise en place dans le nouveau statut d'un Président élu au suffrage universel , qui engendrera la stabilité du Pays est mal venue et indécente
elle n'arrangera en rien la situation d'instabilité politique du pays,
à lire les demandes de nos petits Napoléon qui veulent continuer à pigeonner le peuple de ce pays ,
le président de république ne peut soutenir des politique inconscients qui ont montré leur limite ,pas plus loin que leur bout de nez , à moins que nous nous trompions,
accordé une importance à ces demandes et inepties politico - politiciennes, sont mal venues ,
ces politique devraient arrêter de nous faire croire qu'un Président élu au suffrage universel va stabiliser et développer le Pays , il n'y a plus de GOGO à Tahiti et à Paris,
çà n'est pas un Président élu qui va sauver la polynésie , c'est la conscience des hommes politique ayant l'amour de leur pays et de leur peuple qui sauvera ce pays,
d'autre politique dans leur petit coin tout aussi ambitieux et opportuniste ne pipe mot concernant cette demande de vote au suffrage universel du Président du pays , parce qu'il se verrait bien ,on ne sait jamais ,
mais une fois encore au Président de la République Française , çà n'est pas la priorité ,de notre peuple,
la priorité de ce pays et de son peuple c'est de travailler et de manger à sa faim ,donner une éducation la santé , développer notre pays accompagneé de la France et vivre heureux avec tous ceux qui aime la polynésie et le pacifique,
tout le reste ne sont que des ambitions d'homme politique,
arrêtons les dégâts, le peuple est miséreux et a faim, çà suffit vos simagrées politiciennes,
remercions les calédoniens pour ce statut , appliqué depuis 1998 en Irlande du nord, la mise en place du statut de la Nelle Calédonie nous sauvera des ambitions personnelles ou KAFKAÏENNE de quelques uns ,toujours les mêmes,les ambitieux et les silencieux aussi dangereux !!!!
le statut de Nelle calédonie est le plus adapté à la situation de notre pays,
Kura Ora,
lumière,
Par Apoopopoti, janvier 21, 2010
Par hinarapa, janvier 25, 2010
Il est en effet temps de lancer le combat constructif contre la professionnalisation du politique que l’on connaît depuis la naissance des partis. Il nous faut restaurer le principe de rotation de charges.
Les gouvernants font plus attention aux gouvernés quand ils savent avec certitude qu’ils reviendront bientôt eux-mêmes à la condition de ces derniers.
On constate que le suffrage universel ne tient pas ses promesses d’émancipation.
L’élection induit mécaniquement une aristocratie élective, avec son cortège de malhonnêtetés et d’abus de pouvoir.
Après deux siècles de pratique, on s’aperçoit que l’élection pousse au mensonge avant l’élection et la réélection, impose la corruption par des campagnes ruineuses (ascenseurs à renvoyer), étouffe les résistances contre les abus de pouvoirs et s’avère naturellement élitiste.
Un maire ne doit pas être élu à vie, il en est de même pour nos représentants à l’assemblée de la Polynésie Française, nos députés à l’Assemblée Nationale et nos sénateurs au Sénat.
Un maire et son conseil municipal ont suffisamment de travail dans leur commune pour ne pas cumuler un autre poste à responsabilité. Se rendre régulièrement à Tahiti ou en France métropolitaine, c’est s’écarter du peuple.
Un élu se doit d’être en permanence à l’écoute du peuple qui exprime régulièrement les réalités du terrain, ce qui n’est malheureusement plus le cas depuis trop longtemps.
La Polynésie Française a un besoin vital d’un code de conduite clair pour nos futurs femmes et hommes politiques, quitte à passer par une modification du Statut, de la Loi organique voir une réécriture par le Peuple de la Constitution (la Nouvelle Calédonie a montré la voie).
Le président de la République devrait se prononcer pour:
- un mandat unique non renouvelable,
- pour le non cumul des mandats, quel qu’il soit,
- pour un mandat impératif, l’élu doit rendre des comptes de son action ou de son inaction périodiquement devant la population et non plus tous les 5 ou 6 ans.
- pour une véritable participation citoyenne au plus haut niveau de décision par l’intermédiaire de représentants volontaires et désignés par tirage au sort. Les athéniens ont fait la démonstration durant deux cent ans que cela est possible.
- pour un gel électoral, durant des élections locales voire régionales pour garantir aux résidents locaux de faire le choix de leur avenir. Seul un polynésien qui justifie d’un minimum de résidence peut se prononcer objectivement sur le devenir de son Pays.
Chacun s'accorde à reconnaître que la situation actuelle n'est pas satisfaisante,




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"Le rapport de force entre les autonomistes et les indépendantistes est minime. Il bascule avec deux ou trois élus intéressés". Ce sont les girouettes qui font basculer ces deux forces, pas les résultats effectifs des élections !!
De plus la création de nouveau poste de fonctionnaires ou conseillers, ne feront que d'avantage creuser le déficit du pays. Que dire de la création de nouvelles collectivités, qui ne feront que créer autant de postes administratifs doublant, triplant, quadriplant les dépenses de fonctionnement....
A oui, je comprends, en relisant : encore un coup du groupe des dix des états généraux raro à deux balles !!!
Ou peut être de cet ancien conseiller territorial qui veut retrouver une place au soleil !!!
Heureusement, les interventions non anonymes en encadré réhaussent largement le débat.