teaser_pa.jpg

En Magasin Aujourd'hui ...

La une de ce jour

Recevez les news par e-mail

Abonnez-vous à la NewsLetter de La Dépêche de Tahiti

La Dépêche par mail
Dans vos magasins ce matin



L'actu vue par P'tit Louis

louis280.jpg
 

Dim

07

2010

Une part d’Histoire au fond du lagon
Iles - Société
smaller text tool iconmedium text tool iconlarger text tool icon
RAIATEA - Rico possède une tonne de pierres anciennes

Voilà plus de 35 ans qu’il cherche et autant qu’il pêche. Rico, le pêcheur de Miri Miri, vit une passion secrète qu’il partage avec son métier, il collectionne les pierres anciennes qu’il trouve au cours de ses plongées.

“Je pense que j’ai un don”, confie-t-il. “J’ai quasiment trouvé dans le lagon tout ce que je possède. Beaucoup de personnes ont plongé sur les endroits où je pêche, je reconnais un poids de pêche aux cailloux, un poids de pirogues, un penu quelquefois, immédiatement sur le sable parmi les coraux. Je pense avoir plus de 500 pièces. Le site de Tenape où j’ai installé mes deux parcs à poissons est exceptionnel. Il est très poissonneux, ce qui explique la profusion de pierres perdues par les anciens pêcheurs. Et je ne compte pas tout ce qu’on m’a donné et ce que j’ai trouvé dans les fa’a’apu.”

Le fare de Rico et de son père Wilfred est un musée qui s’ignore. Il y a de tout, à profusion, des pièces communes et d’autres plus rares, comme ces deux pierres, inséparables, mâle et femelle, un caillou étrange, noir, aux formes bizarres. “C’est un ti’i, il est vivant”, précise Rico.

Je ne vends rien, je garde tout ici. Je donnerai peut-être mon trésor à un musée…

Des herminettes coupantes, mais aussi une collection de très vieilles cartes postales, un boulier, une écope et un gouvernail de pirogue à voile ; des fers à repasser, témoins d’une autre époque, et des umete remplis de pierres de pêche aux cailloux de toutes tailles : il y en a partout, dans le fare autant qu’à l’extérieur. Si Rico ne cache pas son bonheur de trouver une part d’histoire au fond du lagon, il met rapidement des barrières sur l’intérêt des collectionneurs privés. “Je ne vends rien, je garde tout ici”, répète-t-il aux visiteurs. “Je donnerais, peut-être un jour, mon trésor à unmusée, à condition qu’il serve à la connaissance des jeunes. Pour l’instant, je cherche et je trouve toujours quelque chose d’autre.”

De notre correspondant Jean-Pierre Besse

Commentaires (0)Add Comment

Ecrivez un commentaire
Il n'est plus possible de poster de commentaire sur cet article.

busy

Articles les plus récents :
Articles les plus anciens :