Les internats, les transports et l’université au cœur des préoccupations de l’État

    lundi 24 octobre 2016

    Samedi dernier, au terme  d’un marathon  à la rencontre des élèves  et des différents acteurs  de l’éducation polynésienne, Najat Vallaud-Belkacem  a signé la convention décennale 2017-2027  sur l’éducation entre l’État  et la Polynésie française. (© Élénore Pelletier)

    Samedi dernier, au terme d’un marathon à la rencontre des élèves et des différents acteurs de l’éducation polynésienne, Najat Vallaud-Belkacem a signé la convention décennale 2017-2027 sur l’éducation entre l’État et la Polynésie française. (© Élénore Pelletier)

     

    La convention décennale 2017-2027 sur l’éducation entre l’État et la Polynésie française a été signée, samedi dernier. La ministre de l’Éducation nationale a fait ses annonces officielles au cours de sa visite au fenua, commencée jeudi dernier. Après Huahine, vendredi dernier, c’est à Rangiroa que Najat Vallaud-Belkacem s’est rendue, samedi dernier, avant de quitter Tahiti.

     

    Avec la signature de la convention décennale 2017-2027 sur l’éducation entre l’État et la Polynésie française, point d’orgue de sa visite au fenua, la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a annoncé officiellement les engagements pris par son ministère en faveur de la Polynésie française.
    Des annonces très attendues qui n’ont pu que réjouir la classe politique et les acteurs locaux de l’éducation.

    • Internats
    “Six cent cinquante-six millions de francs pour la construction des internats de Faa’a et de Atuona aux Marquises et pour la rénovation et l’agrandissement de celui de Mahina.”
    Voilà l’un des engagements phares annoncé par la ministre, samedi dernier.
    “J’ai moi-même mesuré la réalité des problèmes liés à l’internat pendant mes déplacements, en particulier aux Tuamotu. (…) Aussi ai-je obtenu du Premier ministre, un effort budgétaire particulier pour lutter contre la fracture scolaire entre les archipels polynésiens, pour ces internats”, a-t-elle déclaré.
    Une annonce qui a, bien entendu, réjoui le président Édouard Fritch.
    “J’ai moi-même un passé puissant en matière d’internat et je voulais que l’on mette les moyens pour cela. Elle a répondu présent : 656 millions, ce n’est pas rien. Elle vient soutenir le plan d’investissement que nous avons lancé, au mois de juin”, a-t-il confié.

    • Transports scolaires
    Autre annonce et non des moindres : une aide de 346 millions de francs pour accompagner le financement des transports scolaires dont la Polynésie a la responsabilité, soit une augmentation de 10 % de la contribution de l’État en la matière, à compter de 2017.
    Un effort  précieux au vu du contexte géographique du pays. La Polynésie française tient en effet à maintenir la gratuité du transport des élèves (terrestre, maritime ou aérien) pour éviter tout décrochage scolaire.
    Bien sûr, celui-ci pèse significativement sur son budget et, en dix ans, la participation de l’État en la matière avait diminué sensiblement, passant de
    480 millions de francs, entre 2006 et 2009, à 310 millions de francs en 2015 (soit l’équivalent de 30 % du budget dévolu aux transports scolaires).

    • Études supérieures et recherche
    La ministre a également affirmé son soutien à l’université (UPF), qui ouvrira en 2017 une classe préparatoire aux grandes écoles d’ingénieurs et qui prévoit la création d’un parcours préparant à l’intégration dans les instituts d’études politiques (IEP) et dans les écoles de journalisme, ou la création d’un parcours bilingue en licence d’économie-gestion.
    “J’accompagnerai cette progression des effectifs au titre du budget 2017 en accordant des moyens permanents de fonctionnement supplémentaires qui seront de l’ordre de 500 000 euros par an, soit près de 60 millions de francs, ainsi que des emplois qui s’ajouteront aux 26 emplois créés depuis 2013”, a-t-elle déclaré.
    Elle a également affirmé le soutien de son ministère à la création et au développement de l’école de recherche universitaire Resipol (recherche enseignement supérieur innovation pour la Polynésie).

    • Autres annonces importantes
    De nouveaux circuits financiers seront mis en place : “un versement de la dotation globale de fonctionnement (DGF) dès le premier trimestre de l’année civile et non plus au cours du dernier trimestre” ; la continuité de l’aide au déploiement numérique à l’école, avec la connexion à toutes les applications nationales en temps réel et la mise à disposition, sans contrepartie, des systèmes d’information et leur maintenance ; la possibilité de faire reconnaître au niveau national les diplômes du Centre des métiers d’arts (CMA).
    Si le Pays en fait la demande, à terme, quatre nouveaux CAP seront reconnus en sculpture, gravure, tressage, tatouage, ainsi que les brevets (diplôme de niveau 4) des métiers d’art correspondants.

    Élénore Pelletier

     

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