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Instigatrice du vol du magasin Papeari : la mère reste derrière les barreaux

jeudi 2 novembre 2017

vol agression papeari

La mère n’a jamais reconnu son rôle et a toujours rejeté la faute sur ses enfants. (© Florent Collet)

“Vous avez demandé à vos enfants d’être prudents. Là, nous avons un peu la réaction d’une mère”. Cette remarque du président du tribunal à l’encontre de Christine T. illustre tous les paradoxes et le rôle trouble d’une mère dans une affaire qui avait défrayé la chronique en aout 2016.

Le président du tribunal évoquait alors les conseils donnés par cette femme à ses trois enfants et son neveu : s’habiller de sombre, porter des gants, se couvrir le visage et ne parler qu’en tahitien pour éviter d’être reconnus.

Christine T. est, en effet, accusée d’être l’instigatrice de l’agression et du vol d’un couple de commerçants tenant le magasin Papeari, dans la commune du même nom, en août 2016.

 

“Dieu seul sait qui a dit la vérité”

 

Le couple, aujourd’hui âgé de 83 et 79 ans, avait été réveillé en pleine nuit par les coups de trois des enfants de Christine T., alors que le cousin faisait le guet.

Le couple s’était ensuite fait attacher les mains avec des serreflex et les enfants s’étaient emparés de sacoches, contenant des cartouches de cigarettes et 30 000 F.

L’homme avait été le plus sévèrement touché par les coups, la mâchoire brisée lui valant dix jours d’ITT. La tête maintenue dans son oreiller, la femme avait cru entendre son mari se faire tuer.

L’enquête a permis de mettre en lumière le rôle d’instigatrice de Christine T. Veuve depuis 2013, la mère de famille a accumulé les retards de paiement du loyer de son fare OPH pour atteindre les 700 000 F.

La menace de l’expulsion l’avait poussé à réunir un conseil de famille pour aller voler le magasin, après avoir observé la gérante compter son argent et l’entreposer sous la caisse.

Dans cette affaire, tous les enfants, sauf un, ont reconnu que c’est sous les ordres de leur mère que cette opération avait été menée.

Pendant l’enquête et à la barre du tribunal, la mère, elle, a rejeté la faute sur sa progéniture. “Dieu seul est témoin et sait qui a dit la vérité”, tente-t-elle de se défendre.

“Le tribunal est assez loin de Dieu, mais nous avons des dossiers”, la coupe le président du tribunal.

Alors que les deux jeunes enfants mineurs ont été condamnés, il y a quelques semaines, à 6 mois de prison avec sursis et 18 mois de prison ferme.

La mère a finalement été condamnée à 4 ans de prison, dont 2 ans avec sursis et son maintien en détention.

En revanche, son fils, condamné à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis et une peine aménageable, ainsi que son neveu, condamné à un an de prison avec sursis, sont repartis libres du tribunal.

 

F.C.

 

 

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