INTERNET – Le câble Honotua attend des petits frères en 2016

    jeudi 31 décembre 2015

    Honotua va avoir des petits. Lors de la commémoration des 100 ans de la première radiotélégraphie entre Tahiti et Paris, puis Apia le 30 décembre 1915 (lire notre édition d’hier) qui a eu lieu mardi matin à Mahina, les instances du Pays, politique et technique, ont dévoilé le futur Internet polynésien, dont les lignes seront définitivement dessinées à la fin du mois de janvier, lors d’un conseil d’administration stratégique de l’Office des Postes et des Télécommunications (OPT). Courant 2016, les Tuamotu et les Marquises devraient disposer d’un Internet digne de ce nom et la Polynésie, d’ici quelques années, devrait enfin rentrer véritablement dans l’Internet mondial.

    “Nous n’avons pas de back-up”

    “Nous souhaitons concrétiser, dès le mois de janvier 2016, la construction d’un câble qui relierait les Marquises, les Tuamotu à Tahiti, ceci pour permettre un développement plus actif grâce à Internet”, a confirmé Édouard Fritch mardi matin. “Il y a de gros soucis aujourd’hui, dans le cadre du développement du tourisme par exemple, avec l’arrivée du nouvel Aranui, nous avons besoin de booster les communications avec les Marquisies et les Tuamotu (qui ne sont desservies aujourd’hui que par satellite avec des limitations techniques qu’on connaît)”, a expliqué le président du gouvernement. Cette décision devrait être confirmée fin janvier 2016 lors d’un C.A. stratégique de l’Office.
    Le souci aujourd’hui principal, à l’international, c’est que le câble Honotua qui nous relie à Hawaii est un cul-de-sac, une voie sans issue numérique. “Aujourd’hui, Honotua est un point terminal dans le Pacifique sud, l’idée est de développer des flux sur ce câble”, constate Jean-François Martin, PDG de l’OPT. Comme on peut le constater sur la carte des câbles sous-marins existants
    (260 environ en 2015 qui transportent plus de 90 % de l’ensemble des communications internationales, ndlr), Honotua n’est qu’un point terminal, et par conséquent, ne peut être rentabilisé par des flux de communications étrangers, déroutés, par exemple, lors d’une panne d’un câble asiatique.
    À l’inverse et nous l’avons constaté lors de la panne de Honotua, le trafic est obligatoirement basculé sur le satellite, nous ramenant à chaque fois à un internet du XXe siècle d’où une obligation, devenue pressante, de sécuriser notre réseau. “Honotua arrive à Papeete et quand il y a un problème, nous n’avons pas de back-up et c’est un handicap terrible”, remarque Édouard Fritch.
    “Il y a un volet sécurisation mais il a également un volet développement des flux sur Honotua, cela en fera partie”, a confié le PDG de l’OPT parlant des choix que devra faire le conseil d’administration. “Selon le tracé choisi du nouveau câble, nous serons peut-être intéressés à louer Honotua pour développer les flux.”
    Concernant la route de ce futur câble international, rien n’est décidé. “Il y a plusieurs routes possibles. Les choix techniques, économique et peut-être géopolitique seront déterminants. L’OPT Nouvelle-Calédonie nous a approchés pour construire un câble en commun”, a précisé Jean-François Martin , des propos confirmés par le président du Pays, qui se rendra également en Nouvelle-Zélande en février prochain, pour éventuellement relié la Polynésie au pays du long nuage blanc, une route à l’ouest donc. “Nous avons été sollicités par la Nouvelle-Calédonie, pour un projet franco-français de câble Nouméa-Papeete, qui nous permettrai de “rattraper” l’Australie, puis de remonter sur le Southern Cross qui va jusqu’à Los Angeles”, a expliqué le président du Pays. “C’est un moyen de boucler notre réseau mais nous sommes également sollicités par la Nouvelle-Zélande qui, elle, a un projet plus large car elle veut désenclaver des îles encore enclavées comme Niue, les Cook. Ce projet pourrait se faire avec la Polynésie, vu sa proximité avec les îles Cook. Le ministre des affaires étrangères nous a envoyé un missionnaire, il y a peu pour nous soumettre ce projet. C’est un projet d’État et non privé. Nous allons donc, en association avec un de nos voisins du Pacifique, boucler le câble Honotua. Les investissements seront de l’ordre de
    5 à 6 milliards de francs”, estime Édouard Fritch. Mais sachant qu’entre la décision de créer Honotua et la pose du câble, il s’est passé plus de deux ans, la boucle sera bouclée d’ici 2018, au mieux.

    Christophe Cozette

    blazé 2015-12-31 18:33:00
    oui, j'ai 1 Mb et la plupart des soirs je n'arrive pas à ouvrir les pages sur internet. j'attends le nouveau concurrent car vini propose encore une fois l'achat obligatoire d'un modem routeur et d'un décodeur alors qu'on en a déjà
    de plus quand ils parlent des chaines de base (celles gratuites de la TNT, et en + payer 6 000 F pour avoir d'autres chaines gratuites et OCS), de l'arnaque, on a une smart TV et avec les prises cpl on a internet dans toute la maison, donc on peut avoir sur la télé par internet toutes les chaines GRATUITES de la TNT et bien d'autres en streaming, pourquoi payer pour le gratuit ???
    moana 2015-12-31 12:39:00
    méfions nous de toutes ses bobards . On nous l'a vendu avec le cable honutua qu'on allait passer à du très haut débit..résultat des courses un débit digne d'à peine d'un pays sous développé. J'ai migré vers le vinobox espérant la promesse d'un débit ridicule de 4 Mb/s, j'ai un débit de 2 Mb/s..et malgré plusieurs relances aucune solution technique n'est apporté. De plus, ce pseudo changement vous lie à eux pour un an. Vinibox = arnaque. Attendez le nouveau concurrent.Nous avons toujours un internet du XXè siécle. Ce monsieur devrait voir les offres de Free, orange ou Bouygues pour comprendre ce qu'un l'internet du XXI è siècle avec du vrai débit. Vinibox=promesse non tenue= m'enfoutisme du client (pigeon pour un an) =arnaque.
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