Internet au cœur de L’Envers du Monde lundi soir à l’Isepp

lundi 23 mars 2015

L’Envers du Monde démarre ce soir, à l’Isepp, pour la 4e édition. Le concept reste le même : cinq soirées de projections documentaires et de débats à propos de problématiques mondiales actuelles. Internet, la pollution cachée ouvre le bal,
permettant de s’interroger sur l’énergie consommée par les data centers et sur leur possible implantation en Polynésie.

Vous, moi, nous tous sommes désormais des internautes, et même si nous pensons qu’envoyer un courrier électronique fait une économie de papier, nous polluons néanmoins. Premier des cinq documentaires diffusés à partir de ce soir, à l’Institut supérieur de l’enseignement privé de Polynésie (Isepp), dans le cadre de L’Envers du Monde, Internet, la pollution cachée nous dévoile “la face noire de nos mails”. En effet, la toile, et notamment ses data centers, fermes géantes de données, est énergivore, causant ainsi des dégâts sans cesse croissants sur la nature et notre environnement. Avec Internet, la pollution cachée, La Dépêche de Tahiti ouvre “son envers du monde” avec, chaque jour, jusqu’à vendredi, une page consacrée au film diffusé le soir même à l’Isepp (et visible sur YouTube). À l’instar du concept de L’Envers du Monde – un doc, un débat -, votre quotidien tentera d’élargir la réflexion avec l’avis d’experts sur ces problèmes mondiaux qui touchent également la Polynésie.
Ne manquez pas également de participer au débat organisé chaque soir à l’Isepp (attention, l’entrée est libre mais les places limitées) ou de réagir sur notre site www.ladepeche.pf.
Le pitch : “Aujourd’hui, 247 milliards de mails transitent chaque jour par la toile. Quelle énergie le permet ?”

Internet, la pollution cachée

“Vous avez un message.” Son nom est 01010010011 ou plus simplement Rebecca. Internet, la pollution cachée démarre sur la naissance de ce petit bout de chou et scrute, telle une cellule antiterroriste, sa vie numérique tout en se posant deux questions fondamentales : comment voyage l’information et cela a-t-il un impact sur l’environnement ?
Il était une fois un mail. Ce documentaire français de Coline Tison et Laurent Lichtenstein, produit en 2014 et d’une durée de 52 minutes, explore non pas la partie cachée, le web profond (ou invisible, deep web en anglais, le web non indexé par les moteurs de recherche, NDLR) mais la “pollution cachée” du web, dans son ensemble.
Jugez plutôt : l’envoi d’un simple mail (avec une pièce jointe) consomme autant d’énergie qu’une ampoule basse consommation mais de forte puissance, et il en est envoyé 10 milliards par heure dans le monde, soit l’équivalent de la production d’énergie de 15 centrales nucléaires (pendant une heure, soit 4 000 tonnes de pétrole, ou bien encore 4 000 allers/retours entre Paris et New York).
Dans ce “métier de parano”, la caméra se balade dans les data centers, élément-clé du cœur du réseau appelée toile. Sachant que le nombre de données mondiales doublent tous les deux ans, ces data centers prolifèrent jusqu’à devenir des big data, comme ceux de Caroline du nord d’Apple, Google et Facebook, e-forteresses (qui leur permettent de traiter ET stocker nos données) qui, à elles trois, consomment 5 % de toute la consommation électrique de cet État.
Alimentées principalement par le charbon, les usines productrices de l’énergie nécessaire à alimenter ces big data ont d’ores et déjà détruit plus de 500 montagnes aux alentours, “explosées et décapitées”, rendant ensuite “la nature morte”. Telle est là “la face noire de nos mails”, même si ces géants du web tentent diverses solutions plus écologiques pour tenter de réduire leur empreinte carbone, donc leurs méfaits sur le climat (voir photo).
Malgré une musique anxiogène tout au long du doc, très “Big Brother”, on finit sur une touche d’optimiste, même si aucun de nous ne s’arrêtera d’envoyer des mails, ni de poster des selfies sur Facebook (ça aussi, ça consomme !). La science, de son côté, et donc les nouvelles technologies ont l’ingéniosité de transformer la chaleur produite par des ordinateurs en énergie recyclable, sous forme de radiateurs, par exemple.
De notre côté (à condition d’être une bonne partie des deux milliards d’internautes recensés), vider régulièrement sa boîte mail ralentirait la construction de ces bâtiments énergivores. 

C.C.

Lire aussi dans La Dépêche de Tahiti ou au feuilletage numérique « l’avis du programmateur » et « l’avis de l’expert ».

 

Pratique

Internet, la pollution cachée, ce soir, à l’Isepp. Entrée gratuite, places limitées, à partir de 18 heures. Infos au 40.50.51.60, sur www.isepp.pf ou la page Facebook L’Envers du Monde.
Documentaire suivi d’un débat avec le public. Intervenants : Emmanuel Liparo, enseignant, et Fabrice Leunens, membre du SIG 42. Animateur : Laurent Lachiver, chroniqueur radio.
Retrouvez Internet, la pollution cachée sur YouTube et donnez ensuite votre avis sur notre site www.ladepeche.pf

geramine 2015-03-26 21:03:00
Infomaniak est un hebergeur Suisse de site qui à installer des serveur sans pollution, puisque alimenté par panneaux solaire
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