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Intempéries – Eau, électricité, assurances : les infos pratiques

mercredi 25 janvier 2017

polynésienne des eaux

(© Polynésienne des eaux)

Suite aux inondations du week-end dernier, de très nombreux foyers de Tahiti et Moorea ont été privés d’eau et d’électricité. Où en sont les travaux ? Sur le terrain, certains quartiers sont toujours difficiles d’accès, ce qui complique le travail des opérateurs.

Les particuliers, eux, continuent de lessiver leurs maisons, les enfants dans les pattes avec de multiples écoles fermées. Qu’ils n’oublient pas, malgré tout, de remplir leur déclaration de sinistre…  vendredi au plus tard.

 

Marie Guitton

 

Eau : Toujours de gros problèmes à Paea et Pirae

polynésienne des eaux

Dans la vallée Tenaho, à Pirae, particulièrement dévastée par les inondations du week-end dernier, tandis que les habitants nettoient et débarrassent leurs maisons, les agents de la Polynésienne des eaux s’activent à raccorder de façon provisoire les gens qui n’ont plus du tout d’eau. “Mais on est tributaire des travaux de voirie”, explique Manua Guehennec, le responsable clients. (© Polynésienne des eaux)

 

À Paea

À Paea, où 50 % de la population est actuellement privée d’eau, soit 6 000 personnes, ce sont les militaires qui semblent avoir les choses en main. Des bouteilles d’eau ont été distribuées aux habitants et deux citernes d’eau potable mobiles, de 1 500 litres chacune, passent dans les quartiers, notamment à Papehue et Orofero, depuis lundi.

Quatre cuves supplémentaires de 5 m3 chacune ont été dispatchées dans la commune, hier après-midi, tandis qu’un camion-citerne de 6 000 litres a été acheminé de Moorea.

Dix autres cuves, de 1 200 litres chacune, sont en cours de production, financées par le fonds de secours d’extrême urgence, et devraient être affectées dès aujourd’hui à Paea.

Les travaux provisoires de réparation, effectués par la commune et le Pays pour réalimenter les habitations, pourraient prendre une à deux semaines, selon les employés municipaux rencontrés sur le terrain hier. Mais cette eau ne sera pas potable, la station de chlorage ayant été détruite par les inondations.

 

À Pirae

La situation était, hier, “sous contrôle partout dans la commune, sauf dans la vallée Tenaho, après le pont, soit une centaine d’habitations”. Trente d’entre elles n’ont plus du tout d’eau au robinet. Les autres en reçoivent mais non chlorée, donc non potable.

La Polynésienne des eaux a fait un parcours de reconnaissance, lundi. Après avoir distribué des bouteilles d’eau, elle a installé, hier matin, à hauteur du pont, une rampe d’alimentation en eau potable avec quatre robinets libres d’accès pour la population.  

“L’urgence absolue, c’était d’installer des points d’eau, explique Manua Guehennec, le responsable clients. Ensuite, on essaye de voir comment raccorder de façon provisoire les gens qui n’ont plus du tout d’eau, mais on est tributaire des travaux de voirie. L’équipement est en train de dégager la route. Ensuite, cette alimentation provisoire pourra se faire rapidement avec des tuyaux aériens, d’ici la fin de la semaine.”

L’eau ne sera pas potable, “mais au moins les gens pourront nettoyer chez eux”, souffle le responsable. “Après, on fera des diagnostics dans chaque maison et il faudra voir avec la mairie comment on reconstruit le système.”

 

À Mahina

Tous les habitants ont à nouveau de l’eau potable depuis hier. À Mahinarama, l’alimentation continuera toutefois à être coupée toutes les nuits, de 22 à 4 heures, jusqu’à vendredi. “Normalement, l’eau ne sera pas coupée ce week-end”, indique un responsable, qui espère d’ici là un total retour à la normale.

 

À Punaauia

Après avoir rétabli l’approvisionnement en eau de toute la population lundi, à midi, une nouvelle “petite casse” était survenue à Matatia dans la soirée. “On a fait une réparation provisoire ce matin, indiquait donc hier le chef du service de l’eau de la commune. Ce n’est pas le top en termes de pression, mais au moins, aujourd’hui, tout le monde a de l’eau.”

Une solution définitive ne pourra être apportée qu’une fois la voirie réparée.

 

À Papeete, Faa’a, Arue et Moorea

Sauf quelques cas isolés, la situation est revenue à la normale, selon les responsables.

 

 

Électricité – La vallée de Tenaho dans le noir encore un ou deux jours, “si tout va bien”

EDT engie

(© EDT Engie)

 

À Tahiti

Hier, à 18 h 30 à Tahiti, 165 clients n’avaient toujours pas d’électricité. Tandis que le courant avait été rétabli la veille à Punaauia, Papara, Arue et Faa’a, des réparations supplémentaires ont mis fin aux coupures à Orofero (Paea) et au Fenua Aihere (Presqu’île) dans l’après-midi.

Des travaux sont toujours en cours à Papeete et surtout à Pirae. Le centre d’appel de dépannage reste opérationnel au 40.54.32.10.

EDT rappelle à tous les habitants de Tahiti que “les réseaux électriques peuvent encore être soumis à des chutes d’arbres, éboulements, inondations” et leur recommande donc de s’éloigner des câbles et poteaux électriques à terre, pour éviter l’électrocution.

 

À Papeete

Trente-trois clients doivent toujours être réalimentés : ceux du bâtiment de la direction générale des finances publiques (compteurs inondés), et l’hôtel Tahiti Nui, qui devrait être remis sous tension aujourd’hui.

 

À Pirae

Dans cette commune, une dizaine d’agents s’activaient hier dans la vallée Tenaho, où 132 clients étaient encore privés d’électricité. “Comme il n’y a plus de route, on est obligé de reconstruire le réseau”, précisait Yvonnick Raffin, directeur général adjoint de la société EDT. Hier, les poteaux devaient être implantés.

Aujourd’hui, “on essaiera de tirer toutes les lignes haute tension”, pour un rétablissement du courant demain soir “si tout va bien”, ou “au plus tard vendredi soir”. “La difficulté, c’est d’implanter les nouveaux compteurs et de réalimenter chaque maison en basse consommation, ajoutait le responsable. On fait tout pour que ce soit fait cette semaine.”

 

Assurance – Des sinistres à déclarer au plus tard vendredi

lycée polyvalent de Taaone

(© Lycée polyvalent de Taaone)

 

Les sinistrés – particuliers et entreprises – sont invités à se rapprocher au plus vite de leur assureur. En principe, ils disposent de 48 heures pour déclarer leur sinistre, mais une compagnie, jointe par téléphone hier, indiquait que ce délai avait été porté à cinq jours ouvrés dans le cas présent. Jusqu’à vendredi, donc.

En principe, seuls les assurés qui possèdent une garantie “inondation” ou “catastrophe naturelle” (une extension de la garantie de base proposée en Polynésie) pourront être indemnisés. Mais dans le doute, la plupart des contrats ayant disparu dans les boues, à chacun de se renseigner auprès de son assureur. Il est par ailleurs essentiel, quoi qu’il en soit, de faire constater les dommages qu’on a subis.

En principe, c’est l’assureur lui-même, une fois qu’on l’a sollicité, qui dépêche un expert sur place afin de chiffrer les réparations éventuelles. À défaut, une responsable de Papeete conseille aux sinistrés de mandater eux-mêmes un huissier.

“Même si l’assureur dit qu’il ne prend pas le sinistre, il faut quand même prendre des photos, faire un diagnostic précis et recueillir la déclaration de l’assureur, confirme le haut-commissaire. En cas de contentieux ou de litige, ça pourra servir. Et puis cette déclaration servira aussi d’attestation pour obtenir, par exemple, des aides du Pays et de l’État.”

Un fonds de secours d’extrême d’urgence de 24 millions de francs a d’ores et déjà été débloqué par Paris.

En plus des déclarations aux assureurs, les commerçants sont invités à se rapprocher de la chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers (CCISM), et les particuliers des services sociaux de leur mairie. Ce sont eux qui feront remonter au Pays et à l’État les besoins de chacun.

 

 

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