NUKU HIVA – Technique sportive du vertical jigging
C’est du Japon que vient cette technique de pêche qui provoque l’addiction chez tous ceux qui la testent. Le jigging, c’est son nom, se pratique en bateau avec des cannes légères et très flexibles et surtout avec des leurres métalliques plombés qui pèsent entre 60 et 400 grammes appelés “jigs”. Ceux-ci sont envoyés vers les profondeurs avant d’être ramenés par saccades vers la surface.
Au cours de cette remontée, c’est certain, le poisson qui croise le chemin du jig est capturé. L’un des intérêts majeurs de cette technique de pêche particulièrement sportive est d’explorer des zones profondes (de 20 à 150 mètres) et soumises à de forts courants, qui ne sont que très peu exploitées par les autres formes de pêches.

Encore peu connu en Polynésie française, le jigging fait fureur à travers le monde comme le prouvent les forums de discussions et d’échanges de photos/ vidéos qui se multiplient depuis quelque temps sur Internet. C’est d’ailleurs par ce moyen de communication que Carlos et Cecilio, deux riches entrepreneurs brésiliens, ont contacté leur guide polynésien “G” afin d’organiser un séjour de jigging à Nuku Hiva avec un pêcheur, Etienne Mamatui, et Xavier Curvat du centre plongéeMarquises. En une semaine, les thons à dents de chien, carangues grosses têtes et autres thons jaunes se sont précipités au bout des jigs des deux Brésiliens. La cadence fut tellement rythmée, qu’il a fallu faire venir de nouveaux leurres par avion de Tahiti. En effet, malgré le fait d’avoir arpenté de nombreux pays à la recherche de prises toujours plus grosses, Carlos et Cecilio ont avoué n’avoir jamais récolté autant de poissons que lors de ce séjour marquisien. Ils prévoient d’ailleurs de revenir plonger leurs jigs dans les eaux de l’archipel l’an prochain, mais cette fois-ci, par souci de confort, Carlos naviguera à bord de son yacht de 60 mètres.
Grands amateurs de sensations fortes que procure le jigging, mais aussi soucieux de la préservation des espèces, les entrepreneurs brésiliens ont souhaité que chaque poisson capturé soit réoxygéné puis relâché délicatement ; cette façon de faire n’est pas rare chez les accros du jigging, elle porte d’ailleurs un nom le “catch and release”.
Les prochaines sessions de jigging aux Marquises auront lieu d’ici à deux semaines à Hatu iti, motu situé au large de Nuku Hiva, avec les détenteurs du record polynésien de la plus grosse prise : Karl Dufour, Philippe et Daniel Siu.
De notre correspondante Marie Multeau


Par Brémond Louis , novembre 22, 2009
Par Nicole, novembre 23, 2009
Il faut encourager ce type d'articles et de commentaires, car nous sommes "fiu" de ceux concernant vos guignols de politiques. La Polynésie, c'est avant tout une population merveilleuse qui transmet sa joie de vivre , un environnement paradisiaque... Continuez ce type d'articles... Nous sommes preneurs, encore et encore.
Merci.
Par chinchard, novembre 24, 2009
Par B52, novembre 25, 2009



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