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Dim

22

Nov

2009

Ferrer, remonter, relâcher
Iles - Société
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NUKU HIVA – Technique sportive du vertical jigging

C’est du Japon que vient cette technique de pêche qui provoque l’addiction chez tous ceux qui la testent. Le jigging, c’est son nom, se pratique en bateau avec des cannes légères et très flexibles et surtout avec des leurres métalliques plombés qui pèsent entre 60 et 400 grammes appelés “jigs”. Ceux-ci sont envoyés vers les profondeurs avant d’être ramenés par saccades vers la surface.

Au cours de cette remontée, c’est certain, le poisson qui croise le chemin du jig est capturé. L’un des intérêts majeurs de cette technique de pêche particulièrement sportive est d’explorer des zones profondes (de 20 à 150 mètres) et soumises à de forts courants, qui ne sont que très peu exploitées par les autres formes de pêches.

Encore peu connu en Polynésie française, le jigging fait fureur à travers le monde comme le prouvent les forums de discussions et d’échanges de photos/ vidéos qui se multiplient depuis quelque temps sur Internet. C’est d’ailleurs par ce moyen de communication que Carlos et Cecilio, deux riches entrepreneurs brésiliens, ont contacté leur guide polynésien “G” afin d’organiser un séjour de jigging à Nuku Hiva avec un pêcheur, Etienne Mamatui, et Xavier Curvat du centre plongéeMarquises. En une semaine, les thons à dents de chien, carangues grosses têtes et autres thons jaunes se sont précipités au bout des jigs des deux Brésiliens. La cadence fut tellement rythmée, qu’il a fallu faire venir de nouveaux leurres par avion de Tahiti. En effet, malgré le fait d’avoir arpenté de nombreux pays à la recherche de prises toujours plus grosses, Carlos et Cecilio ont avoué n’avoir jamais récolté autant de poissons que lors de ce séjour marquisien. Ils prévoient d’ailleurs de revenir plonger leurs jigs dans les eaux de l’archipel l’an prochain, mais cette fois-ci, par souci de confort, Carlos naviguera à bord de son yacht de 60 mètres.

Grands amateurs de sensations fortes que procure le jigging, mais aussi soucieux de la préservation des espèces, les entrepreneurs brésiliens ont souhaité que chaque poisson capturé soit réoxygéné puis relâché délicatement ; cette façon de faire n’est pas rare chez les accros du jigging, elle porte d’ailleurs un nom le “catch and release”.

Les prochaines sessions de jigging aux Marquises auront lieu d’ici à deux semaines à Hatu iti, motu situé au large de Nuku Hiva, avec les détenteurs du record polynésien de la plus grosse prise : Karl Dufour, Philippe et Daniel Siu.

De notre correspondante Marie Multeau

Commentaires (4)Add Comment
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Nous faisions cette pêche là avant mais sans moulinet
Par Brémond Louis , novembre 22, 2009
je signale que cette pêche nous la pratiquions dans les années 30/40, nous allions pêcher le thon, il y avait des trous à thons donc nous sortions hors du lagon nous n'avions pas des leurres métalliques nous avions des leurres vivants , soit le ouma ou alors le chéchard ou ature, nous attachions une pierre à la ligne et nous la lâchions lorsque la pierre touchait le fond entre 50 et cent mètres nous tirions d'un coup sec sur la ligne pour détacher la pierre ainsi le poisson naviguait dans le fond de temps en temps nous remontions lentement et lorsque le thon ou parfois une carangue ou un gros paru mordait il fallait avoir le coup de main pour ferrer le poisson et là la lutte commençait surtout si c'était une grosse carangue et parfois le thon lui était un peu hypocrite il se laissait remonter d'une dizaine de mètre et là la bagarre commençait mais le plus filou c'était le barracuda ou ono ce poisson était dangereux car si vous laissez lâche la ligne il revenait pour couper la ligne il fallait faire attention d'ailleurs les anciens pêcheurs connaissaient le coup du Ono ou Barracuda dès que le poisson avait mordu thon carangue ou Ono la le sport commençait car il n'y avait pas de canne c'était les bras et les doigts qui devaient guider et ramener le poisson sans qu'un requin vienne t'enlever la moitié de ton poisson. Etant enfant, lorsque mon grand père ''sentait'' le vent et le temps, là je commençais à m'exciter et dès qu'il me disait en tahitien '' Aiu ananahei haere taua taia i tua '' Petit demain nous allons pêcher au large''. Je préparais le filet pour le petit poisson ''Ouma'' et les nasses pour garder vivants les ouma. pour moi c'était la fête parceque nous pêchions tous les deux un à l'avant de la pirogue et l'autre à l'arrière et les pirogues de l'époque étaient assez conséquentes, elle servaient aussi à la pêche au filet à Ature ou la pêche aux poissons de lagons que nous mettions le soir et le lendemain matin on venait le relever.Donc à deux nous ne nous gênions pas à pêcher en profondeur; mai il fallait seulement tenir sa ligne pour qu'elle ne parte pas vers l'autre pêcheur et c'est là la vraie lutte et les vrais combines et astuces. Je mets au défi;les jeunes de pêcher comme nous le faisions à l'époque sans que nos lignes s'entremêlent. Voilà nos amusements de l'époque et nos plaisirs d'ailleurs tous les jeunes de l'époque savaient pêcher de cette façon. C'étaient nos jeux préférés car nous forgions nos bras, nous nous amusions à gonfler nos biceps et comparer qui avait les plus gros biceps et surtout les plus dur. nous ne pensions pas à aller violer les filles nous avions des touches avec les filles mais nous les respections car elle venaient parfois jouer avec nous.et le plus fort il n'y avait pas de jalousie, si la fille choisissait son copain son choix était respecté. nous avions une vie saine.
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Par Nicole, novembre 23, 2009
Cet article est très intéressant car il nous fait découvrir un aspect de la vie et culture polynésiennes. Et le commentaire de Louis est fantastique. Il devrait se lancer dans l'écriture et nous rapporter d'autres beaux souvenirs. Pourquoi ne pas lui réserver un édito dans votre journal.

Il faut encourager ce type d'articles et de commentaires, car nous sommes "fiu" de ceux concernant vos guignols de politiques. La Polynésie, c'est avant tout une population merveilleuse qui transmet sa joie de vivre , un environnement paradisiaque... Continuez ce type d'articles... Nous sommes preneurs, encore et encore.
Merci.
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faute commise sur
Par chinchard, novembre 24, 2009
désolé mais c'est plus fort que moi ce n'esrt pas "chéchard" mais chinchard.Pour ce qui est du commentaire le jig est différent:il s'agit de faire descendre un jig métallique à une profondeur voulu et de le remonter le plus rapidement alors que ton explication est différente,voila.
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Tout a fait d'acc avec Nicole
Par B52, novembre 25, 2009
Un peu plus d'articles sur des petites histoires anciennes ou actuelles de pêche, c'est top! Nous avons adoré l'histoire de LB. Tu devrais même faire un bouquin. Pour nous les jeunes, (enfin à 37 ans je me sents encore jeune) nous adorons...On s'ennuit jamais avec des arrières grands-papas, grand-papas ou simplement des papas comme toi. Bisous à nos amis d'Arue de nous avoir fait partager. Tapa'o aroha ia outou paato'a. Tchao! Nana!..

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