Habillage fond de site

Immersion culturelle à Papeno’o

lundi 19 août 2019

L’association Haururu a procédé, samedi dernier, à l’inauguration d’un fare ‘airaa’upu, ou maison des enseignements anciens. (© Claude Jacques/LDT)

L’association Haururu a procédé, samedi dernier, à l’inauguration d’un fare ‘airaa’upu, ou maison des enseignements anciens. (© Claude Jacques/LDT)


L’association Haururu a inauguré un nouveau fare pour son futur centre d’immersion culturelle Te Fare Fenua. Un lieu d’échanges pour retrouver les concepts qui sous-tendent la langue tahitienne, en lien avec la terre et les éléments. Le groupe de danse O Tahiti E a donné une ultime représentation de son spectacle dans le cadre magique du coeur de l’île de Tahiti.

Le week-end dernier, l’association Haururu a procédé devant de nombreux invités à l’inauguration d’un fare ‘airaa’upu, ou maison des enseignements anciens.

Après le fare rapaau, ou maison des soins, installé en juin (PAPENO’O – Inauguration d’un fare rapa au, ou maison des soins) , il s’agit de la deuxième structure d’un ensemble destiné à composer son futur centre d’immersion culturelle, le Fare Fenua.

Deux autres constructions vont être érigées dans les prochains mois, un fare arioi, ou maison des artistes, et un fare nana’o, ou maison des sculpteurs.

Au fil des ans, le village géré et animé depuis 25 ans par cette association éco-culturelle se donne ainsi des moyens plus importants pour retrouver et transmettre des valeurs dont le site du Fare Hape qu’elle gère et anime est le symbole.

Ce site archéologique, restauré à l’époque de la construction des barrages dans la vallée de Papenoo, accueille un “village” où l’association Haururu organise régulièrement ses propres activités mais qui est également ouvert à des stages, des séminaires et des rencontres pour un plus vaste public, notamment des groupes scolaires.

Des notions comme le retour à la terre, le respect des ancêtres, la gestion rationnelle des ressources ou la fusion de l’homme avec les éléments naturels y sont ainsi abordées, en relation avec une quête identitaire.

 

Retrouver le sens de la langue et le lien à la terre

 

L’inauguration, samedi dernier, du fare ‘airaa’upu revêt une particulière importance dans cette démarche de réappropriation de valeurs ancestrales dans le contexte d’une société polynésienne contemporaine qui a souvent perdu ses repères.

Ce fare, dont le nom signifie littéralement “manger la connaissance des enseignements anciens”, explique Yves Doudoute, sera consacré à un travail de recherche autour de la langue tahitienne mais aussi de ses concepts.

“Qu’y a-t-il derrière un mot, derrière une généalogie, derrière une toponymie ? Nous souhaitons mettre en place ici une recherche sous forme d’échanges”, explique cet ancien président de l’association. “On a de nombreux mots, et donc de concepts, qui ont été influencés par des langues occidentales, l’anglais et le français notamment. Ce qui fausse leur compréhension. Cet endroit se prête particulièrement à une réflexion sur la manière dont on pouvait comprendre les choses avant l’arrivée des Européens.”

Ce lieu, de par son histoire, va aussi renforcer des échanges avec des “cousins” du Pacifique, comme les Hawaïens et les Maoris, dont un groupe, samedi dernier, a participé à l’inauguration du Fare ‘airaa’upu.
“Ces échanges vont permettre de confronter nos concepts, nos valeurs, qui sont très semblables mais qui sont exprimés parfois de manières différentes.”

De plus, ce lieu favorise un lien fort avec la nature, au coeur de l’île. Un lien qui a été souvent perdu dans le contexte de la société moderne. “C’est cette recherche du lien avec la terre, avec les éléments, qui va nous faire redécouvrir des choses”, explique encore Yves Doudoute en précisant qu’une même dynamique de rencontre va s’effectuer autour de la langue que celle qui a déjà été mise en place au sein du fare rapaau, avec la rencontre de tradipraticiens et de médecins conventionnels.

 

De notre correspondant C.J.

 

fare hape

Ce fare, qui sera aménagé, est la deuxième structure d’un ensemble destiné à composer le futur centre d’immersion culturelle, le Fare Fenua. (Photo : LDT/Claude Jacques)

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L’association Haururu. (© Claude Jacques/LDT)

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