Intempéries à Faa’a : « on ne peut plus retourner à la maison, on est trop en danger »

    mardi 21 février 2017

    maman bébé famille faa'a

    Les personnes sinistrées ont pu se reposer. (© Catherine Quiniou/LDT)


    La commune a été de nouveau touchée par les fortes pluies, le week-end dernier. Elle a également été endeuillée par la mort d’un jeune agent communal, Pitanui Teriitehau. Quatre familles ont été évacuées et relogées dans la cantine de l’école Farahei Nui.

     

    À quelques semaines d’intervalle, c’est de nouveau le cauchemar pour de nombreux habitants de Faa’a, encore traumatisés par la terrible nuit du 22 janvier.

    La commune a été particulièrement touchée par les fortes pluies du week-end dernier qui ont, cette fois encore, provoqué éboulements et inondations. Tous les établissements scolaires étaient fermés, hier.

    La ville a également été endeuillée par la mort, vendredi dernier, d’un jeune agent communal, Pitanui Teriitehau. Une messe sera célébrée en son honneur, ce soir, à 19 heures, en l’église Saint-Joseph.

    Le secteur de Tavararo a subi, une fois de plus, de gros dégâts. Des maisons situées dans les quartiers Fatauira, Hauata et Colombel ont été inondées.

    Quatre familles, soit 21 personnes, ont été évacuées dans la journée de dimanche, et relogées dans la cantine de l’école Farahei Nui cycle 2, située à Puurai. Elles devaient quitter les lieux hier après-midi, après une nuit passée sur place.

    “J’ai dormi aussi à l’école. On s’occupe de ces personnes avec les femmes de service de Farahei Nui. Il y a des enfants et des personnes âgées, qui restent alitées. La mairie a fourni ce qu’il faut pour qu’elles puissent dormir et de la nourriture”, souligne Tupuraa Mauahiti, agent communal.

     

    “On voudrait une aide de l’OPH”

     

     

    Matelas et lits de camp ont été installés dans la cantine. Une télé a également été mise à la disposition des familles, pour occuper les enfants. Pour passer le temps, on discute ou on se repose car les dernières heures ont été très éprouvantes.

    “On a encore eu un éboulement sur notre maison. On est arrivé dimanche après-midi avec mon mari et nos quatre enfants. Je ne sais pas ce qui va se passer pour nous. On ne peut plus retourner à la maison. On est trop en danger là-bas. On voudrait une aide de l’OPH pour reconstruire” , explique une habitante de Hiu Pape.

    Jessie, elle, habite le quartier Fatauira, l’un des plus sinistrés de Faa’a. Elle a été accueillie à Puurai avec son mari, ses deux fils, le plus jeune étant âgé de sept mois, et son grand-père de 82 ans, grabataire.

    “Notre maison a encore été envahie par la boue. On avait déjà eu des dégâts, le 22 janvier, mais cette fois-ci, c’est encore pire. Tout est cassé chez nous. C’est la mairie qui nous a amenés ici. On a pu dormir un peu et manger mais on espère quand même vite rentrer chez nous”, déclare la jeune maman.

     

    C. Q.

     

     

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