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Intermarché s’installe en Polynésie

mardi 28 mars 2017

intermarché Stéphane Gimenez

Stéphane Gimenez (à droite) avec un des employés de Toa Faa’a, partenaire d’Intermarché. (© Christophe Cozette)

Nouveau venu. Depuis deux ans, Stéphane Gimenez est aux manettes de Toa Faa’a, ex-Cash and Carry, en passe de devenir partenaire d’Intermarché dans les prochains mois avant rénovations – ce qu’il est déjà, dans les faits – et s’apprête à ouvrir, courant avril, Happy market Paea à la place de l’ancien Paea cash api, aux environs du PK19, côte ouest.

Entièrement rénové du sol au plafond avec au total plus de 750 m2 de surface de ventes, avec boucherie et poissonnerie entièrement revues, Happy Market Paea devrait être la première enseigne au logo Intermarché, grand distributeur français, qui réalise près de 14 % de parts de marché en métropole, face au géant bien connu du fenua Carrefour et Leclerc, le plaçant ainsi en 3e position (chiffres 2014).

“Quand je suis allé voir l’enseigne Intermarché en France, ils étaient d’accord pour l’attribuer pour Paea mais nous ont demandé une rénovation complète de Faa’a, ce qui sera fait dans les prochains mois et le magasin restera ouvert.” Chambres froides, frigos, tout du plafond au sol sera rénové, à commencer par ce dernier, dans les prochaines semaines.

Ancien de chez Leclerc et de Carrefour au Moyen-Orient, Stéphane Gimenez a été directeur d’Hyper U, à son arrivée au fenua, il y a quelques années maintenant. Au sein d’Hyper U, il a été chargé de monter une centrale d’achat commune, la SNP. “Un regroupement d’indépendants pour faire des achats en commun”, comme l’a résumé l’intéressé.

Il quitte la structure, “pour des raisons obscures”, en 2014 et revient à Toa Faa’a, en cherchant immédiatement le support d’une enseigne nationale.

Stéphane Gimenez se rapproche de Leclerc tout d’abord, mais Leclerc veulent s’implanter avec de gros hypermarchés, puis il tente de convaincre Intermarché, puisqu’il en a été directeur de magasins, qui dit banco. Un accord de partenariat est signé car “c’est un hybride d’enseigne”, mais bénéficie de l’atout numéro un de la marque, à savoir ces propres unités de fabrique.

“Contrairement aux autres, nous sommes producteurs, nous avons des conserveries, des bateaux usines et des fabriques de jus de fruits”, savoure l’intéressé. En effet, contrairement aux MDD (marque de distributeur) des concurrents, l’enseigne Intermarché à ses propres marques – Saint Eloi, Paquito, Chabrior entre autres soit une quinzaine au total – ce qui permet à Toa Faa’a, sans intermédiaire, de bénéficier de produits abordables et de qualité.

“Côté prix, on taquine déjà un peu”, avoue le distributeur, qui réalise, depuis sa reprise, “plus de 2 milliards de chiffres d’affaires après avoir multiplié ce dernier par trois depuis l’ouverture”, sans en préciser le montant précis.

 

Un distributeur réaliste

 

“Mais nous ne sommes rien face aux 36 milliards en face”, reconnaît Stéphane Gimenez. “Mais les prix à Paea seront les mêmes qu’à Faa’a et vice-versa”, précise ce dernier, qui compte bien ouvrir d’autres unités Intermarché, encore faudrait-il pouvoir disposer d’une surface nécessaire. “Ceux qui vont découvrir bientôt Paea vont découvrir l’univers Intermarché du prochain Faa’a”, précise “David”, face au géant “Goliath”, installé plus que confortablement partout.

“On ne prend pas cela comme un combat, on m’a toujours dit ici que le soleil doit briller pour tout le monde”, avoue celui qui est contre “certains PPN”. “Je veux que les Polynésiens aient d’autres produits que ceux imposés par les PPN, pas forcément tous de bonne qualité, certains ne sont pas bons pour la santé”, même si Toa Faa’a en a plein, clientèle populaire oblige. “On veut amener les gens vers des produits de qualité, au même prix, et leur donner envie de manger autre chose”, a expliqué le distributeur.

L’heure n’est pas venue d’avoir des produits polynésiens dans les enseignes Intermarché en métropole – “cela concerne plutôt la France et les producteurs locaux” – mais Stéphane Gimenez, après des années dans la grande distribution, ne manque pas de contact. “Veut-on vraiment de la concurrence ? J’ai les investisseurs nécessaires s’il faut. En tout cas, on a d’autres projets”, a laissé échapper Stéphane Gimenez, qui regrette que parfois, sous la pression des autres distributeurs, les “fournisseurs lui demandent de remonter ses prix”.

Alors la guerre des prix aura-t-elle lieu ? “Tout est une question de poids, c’est le souci”, explique le distributeur, qui ne cache pas ses ambitions et qui compte bien peser dans la balance des petits prix.

Christophe Cozette

 

 

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